-
Tour d'Espagne: l'hommage royal du Norvégien Leknessund
-
Vin bio : définition, différences avec le vin naturel et les sulfites
-
La Bourse de Paris termine dans le vert
-
Les marchés mondiaux digèrent le discours de Kevin Warsh
-
Mercedes-AMG CLA 45 : les commandes ouvertes pour la berline électrique de 680 ch
-
D'une "ampleur exceptionnelle", les feux de forêts vont coûter 500 millions d'euros aux assureurs
-
Pour sa rentrée, le patron de la Fed se montre plus sévère face à l'inflation
-
Crue dans l'Himalaya : ailleurs est-ce possible?
-
A la peine, l'économie française évite de peu la récession au deuxième trimestre
-
Tensions autour de la sécurisation du site Fibre Excellence de Tarascon
-
Crue dans l'Himalaya : les secours sous la menace d'autres inondations, près de 600 morts
-
La mort du criminel de guerre Ratko Mladic met à nu les blessures de la Bosnie
-
Contraint par la justice, l'État renforce la lutte contre les algues vertes en Bretagne
-
Au Kosovo, une dépendance au charbon qui tue
-
Les marchés mondiaux scrutent le discours de Kevin Warsh
-
Ligue Europa: tirage compliqué pour l'OM et Lyon, Rennes s'en sort mieux
-
Feux de forêts dans le Sud: près de 500 millions d'euros de dommages assurés
-
Wall Street reste en position d'attente avant le discours du président de la Fed
-
Aux Pays-Bas, un moulin surélevé pour lui "rendre son vent"
-
"Nous avons fui pour sauver nos vies" : récits de rescapés de la catastrophe dans l'Himalaya
-
Céline Dion et la France, histoire d'amour et d'amitié
-
Plan pour l'agriculture: relancer la production et soutien aux plus fragiles, assure Genevard
-
Juju Fitcats lance un livre pour sensibiliser à l'anorexie
-
Émoi à Radio France autour de l'arrivée d'un responsable de Valeurs actuelles comme éditorialiste
-
Bain de bouche quotidien : les recommandations des experts
-
NRTX-1001 : une thérapie cellulaire pour l'épilepsie pharmacorésistante
-
Volkswagen présente l'ID. California Cruise : le premier camping-car électrique du Combi
-
Royaume-Uni : Le marché automobile britannique devient un refuge pour les constructeurs chinois
-
UTMB 2026 : L’ultra-trail face au défi de la diversité sociale
-
Après six mois de guerre, l'Iran se dit toujours ouvert à la diplomatie
-
Crue dans l'Himalaya: les secours sous la menace d'autres inondations, plus de 550 morts
-
"La fin d'une ère": à la Gamescom, les joueurs inconsolables de la disparition du CD
-
En Russie, micmac autour des concerts annoncés de Kanye West
-
Céline Dion est arrivée en France, deux semaines avant ses concerts
-
L'ancien général serbe condamné pour génocide Ratko Mladic aura des obsèques nationales
-
Truites et saumons, trésors des rivières crayeuses anglaises menacés par le réchauffement climatique
-
GTA 6 : La police mémorise votre apparence et vos actions
-
"Un symbole": le roi Harald V de Norvège meurt à l'âge de 89 ans
-
Inondations au Népal : Les scientifiques réfutent les accusations contre la Chine
-
En Martinique, la ponte des tortues marines sous haute surveillance
-
A Blois, la primaire dans toutes les têtes et Glucksmann en favori
-
Economie : le peu disert patron de la Fed fait sa rentrée
-
Mort du roi Harald V : Haakon VIII monte sur le trône de Norvège
-
La Bourse de Paris profite d'un rebond, avant Jackson Hole
-
Qui est mineur, qui est parent ? Les questions sans réponse de l'accord Meta
-
Norvège: Haakon, populaire héritier d'une monarchie fragilisée
-
Crue dans l'Himalaya: les secours perturbés, à nouveau en alerte
-
Norvège: Harald V, un roi rassembleur à l'épreuve des tempêtes familiales
-
Le roi Harald V de Norvège meurt à l'âge de 89 ans
-
Au Brésil, le retour géant des baleines à bosse
A Minsk, "le pilier" Loukachenko et personne d'autre
"C'est notre pilier": dans le centre-ville de Minsk, Alina n'hésite pas un instant pour expliquer qu'elle votera dimanche pour Alexandre Loukachenko, l'autocrate assumé qui dirige d'une main de fer le Bélarus depuis plus de 30 ans, ayant éliminé toute opposition.
La présidentielle de cette année ne sera qu'une formalité pour ce proche allié de Vladimir Poutine, à qui il avait prêté son territoire pour l'invasion russe de l'Ukraine voisine en février 2022.
Le mouvement de contestation inédit qui s'était levé contre lui en 2020 après sa réélection a été éradiqué par la force: des centaines de Bélarusses ont été condamné à de lourdes peines de prison et des centaines de milliers d'autres ont fui le pays, notamment en Pologne, laissant l'opposition exsangue.
Contexte répressif ou pas, Alina, 19 ans, se dit convaincue que "la plupart des gens le soutiennent".
Mais comme la majorité des personnes interrogées par l'AFP, le jeune fille est prudente et préfère taire son nom de famille.
Quant à son niveau de vie, pas de plainte non plus. Alina dit gagner "1.400-1.600" roubles bélarusses par mois, soit autour de 450 euros, et "ça me va".
"Je voterai pour +batka+ !", lance-t-elle donc fièrement, utilisant le surnom populaire d'Alexandre Loukachenko qui signifie "père" en bélarusse.
Comme tous les Bélarusses nés depuis l'indépendance du pays en 1991, cette employée de fastfood ne peut s'imaginer une autre personne à la tête de son pays.
Elle admet franchement "ne pas connaître" les quatre autres candidats validés par le pouvoir et relégués à un rôle de faire-valoir. Leurs visages sont d'ailleurs entièrement absents de l'espace public.
A quelques mètres de là, Vladimir Labanov, un jeune ingénieur de 24 ans, se montre aussi élogieux envers le président de 70 ans: "Je le respecte. C'est un homme fort".
"Il met de l'ordre dans le pays", salue-t-il.
L'Union européenne estime de son côté qu'Alexandre Loukachenko "n'a aucune légitimité démocratique" depuis la présidentielle "ni libre ni régulière" de 2020, en plus de violations "persistantes" des droits humains.
- "Sous son règne" -
Sur les imposantes artères au style soviétique de Minsk, la capitale de ce pays de neuf millions d'habitants, de nombreux panneaux faisant la réclame de l'élection ont été installés aux arrêts de bus et sur des façades.
Dans la grisaille d'un hiver inhabituellement doux, chacun semble vaquer à ses affaires, sans trop se soucier de ce scrutin réglé d'avance.
Antonina, 77 ans, se félicite elle d'un coup de pouce opportun du dirigeant Loukachenko, qui a signé un décret à quelques jours de la présidentielle... pour revaloriser en moyenne de 10% les retraites.
"C'est très bien !", s'exclame ravie cette ancienne enseignante qui reçoit chaque mois environ 300 euros.
Au Bélarus, l'économie reste largement planifiée par l'Etat, un héritage de l'URSS cher à Alexandre Loukachenko, lui-même ancien directeur de kolkhoze, ces grandes fermes collectives.
Elle fait face depuis plusieurs années à de lourdes sanctions occidentales imposées en réponse à l'étouffement des voix critiques du pouvoir et, depuis 2022, en raison du soutien logistique fourni à l'invasion russe en Ukraine.
"Ce n'est pas important !", balaye Sergueï Kouznetsov, 74 ans, car selon lui le Bélarus a déjà trouvé une alternative: "Toutes nos ventes sont destinées à la Chine", vante-t-il.
Dans les faits, les Bélarusses n'ont plus accès à de nombreux produits européens et ont perdu des marchés. Les liaisons ferroviaires et aériennes ont été coupées, le transport routier est sanctionné et Minsk doit compter sur Moscou pour soutenir son économie.
"Les sanctions touchent toutes les familles d'une façon ou d'une autre", reconnaît Dmitri, un professeur de 39 ans qui a voté jeudi en avance comme la loi bélarusse en prévoit la possibilité.
Mais son niveau de vie actuel avec sa femme et son enfant lui "convient", et il assure "faire confiance" à Alexandre Loukachenko. "J'ai grandi sous son règne", se justifie-t-il.
Autour de lui, il explique toutefois "connaître des gens qui sont partis" après le soulèvement populaire de 2020, notamment "par peur des persécutions" du tout-puissant KGB.
En attendant, Alexandre Loukachenko va obtenir dimanche un septième mandat.
"C'est comme ça depuis des siècles", sourit la jeune Alina. Depuis 1994 précisément.
O.Bulka--BTB