-
Ligue des champions: le Bayern, avec un doublé d'Olise, tout en maîtrise contre Bodoe/Glimt
-
Wall Street subit le contrecoup de la flambée des prix du pétrole
-
En Cisjordanie, un vigneron israélien déterminé à rester malgré les sanctions
-
Face à la chaleur, les vendanges de nuit gagnent du terrain dans le sud du Portugal
-
Le Canada va produire des drones pour Kiev et lui fournir des moyens de défense antiaérienne
-
L'extension du conflit au Moyen-Orient propulse le pétrole, les prix à la pompe suivent
-
Ceuta : le Maroc affirme qu'aucun élément ne permet de l'impliquer et refuse d'être "un bouc émissaire"
-
Charles Sapin : les syndicats de France Télévisions refusent les "passerelles avec les médias d'extrême droite"
-
RDC: au moins 14 écoliers tués après un incendie dans l'est
-
Le chèque de Trump aux Américains, une promesse à mille milliards de dollars
-
Mondial féminin: les Bleues à pas de géantes en demi-finales
-
Secrets de GTA VI: Rockstar face à ses salariés licenciés devant un tribunal de Glasgow
-
Nuñez menace CNews de "poursuites pénales" si Xenia Fedorova revient à l'antenne
-
Le réseau latino-américain des fact-checkeurs demande à Meta de ne pas les remplacer par les notes des internautes
-
F1: Leclerc avoue qu'il est "allé trop loin" avec Hamilton au départ à Monza
-
Moyen-Orient: l'extension du conflit fait bondir le pétrole et les prix à la pompe
-
Mostra de Venise: "Un bon petit soldat" ausculte la brutalité du monde de l'entreprise
-
La station polaire Tara a commencé sa dérive sur la banquise de l'Arctique
-
Défendre les femmes afghanes tout en sabrant l'aide est une "hypocrisie", selon une ONG à l'AFP
-
Les JO-2030, champ de bosses devenu infranchissable pour Edgar Grospiron
-
Tour d'Espagne: Küng remporte le chrono, Mas fait un pas vers la victoire finale
-
La Bourse de Paris souffre de la hausse de l'énergie, le "spread" franco-allemand au plus haut depuis 2012
-
Des astronautes dans l’espace: l'industrie européenne pose les premières briques
-
Le procès de deux ex-dirigeants de Frichti pour travail dissimulé s'est ouvert
-
Du ski au Cojop, Edgar Grospiron ou l'échec d'une reconversion trop acrobatique
-
En Floride, des coraux au banc d'essai pour résister à la chaleur
-
Octroi de mer: Bruxelles veut prolonger jusqu'en 2030, satisfaction des élus ultramarins
-
Sommet spatial: Ariane 6 lancera une capsule cargo européenne vers l'ISS
-
BHV Marais: le rez-de-chaussée rouvre, la direction salue une "étape majeure" de la relance
-
Athlétisme: "J'aurais brillé" aux championnats Ultimate, apprécie Usain Bolt
-
Transparence des salaires: le coup d'envoi d'une loi française est donné
-
Pilule contraceptive: faut-il s'inquiéter après l'alerte sur le désogestrel ?
-
Rubio achève au Pérou une tournée centrée sur la lutte contre les cartels
-
La BCE relève ses taux face à l'inflation, souligne l'incertitude pour l'économie
-
Outremer: Bruxelles veut prolonger l'octroi de mer jusqu'en 2030
-
Avec "Revelation", le réalisateur de "Final Fantasy VII" met un point final à sa réécriture
-
Wall Street recule, lestée par la remontée des prix de l'énergie et l'inflation
-
Mondial féminin de basket: la France bat la Chine et s'offre une première demi-finale
-
La "robe de la vengeance" de Diana aux enchères à New York
-
Nuñez menace CNews de "poursuites pénales" si Xenia Fedorova revient à l'antenne, dans une lettre à l'Arcom
-
Nuñez menace CNews de "poursuites pénales" si Xenia Fedorova revient à l'antenne (lettre à l'Arcom)
-
Mostra de Venise : "NAZA", le documentaire choc sur les "mécanismes de mise à mort" israéliens dans la bande de Gaza
-
Fifa: la FFF acte sa rupture avec Infantino, candidat à sa réélection
-
Yémen: les Houthis prennent le contrôle d'une ville près du détroit de Bab el-Mandeb
-
Indonésie : six orangs-outans secourus au milieu des incendies en une semaine
-
Espace : L'Europe appelée à trouver sa son chemin, des vols habités aux communications
-
La BCE relève ses taux face aux risques inflationnistes liés à l'énergie
-
Women XV Global Series: "gagner en vécu collectif", vise le sélectionneur des Bleues François Ratier
-
"Culture de la peur": le studio derrière GTA VI face à la justice pour des licenciements contestés
-
Danemark: la reine Margrethe est sortie de l'hôpital
Prix du carburant: les "surplus" de recettes fiscales, une manne en question
Le gouvernement a promis mercredi d'utiliser des recettes fiscales supplémentaires de la flambée des prix du pétrole pour électrifier l'économie, une idée dénoncée par la droite et l'extrême droite et qui laisse perplexes les économistes quant à la réalité de ces "surplus".
Avant une réunion gouvernementale à Matignon, le Premier ministre Sébastien Lecornu a suggéré de financer des mesures d'électrification grâce aux "surplus" des recettes fiscales engendrés par la hausse des prix du carburant, alors que le prix du SP95-E10 vient d'atteindre la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP.
Pourtant début mars, le gouvernement assurait, à rebours de l'idée soulevée par M. Lecornu mercredi, qu'une hausse des prix du pétrole affectait les recettes de l’État. "Un choc pétrolier n'a jamais été une bonne nouvelle pour les finances publiques" car "ça affecte la croissance et donc ça affecte les recettes de l’État", soulignait le ministre de l’Économie Roland Lescure.
Une contradiction dans laquelle se sont engouffrées la droite et l'extrême droite mercredi. "Je croyais qu'il n'y avait pas de surplus moi ? Quand on a dit qu'il ne fallait pas que l’État profite de la crise, le Premier ministre et l'ensemble des ministres nous ont expliqué que +non, pas du tout, il n'y avait pas de recettes fiscales supplémentaires", a affirmé la cheffe des députés Rassemblement national Marine Le Pen.
"La première chose à faire quand on a un surplus de fiscalité dans une situation de crise où il faut des décisions extrêmement rapides (...), c'est d'y renoncer, en baissant la TVA et en baissant les taxes sur les carburants", selon Mme Le Pen.
Du côté de LR, Laurent Wauquiez a assuré qu'il évaluait ce surplus "entre deux et trois milliards" d'euros depuis le début de la crise, souhaitant qu'il soit "redonné aux automobilistes sous forme de baisse de taxes".
Dans la foulée, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré que ces surplus fiscaux ne se "compt(ai)ent pas en milliards" d'euros.
L'augmentation des recettes "est compensée négativement, donc à la baisse, par la baisse de consommation, par la baisse de croissance et par l'augmentation des taux" d'intérêt, a expliqué Mme Bregeon.
- Des recettes "illusoires" -
Mais de nombreux économistes et experts de l'énergie vont plus loin, affirmant que l'idée même d'un surplus de taxe lié à la hausse des prix du carburant est un mirage.
Pour Xavier Timbeau, directeur de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "la hausse des recettes fiscales est (...) illusoire".
Dans une note publiée sur le site de l'OFCE mardi, l'économiste avance plusieurs phénomènes économiques pour étayer son affirmation. D'une part l’État "achète des produits pétroliers, qu'il paye plus cher lorsque leur prix augmente".
Par ailleurs, "le ralentissement de l'économie" engendré par la hausse des prix du carburant "induit une diminution des bases fiscales et donc des recettes fiscales".
L'Insee a d'ailleurs revu fin mars à la baisse la croissance française pour le premier semestre, dans une note de conjoncture intitulée "Inflation ravivée, croissance fragilisée".
Enfin, certaines prestations, comme les retraites ou des prestations sociales, sont "indexées sur l'inflation", rappelle Xavier Timbeau. "La hausse du prix du baril de pétrole accroît l'inflation et déclenche les indexations", explique l'économiste, ce qui augmente mécaniquement les dépenses de l'Etat.
Nicolas Goldberg, expert énergie au sein du cabinet Colombus Consulting, affirme lui aussi à l'AFP qu'il "n'y aura pas de surplus", car "il y a un phénomène d'éviction de la demande": moins de personnes se rendent dans les stations-service et ce plus faible volume de carburant acheté pèse davantage dans les recettes de l’État que la hausse du prix du carburant.
Ceci s'explique notamment par le fait que l'accise sur les produits pétroliers, qui constitue la majeure partie des recettes fiscales liées au carburant, ne dépend pas du prix du carburant.
Reste alors la question du financement de l'électrification de l'économie, qui est "nécessaire" selon Nicolas Goldberg, "mais la question c'est de savoir avec quelle enveloppe budgétaire on la finance".
F.Müller--BTB