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Les marchés réconfortés par le revirement de Trump sur l'Iran
Chute du pétrole, rebond des Bourses: les marchés ont été galvanisés lundi par des propos de Donald Trump au sujet de négociations avec l'Iran, le démenti de Téhéran n'ayant pas suffi à inverser la tendance.
"C'est une journée folle", résume Antoine Andreani, analyste marché pour le site de trading en ligne XTB France, impressionné par le timing de l'annonce du président américain, peu avant l'ouverture de Wall Street.
Le chef de l'Etat a assuré que Washington et Téhéran avaient trouvé des "points d'accord majeurs" lors de négociations menées, selon lui, avec un "haut dirigeant" de la République islamique.
Il a aussi annoncé un report des frappes qu'il menaçait de lancer sur des infrastructures énergétiques du pays.
Il n'en a pas fallu plus pour provoquer une glissade des cours du pétrole, véritable boussole des marchés boursiers, et sur le marché de la dette des États.
Après avoir plongé de plus de 14%, le baril de Brent, référence internationale pour l'or noir, a finalement clôturé en baisse de 10,92% à 99,94 dollars.
Le baril américain WTI a lui dévissé de 10,28% à 88,13 dollars.
Les perspectives économiques "se sont assombries" avec la guerre au Moyen-Orient et la flambée des cours de l'énergie qui a suivi, mais les propos du président américain ont permis une certaine amélioration, "et l'enthousiasme spéculatif est de retour", note Jose Torres, d'Interactive Brokers.
Il faudrait toutefois que le prix du pétrole revienne vers les 80 dollars le baril pour dissiper les risques d'inflation, prévient Antoine Andreani.
- Les Bourses modèrent leur rebond -
En revanche, la reprise des places boursières a pris du plomb dans l'aile quand les Iraniens ont démenti.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a nié "toute négociation avec les États-Unis" depuis le déclenchement du conflit, il y a plus de trois semaines.
Il a cependant reconnu avoir reçu "par l'intermédiaire de certains pays amis, des messages transmettant une demande américaine de négociations visant à mettre fin à la guerre".
"Les investisseurs veulent devancer tous les autres, et ils prennent des décisions en fonction de ce qu'ils entendent, sur la base de suppositions plutôt que de faits", souligne auprès de l'AFP Sam Stovall, de CFRA.
Après avoir reculé de plus de 2% dans la matinée, la Bourse de Paris a terminé certes en légère hausse (+0,79%) à 7.726,20 points, mais loin de son maximum du jour (7.876,70 points).
Pareil pour le Dax allemand, qui a fini en hausse de 1,22%.
A Wall Street, le Dow Jones et le Nasdaq ont tous deux pris 1,38%, tandis que l'indice élargi S&P 500 a gagné 1,15%, là encore un peu en deçà des niveaux de début de journée.
- Répit sur le marché de la dette -
Les propos du président américain, et la chute des prix du pétrole, ont quelque peu apaisé le marché de la dette des États. Le spectre de l'inflation est de nature à faire monter les taux d'intérêt.
Le rendement de la dette française à échéance dix ans reculait à 3,68% vers 20H50 GMT, après avoir atteint au cours de la matinée 3,85%, son plus haut niveau depuis juillet 2009.
Son équivalent britannique reculait à 4,90% contre 4,99% à la dernière clôture tandis que le taux italien reculait à 3,87%, après avoir bondi de 0,13 point de pourcentage dans la matinée.
Aux États-Unis, le taux obligataire des bons du Trésor à dix ans, évoluait à 4,34% contre 4,38% vendredi en clôture.
M.Odermatt--BTB