-
Espace : L'Europe appelée à trouver sa son chemin, des vols habités aux communications
-
La BCE relève ses taux face aux risques inflationnistes liés à l'énergie
-
Women XV Global Series: "gagner en vécu collectif", vise le sélectionneur des Bleues François Ratier
-
"Culture de la peur": le studio derrière GTA VI face à la justice pour des licenciements contestés
-
Danemark: la reine Margrethe est sortie de l'hôpital
-
A Dallas, face aux siens, le dernier mot revient encore à Trump
-
Pare-feu du Cap Ferret: enquête du parquet, plainte de Bartherotte
-
En Inde, les dirigeants des BRICS au révélateur des grands conflits de la planète
-
Corée du Nord: l'héritière de Kim Jong Un aurait un frère ou une soeur plus jeune
-
Mondial féminin de basket: les Etats-Unis écrasent la Hongrie pour aller en demies
-
"On chante faux et on assume!": les karaokés spécial Céline Dion en ébullition
-
A Londres, l'exposition de la tapisserie de Bayeux ouvre dans une ambiance de "tapestry-mania"
-
Macron appelle à une Europe spatiale "puissante", des vols habités aux communications
-
Sextape à Saint-Etienne: quatre ans ferme et retour en prison pour l'ex-maire Gaël Perdriau
-
Cookies publicitaires: l'UE appellée à éliminer une bonne fois pour toutes les bandeaux
-
L'UE peut enfin accéder à Mythos, le modèle d'IA le plus puissant d'Anthropic
-
La Bourse de Paris se redresse légèrement avant les commentaires de la BCE
-
Une commission du Parlement européen approuve des accords entre la Suisse et l'UE
-
La fille du leader nord-coréen Kim Jong Un aurait un frère ou une soeur plus jeune, selon le renseignement sud-coréen
-
Top 14: pour Toulouse, une marge à ne pas dilapider
-
Brésil: le président de la Cour suprême tente d'enrayer une crise inédite
-
Les Bourses européennes se redressent légèrement à l'ouverture
-
En ligne ou infiltrés, ils luttent contre le trafic d'animaux sauvages en Thaïlande
-
Ile-de-France: "dysfonctionnements graves" dans la prise en charge des urgences psychiatriques
-
Au Cameroun, l'exil sans issue des réfugiés expulsés des Etats-Unis
-
Ligue des champions: sans certitudes, Lens commence par un déplacement piégeux à Prague
-
Mondial féminin de basket: retrouvailles et plafond de verre pour les Bleues
-
Dans le Nebraska, des électeurs prêts à voir la guerre en Iran se terminer
-
Saints et divinités, refuges des Cubains face à la crise
-
Les boutiques solidaires "polluent cinq fois moins" que Vinted, selon un rapport Oxfam
-
Oxfam accuse le FMI de pousser toujours plus d'austérité dans les pays qu'il aide
-
Philippines: l'incendie d'un ferry fait cinq morts et des dizaines de disparus
-
US Open: demies de gala chez les dames, Rybakina assurée d'être numéro un
-
Le pétrole s'installe au-dessus des 100 dollars après les frappes iraniennes
-
Août 2026 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde
-
Aléas climatiques: les filles exposées à "un risque accru de décrochage scolaire"
-
BCE: une hausse des taux attendue jeudi, suspense pour la suite
-
A Londres, l'exposition de la tapisserie de Bayeux ouvre en pleine "tapestry-mania"
-
Transparence des salaires: coup d'envoi d'une loi française
-
La prématurité "ne s'arrête pas à la sortie de l'hôpital": des enfants encore vulnérables à l'âge de 10 ans
-
Au Maroc, la campagne pour les législatives s'ouvre sous le signe des fractures sociales
-
Un ballet de stars attendu au Festival international du film de Toronto
-
US Open: demies de gala chez les femmes, Rybakina assurée d'être numéro un
-
Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, plus mitigée pour Barcola
-
A Dallas, Trump mise sur sa personne pour sauver les élections de mi-mandat
-
Ligue des champions: Arsenal poursuit sa série à Naples
-
Ligue des champions: le PSG et Barcelone cartonnent d'entrée
-
Ligue des champions: le PSG assure et rassure face à Bratislava
-
Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, malgré les malheurs de Barcola
-
Les taux d'emprunt américains bondissent, un camouflet pour le gouvernement américain
Leboncoin réduit le télétravail et affronte à la première grève de son histoire
Comme de nombreuses entreprises aux Etats-Unis et en Europe, Leboncoin, récemment racheté par des fonds d'investissement anglosaxons, exige de ses employés qu'ils reviennent au bureau, une mesure qui a provoqué la première grève des salariés de l'iconique site français des petites annonces.
"On m'a dit : +venez, la politique de télétravail est très avantageuse +" : quatre ans après avoir été embauché, ce salarié de la plateforme déchante, l'entreprise exigeant qu'il revienne sur site trois jours par semaine au lieu d'un.
Or, il s'est installé en Bretagne avec sa compagne infirmière et est père d'un enfant d'un an. L'annonce de la réduction du temps de télétravail a été "sournoise" selon ce "testeur de bugs" de 35 ans, interrogé par l'AFP mercredi lors d'un rassemblement devant le siège de l'entreprise, dans le centre de Paris. : "Ca a commencé par des rumeurs puis ça a été annoncé pendant les congés d'été".
"Notre modèle reste hybride", se défend Leboncoin, contacté par l'AFP, "avec actuellement deux jours de présence au bureau par semaine, qui passeront à trois jours à compter de juillet, dans le cadre d’une transition progressive annoncée dès juillet 2025".
Leboncoin "adapte régulièrement son organisation afin de rester aligné avec ses priorités stratégiques et les dynamiques du marché". Cette nouvelle politique de télétravail vise "à renforcer la collaboration, l’efficacité opérationnelle et la capacité d’innovation de l’entreprise" aux quelque 1.500 employés en France, poursuit-elle.
Mais "je ne peux pas réaliser ce qu'on me demande", s'inquiète le père de famille qui avoue dormir moins bien depuis plusieurs mois, "on a un contrat avec l'assistante maternelle, un planning, et ma compagne travaille en horaires décalés..."
Alors, comme une centaine de salariés, selon les syndicats, il fait grève mercredi, une première pour l'entreprise passée sous pavillon anglo-saxon il y a deux ans.
- "Réduire la masse salariale" -
Connue du grand public pour ses petites annonces entre particuliers, Leboncoin a aussi développé une activité de services à destination des professionnels de l'immobilier, de l'automobile, du tourisme ou des ressources humaines.
En mai 2024, les fonds américain Blackstone et britannique Permira ont acquis le spécialiste norvégien des annonces en ligne Adevinta, multinationale dont Leboncoin constitue l'un des joyaux, marquant un tournant dans la politique managériale selon certains salariés et l'intersyndicale emmenant le mouvement.
"Ils sont passés à un mode de performance, forçant les télévendeurs à atteindre des objectifs pas raisonnables", dénonce ce manager interrogé par l'AFP.
L'idée selon lui, derrière cette stratégie : "Ils veulent revendre dans deux, trois ans" ce fleuron français, "donc il faut que les métriques" - les performances financières - "soient bonnes".
Peggy, développeuse de 51 ans, va plus loin : "On soupçonne la direction de faire tout ça pour que les gens partent, pour réduire la masse salariale" avant de vendre.
Lors d'un entretien accordé à l'AFP fin 2024, l'ancien patron du site Antoine Jouteau avait révélé que la vente de la plateforme de seconde main était "une possibilité", les nouveaux actionnaires ayant "une vision différente" du groupe.
La question du partage de la valeur est également au coeur des crispations.
Si Leboncoin ne dévoile plus son chiffre d'affaires depuis qu'Adevinta est sorti de la bourse d'Oslo, les syndicats estiment à 550 millions d'euros le chiffre d'affaires du site, pour une marge nette comprise entre 10 et 15%. Et se plaignent d'une revalorisation des salaires bien trop basse, rappelle au mégaphone devant le siège parisien de la société Florine Moutoussamy, déléguée syndicate CGT et élue au CSE.
"Ce sont beaucoup de situations individuelles qui, mises bout à bout, créent une souffrance collective", conclut cette superviseuse auprès de l'AFP.
L.Dubois--BTB