-
Trump au premier rang d'un grand prix automobile dans les rues de Washington
-
Guinée: 30 morts dans l'éboulement d'une décharge à Conakry (gouvernement)
-
Athlétisme: la victoire au bout de l'effort pour Duplantis, Jefferson-Wooden patronne du 100 m
-
F1: aux Pays-Bas, Norris signe une victoire éclatante après l'accident de Verstappen
-
F1: le Britannique Lando Norris (McLaren) remporte l'ultime GP des Pays-Bas
-
L'administration Trump met en garde le Canada contre un conflit commercial avec les Etats-Unis
-
Au Kenya, les adeptes du cosplay font fi du manque de moyens et des préjugés
-
Mondiaux de badminton: la France sacre sa génération dorée
-
Des humanoïdes battent des records sportifs humains aux World Robot Games en Chine
-
Ukraine: Zelensky rejette des élections, un "tsunami qui fracturerait" le pays
-
Badminton: le Français Alex Lanier sacré champion du monde pour la première fois
-
Présidentielle: Mélenchon colore sa rentrée en vert en proposant la "conscription écologique"
-
Thaïlande: des dizaines d'attaques font trois blessés dans le sud
-
En meeting, Mélenchon promet la censure pour le budget 2027 de l'Etat
-
Des élections seraient "un tsunami" qui "fracturerait l'Ukraine", dit Zelensky
-
Badminton: les Français Gicquel et Delrue sacrés champions du monde en double mixte
-
Thaïlande: des dizaines d'attaques font deux blessés dans le sud
-
Ethiopie: à Addis, les Tigréennes célèbrent Ashenda, inquiètes d'une nouvelle guerre
-
Au Bangladesh, la crise gazière frappe usines, ménages et transports
-
Corée du Sud: des victimes de harcèlement au travail se battent pour leurs droits
-
Les Japonais Riku Miura et Ryuichi Kihara, héros du patinage artistique olympique, sont fiancés
-
Biodégradable en neuf mois: à Londres, le ballon fait sa révolution verte
-
Harry, ou le difficile retour au pays d'un prince
-
Un "Superman" adolescent engagé dans la lutte contre les incendies en Indonésie
-
Italie: l'AC Milan et la Juventus Turin, monuments en péril
-
Athlétisme: à Chorzow, Ingebrigtsen de retour sur 1.500 m
-
L1: entre déplacements et chocs, le PSG sous pression d'entrée
-
Suède: manifestation d'ampleur pour le climat avant les élections
-
L'Iran dit considérer comme un "ennemi" tout pays participant à la "guerre économique" de Washington
-
Le marathon de Sydney dévoile une médaille... avec le mauvais stade
-
WTA 1000 de Cincinnati: Gauff rejoint Pegula en finale
-
Masters 1000 de Cincinnati: le Français Fils fuse en finale, où l'attend Tiafoe
-
Droits de douane: le Canada riposte, les Etats-Unis menacent de surenchérir
-
WTA 1000 de Cincinnati: Pegula repousse la tenante du titre Swiatek et grimpe en finale
-
Allemagne: buteur et passeur décisif, Michael Olise offre la Supercoupe au Bayern
-
Masters 1000 de Cincinnati: le Français Arthur Fils fuse en finale
-
Italie: l'Inter Milan part fort, Naples prend son temps
-
Ligue 1: débuts en fanfare pour Lens, la bonne opération pour Lyon
-
Tour d'Espagne: Pogacar remporte le contre-la-montre à Monaco et revêt déjà le maillot rouge
L'indignation ne faiblit pas contre l'omniprésence de l'exécutif dans la campagne
L'indignation des oppositions n'a pas faibli mardi face à l'"engagement" de l'exécutif dans la campagne des européennes, qualifié de "scandale" démocratique quand Emmanuel Macron "s'accapare" les cérémonies de commémoration du Débarquement ou que Gabriel Attal "humilie" la candidate macroniste en l'interrompant en pleine interview.
Au matin d'un ultime débat entre les huit favoris aux élections européennes de dimanche, sur France 2 et France Inter, les flèches étaient toujours acérées.
Les esprits s'échauffent notamment contre l'invitation du président de la République aux journaux télévisés de TF1 et France 2 jeudi à 20h. Il s'agit officiellement de participer à une édition spéciale en direct de Caen le jour du 80e anniversaire du Débarquement des troupes alliées en Normandie.
Mais, a estimé le patron du PS, Olivier Faure, sur Sud Radio, "il aurait pu s'exprimer lundi, il aurait pu s'exprimer mardi, il aurait pu le faire à un moment où toutes les oppositions ont la possibilité de lui répondre". La campagne s'arrêtant vendredi "nous n'avons plus la possibilité de lui répondre", a-t-il déploré.
"On s'offusquerait que le Président de la République parle à cette occasion ? Il n'a pas choisi la date du Débarquement, il n'a pas non plus choisi la date des européennes", s'est agacée de son côté la candidate macroniste aux européennes Valérie Hayer sur France Inter.
Reconnaissant que le 6 juin est "un jour particulier", la candidate des Écologistes Marie Toussaint aurait préféré que "le président de la République prenne la parole de façon courte ce soir-là". "Le problème, c'est la répétition de ces interventions impromptues" des deux têtes de l'exécutif, a-t-elle soupiré sur BFMTV-RMC.
Les oppositions ont multiplié les saisines de l'Arcom, le gendarme des médias, afin que ce dernier décompte le temps de parole d'Emmanuel Macron de celui de la candidate de la majorité, comme ce fut le cas pour son "discours de la Sorbonne" sur l'Europe fin avril ou pour le débat entre M. Attal et le candidat du Rassemblement national, Jordan Bardella, il y a dix jours.
"C'est un scandale démocratique", a résumé Manon Aubry (LFI) sur Europe1-Cnews.
- Débat des "petites listes" -
L'irruption du Premier ministre sur la scène de l'auditorium de Radio France, où Valérie Hayer était interrogée lundi parmi d'autres têtes de liste a également continué d'alimenter les critiques. Gabriel Attal a pris la parole plusieurs minutes avant de quitter la scène en lâchant "je vous laisse avec elle".
"Invisibilisation", "manterrupting", "mansplaining"... les commentaires indignés, y compris empruntant à un vocabulaire féministe en anglais, se sont succédé depuis 24 heures, dénonçant un exécutif fébrile qui tenterait de prendre la place d'une candidate jugée trop effacée et distancée dans les sondages. Ceux-ci continuent d'annoncer un Rassemblement national à plus de 30% des voix, très loin devant la liste de Valérie Hayer, autour de 15 à 16%.
La tête de liste de la majorité s'est agacée mardi des manifestations de soutien exprimées par les oppositions après cet épisode. "Je n'ai besoin du soutien de personne. Est-ce qu’on peut me laisser parler, m'exprimer ? Ca suffit", a-t-elle déclaré réfutant tout "sexisme" ou "misogynie" de la part du chef du gouvernement.
Marine Le Pen n'a cependant pas manqué d'enfoncer le clou, jugeant que le Premier ministre "engage sa responsabilité" en se comportant de la sorte. "S'il y a un échec, il devra partir", en a-t-elle conclu sur France 2. Quant au chef de l'État, elle l'a à nouveau appelé à dissoudre l'Assemblée nationale en cas d'"échec lourd" dimanche.
"On parle du Premier ministre de la France, on parle de quelqu'un qui est censé être le gardien, ou en tout cas le promoteur du respect des institutions, de la séparation des pouvoirs, de la démocratie...", a rappelé de son côté sur Radio J le tête de liste du parti radical de gauche, Guillaume Lacroix, reprochant une "politique spectacle" qui favorise le vote pour l'extrême-droite.
Comme sept autres têtes de "petites" listes, dont Florian Philippot, Jean Lassalle et Hélène Thouy, il débattra également mardi soir sur France 2, lors d'un débat distinct, premier et dernier de cette campagne sur une chaîne nationale.
T.Bondarenko--BTB