-
Wall Street recule, crispée par la situation géopolitique
-
Troisième sortie dans l'espace pour Sophie Adenot, cette fois 100% féminine
-
"Malaise" au G20 Finance aux Etats-Unis en raison de l'invitation de la Russie
-
Nouvelles frappes américaines contre l'Iran, qui promet une riposte "décisive"
-
Farandou envisage de revoir la majoration de pension pour les parents de 3 enfants et plus
-
"Chérissez la Terre" : le pape dit une messe pour l'environnement
-
Pour le Canada, la présence de la Russie au G20 Finance a créé un "malaise"
-
Nouvelles frappes américaines contre l'Iran
-
En Guinée-Bissau, victoire du oui au référendum pour passer à un régime présidentiel fort
-
A Cuba, la rentrée des classes entre coupures électriques et manque de professeurs
-
Colombie : l'explosion d'une voiture piégée fait un mort et 11 blessés
-
Patrick Bruel, mis en examen dans plusieurs dossiers de violences sexuelles, annule sa tournée
-
Xi en visite en Egypte, dans l'ombre de la guerre au Moyen-Orient et des sanctions américaines
-
La Bourse de Paris recule, pénalisée par la remontée des taux et du pétrole
-
Berlin sévit contre la Russie, accusée d'être derrière le drone explosif de l'aéroport de Leipzig
-
Les marchés mondiaux sous pression face à la hausse du pétrole et des taux
-
La dentelle de Calais-Caudry, déclinante, désormais protégée au niveau européen
-
Tour d'Espagne: le Français Bastien Tronchon remporte la 10e étape, Mas reste en rouge
-
Lors d'une réunion du G20, Musk défend les centres de données et fustige la régulation européenne
-
Côte d’Ivoire : le prix du cacao reste fixé à 1.200 francs CFA
-
Foot: Gabriel Jesus s'engage avec Barcelone pour trois saisons
-
Ligue 1: l'attaquant belge Matias Fernandez-Pardo quitte Lille pour Newcastle
-
Le bilan de la crue dans l'Himalaya dépasse la barre des 1.000 morts, les secours toujours à la tâche
-
Wall Street subit à nouveau la pression des taux d'emprunt
-
Munich, nouvelle place forte de la défense en plein réarmement européen
-
Dix euros par colis: l'industrie textile européenne demande de nouvelles mesures contre les plateformes asiatiques
-
L'argent coûte de plus en plus cher pour les ménages et les États
-
Le président iranien appelle Washington à retourner à la table des négociations
-
Céline Dion affiche une "totale détermination" avant son retour sur scène, selon sa biographe
-
Entrée en Bourse de Shein: après un plongeon de 10%, Shein finit à l'équilibre
-
Transferts: opération dégraissage pour la L1, le Paris SG hors catégorie
-
Norvège: le roi Haakon VIII a prêté serment sans son épouse, convalescente
-
Après un plongeon de 10%, Shein sauve la mise pour son premier jour en Bourse à Hong Kong
-
Le dirigeant iranien appelle Washington à revenir à la table des négociations
-
Après la tornade, une rentrée pas comme les autres pour les enfants de Pomas
-
Crue au Népal: les déplacés manquent de tout, surtout les femmes
-
Malaisie: la qualité de l'air empire à cause des incendies en Indonésie
-
Le bilan de la crue dans l'Himalaya dépasse la barre des 1.000 morts, les secours en quête de rescapés
-
Bourse de Paris: retournement à la baisse après une ouverture en hausse
-
Pezeshkian tend la main à Washington, avant une rencontre avec Poutine
-
Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot
-
Les victimes de la guerre en Afghanistan "laissées pour compte", selon l'ONU
-
Pérou: El Nino porte un "coup très dur" à la pêche industrielle des anchois
-
Ukraine: au moins 12 morts dans des frappes russes sur Kiev et sa région
-
Véhicule électrique, hybride, à hydrogène: quelles différences ?
-
Les séries de la rentrée: dystopie, utopies et littérature
-
Bourses européennes: Paris en hausse à contre-courant des autres marchés en Europe
-
Avec sa dernière édition, le marathon caritatif ZEVENT referme une page
-
Dans les montagnes japonaises, une autre manière de gérer les ours
-
Au Pakistan, des artisans maintiennent à flot la construction manuelle de bateaux de pêche
Philippe Wahl, PDG sortant de La Poste face au "choc de la disparition du courrier"
Après 12 ans à la tête de La Poste, Philippe Wahl s’apprête à en laisser les rênes pour raison d’âge, "fier" d’avoir diversifié ses activités pour compenser la baisse du courrier et "serein" sur l’avenir de l’entreprise, confie-t-il à l’AFP.
En 2013, choisi par l’Elysée pour diriger l'entreprise publique, l'énarque Philippe Wahl se remémore avoir été "surpris par la complexité du système postal et de ses enjeux".
"Ce n’était pas simplement une banque, de l’assurance", explique pour l'AFP celui qui était alors depuis deux ans président de La Banque postale. Car le groupe est une multinationale avec une myriade d'activités, permettant d'amortir l'attrition du courrier.
Chaque année, "La Poste perd 500 millions d’euros de chiffre d'affaires" pour cette raison, rappelle le PDG de l’entreprise, pour un total de 34,6 milliards d'euros en 2024.
Le chiffre "impressionne", reconnaît M. Wahl, sans lui donner de sueurs froides : "Un patron, une patronne, son rôle, c'est de trouver un chemin".
- Actionnariat salarié -
Philippe Wahl reprend alors celui de ses prédécesseurs, résumé en un mot-clé : "transformation". Livraison de colis, portage de repas aux personnes âgées, téléphonie, etc., le groupe s'appuie sur d’autres leviers de croissance.
"Fier du chemin parcouru", Philippe Wahl est chagriné que certains lui reprochent de ne pas s’intéresser assez aux missions de service public alors qu'"on s'est vraiment battus pour les défendre".
Une gageure dans une conjoncture souvent difficile, notamment la crise du Covid "qui nous a fait perdre trois années de courrier en une" et la guerre en Ukraine provoquant une flambée des coûts de l’énergie.
Philippe Wahl confie avoir un regret: "ne jamais avoir eu la possibilité de lancer l'actionnariat salarié des 240.000 postiers, (…) avec la distribution d’actions gratuites", notamment en raison des secousses économiques.
- "Judo postal" -
Quand on lui demande quel type de patron il est, Philippe Wahl répond : "Je crois que j’ai fait énormément de terrain, et énormément de stratégie".
Il cite "quatre tours de France du plan stratégique", échangeant avec 7.000 managers chaque fois, en France métropolitaine et en Outre-mer, et 204 "visites du vendredi" pour le reste des équipes. Sans compter les 116 panels: "25 postiers et moi, et on discute" et les deux demi-journées par an "avec chaque fédération syndicale".
L’homme est un "champion de pédagogie", qui a beaucoup d’humour, abonde Stéphanie Berlioz, directrice adjointe du groupe en charge des finances.
Il pratique "le judo postal", sachant "prendre en compte" le projet et le confronter "au réel, aux difficultés", vante-t-elle.
"On se ressemble un peu", s’amuse Michel Fournier, président de l'Association des maires ruraux de France, qui l’a côtoyé pendant plus de dix ans. "On est des gens directs, simples, pragmatiques", étaye-t-il.
Des employés du groupe le jugent en revanche "cynique", "d'une froideur extrême", voire "dur", selon un syndicaliste de La Banque Postale.
- Succession -
Deux candidats en interne se sont positionnés pour la suite, outre d’autres personnalités du monde politique et économique : Nathalie Collin, gérant la branche Grand Public et Numérique soit notamment les quelque 50.000 salariés des 17.000 bureaux de poste et points de contact; et Stéphane Dedeyan, le président du directoire de La Banque postale.
L’héritier devra "répondre" au "choc de la disparition du courrier (qui) n’est pas terminé. On va encore perdre deux milliards dans les cinq années qui viennent", avertit Philippe Wahl, alors que La Poste est toujours "sous-compensée" par l’Etat pour ses missions de service public.
Mais fin juin, il quittera La Poste "avec sérénité pour l'avenir" de l’entreprise dont "le modèle est solide".
Le presque septuagénaire, marié et père de trois enfants, entend désormais "enseigner", s’engager en tant que bénévole "dans la santé et la culture" et "sans doute garder une activité dans le +business+", souffle-t-il sans en dire plus. Et profiter de ses "amis, (sa) famille, (son) épouse" et rendre visite à ses petits-enfants à Singapour.
"Je serai à la retraite de La Poste, pas de la vie", conclut-il sur un sourire.
C.Meier--BTB