-
Défense : l'Inde et le Japon conviennent de renforcer leurs liens
-
Canicule: record mortel en Allemagne
-
Après la surprise, les questions sur le retour de Harry et sa famille au Royaume-Uni
-
Contre l'Iran, Trump veut mener une "guerre économique" sans précédent
-
Séoul détecte des tirs de missiles nord-coréens après une rencontre avec Kim promise par Trump
-
L'opérateur SFR victime d'une fuite de données affectant ses abonnés fibre
-
Ukraine : au moins 16 morts dans des frappes russes, Zelensky dénonce une "escalade"
-
F1: "quatre ans de plus à fond", Verstappen reste chez Red Bull
-
L'antidopage "vigilant" et "pas naïf", après la réintégration des athlètes russes par le CIO (AMA)
-
Athlétisme: après l'or, place au record pour Audrey Werro ?
-
La Bourse de Paris à l'équilibre, les prix de l'énergie restent préoccupants
-
France : 40°C mesurés dans un nombre record d'endroits cet été, selon une analyse AFP
-
Formule 1: le Néerlandais Max Verstappen prolonge jusqu'en 2030 avec Red Bull (écurie)
-
Ukraine : au moins 13 morts dans des frappes russes, Zelensky dénonce une "escalade"
-
2026, année record d'éboulements dans les Alpes, causés par la canicule, selon un chercheur
-
Chine : le fondateur du géant déchu Evergrande condamné à la prison à vie
-
La dette américaine dépasse les 40.000 milliards de dollars
-
2026, année record d'éboulements dans les Alpes, causés par la canicule (chercheur CNRS)
-
L'Australie vaccine en urgence ses manchots pygmées contre la grippe aviaire
-
"Viser juste" d'Adèle Haenel, des mots contre "le mur du déni"
-
A 59 ans, "King Kazu" marque deux buts et entre dans l'histoire du football japonais
-
"Une lueur d'espoir": à Gaza, une banque de semences renaît dans les ruines de la guerre
-
À Rome, le rafting sur le Tibre pour fuir la chaleur
-
Granite, pelouse, drapeaux: Trump convie la presse à admirer ses chantiers
-
A la frontière avec le Brésil, la Bolivie face à la violence des gangs
-
Natalie Harp, assistante dévouée de Trump soudain en pleine lumière
-
Crash d'hélicoptère au Kenya: le chef du renseignement de l'Equateur et cinq Américains tués
-
Trump annonce une "guerre économique" inédite contre l'Iran
-
Le prince Harry et Meghan vont revenir vivre au Royaume-Uni
-
Espagne: un Atlético à deux visages réussit ses débuts en Liga contre Malaga
-
Procès Meta: certains outils de sécurité étaient "conçus pour échouer", accuse un ex-ingénieur du groupe
-
Wall Street clôture en hausse, salue le recul des taux obligataires
-
La Nasa annonce l'échec de sa mission pour secourir un téléscope en orbite
-
Ligue 1: la pelouse du Parc victime de la canicule, le PSG débutera dimanche à Rennes
-
En Ukraine, le pari politique risqué de l'ex-ministre Fedorov
-
Trump annonce qu'il rencontrera Kim Jong Un cette année
-
L'Onu, l'UE et le Japon soutiennent la CPI après les sanctions de Washington contre sa présidente
-
Esport: "Je me suis construit au sein de Vitality", raconte Mathieu "Zywoo" Herbaut
-
Ligue 1: une valse des entraîneurs sans précédent
-
Cyberattaques: Lecornu demande la création d'une "nouvelle unité cyber"
-
Incendie en Belgique: les habitants autorisés à rentrer chez eux
-
Affaire Bruel: une avocate annonce une nouvelle plainte pour tentative de viol
-
Canicule en France: déjà 7.300 morts en excès recensées cette année, selon un bilan provisoire
-
Décès accidentel du couple Altmayer-Favier: information judiciaire ouverte pour "homicide involontaire"
-
Deux interpellations après la découverte du corps calciné d'une "influenceuse" dans le Gard
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients, selon le CHU de Strasbourg
-
En Floride, la gauche crée à nouveau la surprise aux primaires démocrates
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients, selon le CHU Strasbourg
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients (CHU Strasbourg)
-
Présidentielle: Francis Lalanne en meeting samedi pour lancer sa campagne
Aux Etats-Unis, le transport ferroviaire s'offre une cure de jouvence
Vétuste, lent, peu fréquent, souvent même inexistant, le train est le parent pauvre des transports aux Etats-Unis, loin derrière voiture et avion. Des travaux gigantesques ont commencé, avec l'ambition de doubler le nombre de passagers d'ici 2040.
L'administration Biden a annoncé vendredi que la première ligne de train à grande vitesse dans le pays verrait le jour en 2028, entre Las Vegas et Los Angeles.
Ce projet et des dizaines d'autres s'inscrivent dans le plan d'investissements dans les infrastructures que Joe Biden avait fait adopter peu après son arrivée à la Maison Blanche.
Et qui comprend 66 milliards de dollars pour les trains de voyageurs, la somme la plus importante depuis la création en 1971 d'Amtrak, la compagnie publique - pour délester les entreprises privées de fret de l'encombrant transport de passagers.
L'objectif: doubler le nombre de passagers d'ici 2040, a expliqué à l'AFP Laura Mason, vice-présidente exécutive d'Amtrak, responsable des travaux de rénovation.
"Ce sera une véritable transformation pour le transport ferroviaire de voyageurs aux Etats-Unis", une "nouvelle ère", s’enthousiasme-t-elle, alors que "beaucoup des infrastructures que nous utilisons aujourd'hui (...) ont été construites il y a bien plus de 100 ans".
Au programme: créations et prolongations de lignes, fréquences supplémentaires, rénovation de gares, nouveaux trains plus rapides et confortables, ...
Cela permettra par exemple de réouvrir la ligne entre la Nouvelle-Orléans (Louisiane) et Mobile (Alabama), détruite il y a près de 20 ans par l'ouragan Katrina. La gare de Baltimore (Maryland), elle, est en travaux pour accueillir plus de trains.
- Réseau "squelettique" -
C'est pourtant le train qui a permis la Conquête de l'Ouest au 19è siècle.
Le pays "ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui sans les chemins de fer", a rappelé le secrétaire aux Transports, Pete Buttigieg, jeudi, regrettant que "malgré cet héritage", les États-Unis soient "à la traîne par rapport aux autres pays".
Le réseau, aujourd'hui, "est squelettique", résume pour l'AFP Jim Mathews, responsable de l'association des passagers du rail aux Etats-Unis: "beaucoup de voyages ne sont tout simplement pas possibles".
"Cela dépend de l'endroit", explique-t-il. Voyager dans le nord-est, entre Boston, New York et Washington, "est une expérience relativement indolore. C'est plus lent que ça ne devrait l'être (mais) cela va bientôt s'améliorer".
Des trains tout neufs, fabriqués par le français Alstom dans l'Etat de New York, y circuleront d'ailleurs bientôt, pour remplacer les actuels, fabriqués par le consortium Alstom-Bombardier.
En revanche, pour traverser le pays d'est en ouest, "il faut bien compter deux jours, deux jours et demi de voyage. Vous devrez changer de train à Chicago. Et si vous souhaitez dormir dans une cabine, vous devez la réserver des mois à l'avance", déplore Jim Mathews.
Au Texas par exemple, le trajet entre Dallas et Houston - à peine 400 kilomètres, moins que Paris-Lyon - dure près de 24 heures, avec une correspondance.
La révolution promise ne consiste pas seulement à réparer les rails et y poser de nouveaux trains, précise Laura Mason, mais à "modifier la façon dont les gens se déplacent. Comment pouvons-nous encourager le passage des voitures et avions, au train?"
Prix, confort, durée, connexions, ... Tout y passe.
- "Relaxant" -
Le contexte est favorable au ferroviaire, affirme-t-elle, saluant "un réel changement depuis la pandémie, quant à la manière dont les gens veulent se déplacer", puisque "de plus en plus de gens choisissent de prendre le train".
Pour des préoccupations environnementales, la tranquilité, la connexion au wi-fi pour travailler, ou simplement pour "l'expérience", ajoute Laura Mason.
A la gare de Washington, Alan Beaubien, qui vit en Floride, est en déplacement professionnel: "Dès que je suis dans le Nord-Est, je voyage en train", car "vous pouvez (y) emprunter le train n'importe où". Mais "dans le Midwest ou l'Ouest, vous n'avez pas autant d'options".
Chukwuemeka Chuks-Okeke est lui aussi un usager fidèle d'Amtrak: "il n'y a pas d'embouteillages, et (...) c'est relaxant". Il juge aussi "que nous pourrions faire mieux pour réduire notre empreinte carbone en prenant le train".
Les 66 milliards de dollars ne sont qu'un "début", avait assuré, le 6 novembre, Joe Biden, surnommé "Amtrak Joe", pour ses trajets quotidiens entre Washington, et son fief de Wilmington (Delaware), lorsqu'il était sénateur.
"Nous pouvons faire encore bien plus", avait-il promis.
Avec un coup d'oeil appuyé vers l'Asie: "vous pouvez prendre un train en Chine et circuler à 210 miles/heure (338 km/h, NDLR). (...) Nous pouvons le faire ici, aux États-Unis".
O.Lorenz--BTB