-
Genèse d'OpenAI: Elon Musk placé face à ses ambiguïtés dans un interrogatoire tendu
-
Madrid: Arthur Fils a rendez-vous avec Jannik Sinner en demi-finale
-
Microsoft continue sur sa lancée au 3e trimestre, dopé par le "cloud" et l'IA
-
Ligue des champions: l'Atlético Madrid et Arsenal sortent vivants de la première manche
-
Pays-Bas: Un incendie ravage un terrain d'entraînement militaire
-
A New York, une campagne d'affichage sauvage contre Jeff Bezos au Met Gala
-
A Santa Marta, les pays africains défendent leur droit à forer du pétrole
-
Wall Street mitigée avant d'aborder les résultats de la tech
-
Trump dit croire en un retour des Américains sur la Lune d'ici à la fin de son mandat
-
Fed: Powell tire sa révérence comme président, restera gouverneur face aux pressions
-
Mali: la rébellion touareg annonce vouloir conquérir les villes du Nord, prédit la chute de la junte
-
L'ex-directeur du FBI Comey, de nouveau inculpé, s'est présenté à la justice
-
Meurtre du cinéaste Rob Reiner: l'examen des accusations contre son fils reporté à septembre
-
Les Etats-Unis n'ont toujours pas payé leurs cotisations, annonce l'OMS
-
La Fed divisée pour la probable dernière réunion de Powell comme président
-
Crise des opioïdes aux Etats-Unis: Purdue Pharma condamné au pénal
-
Dominique de Villepin a reçu en cadeau deux statuettes lorsqu'il était au Quai d'Orsay, selon l'émission "Complément d'Enquête"
-
Le roi Charles se recueille au mémorial du 11-Septembre à New York
-
Procès pour corruption en Espagne: un prévenu accuse directement Pedro Sánchez et le Parti socialiste
-
L'ère Garijo débute chez Sanofi, avec la promesse d'une stratégie plus claire
-
La Bourse de Paris termine en baisse, la nervosité l'emporte sur les résultats
-
Dans la pollution de Touapsé, ville pétrolière russe frappée par des drones ukrainiens
-
Accor s'attaque à la croisière de luxe, avec "le plus grand voilier du monde"
-
Roquettes longue portée: l'alternative européenne se concrétise face au Himars américain
-
Uber ajoute la réservation d'hôtels, un pas de plus vers l'appli à tout faire
-
Magyar à Bruxelles pour tourner la page Orban
-
Fed: prise de parole très attendue de Powell, avant que Warsh n'entre en scène
-
Allemagne: le remorquage de la baleine échouée se poursuit au large du Danemark
-
Sophie Binet (CGT) exhorte le gouvernement à inscrire "au plus vite" la loi vie chère outre-mer à l'Assemblée
-
Le président du CA d'Engie déplore les "changements" brutaux "de position" de l'administration Trump
-
Mali: "le régime va tomber" et les Russes doivent partir, affirme à l'AFP le porte-parole des rebelles
-
Wall Street sur la défensive avant la Fed et les résultats de la tech
-
Deux hommes juifs blessés dans une attaque au couteau à Londres, un suspect arrêté
-
L'Indonésie va prêter un couple de dragons de Komodo à un zoo japonais
-
Ligue des champions: Diaz et Olise, un poison permanent pour la défense du PSG
-
Thundart: premier tir réussi d'une roquette longue portée de Safran et MBDA
-
Deux personnes blessées lors d'une attaque au couteau à Londres, un homme arrêté (organisations juives)
-
Procès pour corruption en Espagne: un des prévenus implique le Premier ministre Pedro Sánchez
-
1er-Mai: "aucune instruction" donnée aux inspecteurs du travail, mais un appel à "l'intelligence collective", dit Farandou
-
Les profits de TotalEnergies s'envolent avec la flambée des prix des hydrocarbures
-
Fin de vie: le Sénat propose en commission une version plus restrictive de l'aide à mourir
-
Recensement des insectes: les automobilistes au secours de la science
-
Irak: des pluies hivernales redonnent vie aux mythiques marais mésopotamiens
-
Cibles de violences, les personnalités de l'IA cristallisent angoisses et rancoeur
-
Grâce à la téléconsultation, les femmes pakistanaises peuvent à nouveau pratiquer la médecine
-
"Des gens sont morts devant nos yeux": sur la Route de l'Est, le calvaire des migrants
-
La passe d'armes entre le président et le Hezbollah, symbole d'un Liban divisé
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, une soirée légendaire qui donne envie du retour
-
Eoliennes en mer: le parc de Yeu-Noirmoutier entre en service à 100%
-
De retour à la barre au procès libyen, Sarkozy contredit son ex-bras droit, Claude Guéant
Moyen-Orient : l'utilisation présumée de l'IA dans des frappes soulève de sérieuses questions, selon un expert
L'utilisation présumée de l'intelligence artificielle pour sélectionner des cibles et lancer des attaques contre l'Iran soulève de nombreuses questions, faisant craindre une érosion du contrôle humain sur la machine de guerre, selon un spécialiste de l'IA.
Les Etats-Unis et Israël ont effectué des milliers de frappes en Iran depuis le déclenchement de leur offensive, le 28 février.
Peter Asaro, qui a notamment réalisé des travaux sur l'IA et la robotique, a affirmé cette semaine à l'AFP qu'il semblait probable que ces deux pays aient utilisé l'IA pour identifier des cibles en Iran.
Mais si l'IA permet d'accélérer les choses, elle soulève aussi une foule de questions morales et juridiques, a dit ce professeur à l'université The New School de New York.
Avec l'IA, "vous pouvez rapidement préparer de longues listes de cibles, bien plus vite que des humains", a relevé M. Asaro, qui préside le Comité international pour le contrôle des armes robotisées, une ONG.
Il préside également depuis janvier la campagne "Stop Killer Robots", un groupement mondial de plus de 250 organisations, qui lutte depuis des années pour empêcher l'arrivée de "robots tueurs" sur le champ de bataille.
Se pose, selon lui, une question éthique et juridique centrale : "dans quelle mesure les humains examinent-ils réellement les cibles identifiées, en vérifiant leur légalité et leur valeur militaire avant d'en autoriser la frappe ?".
- Perte de contrôle ? -
L'objectif, avec l'IA, "est de pouvoir prendre des décisions et d'agir plus vite que votre ennemi" mais "sommes-nous vraiment encore aux commandes ?", s'interroge-t-il.
A l'ONU, des discussions sont en cours depuis une dizaine d'années à Genève en vue de mettre au point une règlementation sur ces systèmes d'armes létales autonomes (SALA), surnommés "robots tueurs", mais les pays ne sont jamais arrivés à trouver un consensus pour entamer de véritables négociations.
Ces discussions se poursuivent, dans l'espoir cette fois que ces derniers se mettent d'accord plus tard dans l'année.
Bien qu'il n'existe actuellement aucun traité spécifique sur l'IA et les armes autonomes, cela ne signifie pas que ces systèmes puissent fonctionner dans un vide juridique : le droit international existant s'applique, incluant la protection renforcée des écoles et des hôpitaux.
S'exprimant en marge des discussions à l'ONU à Genève, M. Asaro a souligné que le coeur du débat concernait en particulier le choix des cibles et les craintes de perdre tout contrôle humain réel.
Si l'argument avancé pour l'usage de l'IA dans les conflits est souvent que "ces systèmes sont très précis et font moins d'erreurs que les humains", l'expert a insisté sur le fait que "nous ne savons en réalité pas comment ces systèmes fonctionnent".
Selon lui, l'IA repose sur des systèmes opaques et classifiés, qui offrent peu d'éclairage sur leur fonctionnement et sur la manière dont ils parviennent à leurs conclusions.
Il n'existe aucun "moyen simple d'évaluer la production de ces systèmes" ni de déterminer ce qui a mal tourné lorsque des erreurs sont commises, a déclaré M. Asaro.
- "Qui est responsable ?" -
"Si quelque chose tourne mal, qui est responsable ?" a-t-il demandé.
Il a cité le bombardement présumé d'une école en Iran, dans la ville de Minab, qui a fait 150 morts selon les autorités iraniennes.
Ni les Etats-Unis, ni Israël n'ont admis avoir procédé à une telle frappe. L'AFP n'a pas été en mesure d'accéder à ce lieu pour vérifier de manière indépendante ce bilan ou les circonstances dans lesquelles ce drame s'est produit.
L'AFP a établi que le bâtiment était proche de deux sites contrôlés par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, la puissante garde idéologique du régime.
Selon M. Asaro, si une erreur a été commise, en trouver la cause est loin d'être évident.
"Ils n'ont pas distingué l'école de la base militaire comme ils auraient dû le faire (...) mais qui sont-+ils+ ?" a-t-il demandé. Des humains ou une machine ?
Si l'IA a été utilisée, la question clé est selon lui de savoir "quelle est l'ancienneté des données" utilisées et s'il s'agit d'une "erreur de base de données". La cible pourrait aussi avoir été correctement identifiée mais le tir aurait simplement manqué de précision, a-t-il ajouté.
Une hypothèse plus inquiétante, note M. Asaro, serait que "le système ait réellement conclu que l'école représentait une menace".
P.Anderson--BTB