-
US Open: Zverev retrouve une vieille connaissance, show à l'américaine entre Shelton et Tiafoe
-
F1: Antonelli veut enfoncer le clou sur le nouveau circuit de Madrid
-
Cyclisme: Seixas de retour aux affaires au Canada
-
L1: l'OM face à ses limites avant Rennes, l'Europe et le PSG
-
Ligue 1: Le PSG doit se réveiller, Marseille déjà sous pression
-
US Open: Sabalenka retrouve Rybakina en finale, un choc au sommet
-
Hong Kong: des militants de la mémoire de Tiananmen condamnés à entre 5 et 7 ans de prison
-
US Open: Sabalenka encore en finale, contre Rybakina ou Gauff
-
Elon Musk menace de poursuites les producteurs d'un documentaire qui lui est consacré
-
Poutine en Inde pour le sommet des Brics, au révélateur des conflits de la planète
-
Aux Etats-Unis, un rapport sur l'inflation au potentiel explosif
-
Ligue des champions: dans "un match de fou", Lens a montré "un super caractère" (Toppmöller)
-
New York commémore le 11-Septembre, sans Donald Trump
-
Israël déclenche un mini-séisme en dynamitant des tunnels du Hezbollah au Liban
-
Ligue des champions: Lens s'offre le Slavia Prague sur le fil
-
Ligue des champions: le Bayern, avec un doublé d'Olise, tout en maîtrise contre Bodoe/Glimt
-
Wall Street subit le contrecoup de la flambée des prix du pétrole
-
En Cisjordanie, un vigneron israélien déterminé à rester malgré les sanctions
-
Face à la chaleur, les vendanges de nuit gagnent du terrain dans le sud du Portugal
-
Le Canada va produire des drones pour Kiev et lui fournir des moyens de défense antiaérienne
-
L'extension du conflit au Moyen-Orient propulse le pétrole, les prix à la pompe suivent
-
Ceuta : le Maroc affirme qu'aucun élément ne permet de l'impliquer et refuse d'être "un bouc émissaire"
-
Charles Sapin : les syndicats de France Télévisions refusent les "passerelles avec les médias d'extrême droite"
-
RDC: au moins 14 écoliers tués après un incendie dans l'est
-
Le chèque de Trump aux Américains, une promesse à mille milliards de dollars
-
Mondial féminin: les Bleues à pas de géantes en demi-finales
-
Secrets de GTA VI: Rockstar face à ses salariés licenciés devant un tribunal de Glasgow
-
Nuñez menace CNews de "poursuites pénales" si Xenia Fedorova revient à l'antenne
-
Le réseau latino-américain des fact-checkeurs demande à Meta de ne pas les remplacer par les notes des internautes
-
F1: Leclerc avoue qu'il est "allé trop loin" avec Hamilton au départ à Monza
-
Moyen-Orient: l'extension du conflit fait bondir le pétrole et les prix à la pompe
-
Mostra de Venise: "Un bon petit soldat" ausculte la brutalité du monde de l'entreprise
-
La station polaire Tara a commencé sa dérive sur la banquise de l'Arctique
-
Défendre les femmes afghanes tout en sabrant l'aide est une "hypocrisie", selon une ONG à l'AFP
-
Les JO-2030, champ de bosses devenu infranchissable pour Edgar Grospiron
-
Tour d'Espagne: Küng remporte le chrono, Mas fait un pas vers la victoire finale
-
La Bourse de Paris souffre de la hausse de l'énergie, le "spread" franco-allemand au plus haut depuis 2012
-
Des astronautes dans l’espace: l'industrie européenne pose les premières briques
-
Le procès de deux ex-dirigeants de Frichti pour travail dissimulé s'est ouvert
-
Du ski au Cojop, Edgar Grospiron ou l'échec d'une reconversion trop acrobatique
-
En Floride, des coraux au banc d'essai pour résister à la chaleur
-
Octroi de mer: Bruxelles veut prolonger jusqu'en 2030, satisfaction des élus ultramarins
-
Sommet spatial: Ariane 6 lancera une capsule cargo européenne vers l'ISS
-
BHV Marais: le rez-de-chaussée rouvre, la direction salue une "étape majeure" de la relance
-
Athlétisme: "J'aurais brillé" aux championnats Ultimate, apprécie Usain Bolt
-
Transparence des salaires: le coup d'envoi d'une loi française est donné
-
Pilule contraceptive: faut-il s'inquiéter après l'alerte sur le désogestrel ?
-
Rubio achève au Pérou une tournée centrée sur la lutte contre les cartels
-
La BCE relève ses taux face à l'inflation, souligne l'incertitude pour l'économie
-
Outremer: Bruxelles veut prolonger l'octroi de mer jusqu'en 2030
Comment le gendarme de la Bourse traque les délits d'initié?
Chaque jour, des millions d'ordres inondent la Bourse de Paris. Dans cette masse, certains se font en toute illégalité sur la base d'une information secrète: des délits d'initié que piste au quotidien l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Alerté par ce gendarme de la Bourse, le Parquet national financier (PNF) a obtenu lundi des condamnations spectaculaires contre deux traders et un complice: jusqu'à trois ans de prison ferme et 30 millions d'euros d'amende.
Installée face à l'ancienne Bourse parisienne, l'AMF compte une quarantaine d'enquêteurs experts passés par les salles de marché, les cabinets d'avocat ou d'audit.
Elle a accepté de détailler à l'AFP une partie de ses méthodes d'enquête.
- Au crible des algorithmes -
Il est illégal d'acheter ou vendre des actions sur la base d'une information non publique, comme un projet secret de rachat d'une entreprise ou de mauvais résultats pas encore publiés.
Mais "il y a beaucoup trop d'ordres" et "de transactions pour une surveillance manuelle", pose d'emblée Christophe Bonnet, directeur des données et de la surveillance de l'AMF.
Dans ce flux frénétique, la fraude est d'abord chassée par des algorithmes.
Quotidiennement, Euronext (l'opérateur de la Bourse de Paris), les courtiers et les autres régulateurs européens transmettent à l'AMF leurs registres d'ordres et de transactions. Chaque client y a un identifiant unique, facilitant les recoupements.
Pour isoler la fraude dans ce bruit de fond, l'institution a forgé son propre radar automatisé. Il traque les aberrations statistiques, comme un pic d'achat soudain sur une action au carnet d'ordres habituellement calme.
Ce système déclenche quelque 6.000 alertes par an.
L'AMF reconnaît que les "alertes ne se déclenchent pas dès le premier euro d'opération suspecte," tout en ne souhaitant pas dévoiler de seuil précis.
L'institution compte aussi sur les courtiers et les banques, tenus par la réglementation européenne de signaler toute opération suspecte.
"Nous avons une vue d'ensemble du marché, mais les établissements connaissent bien leurs clients", souligne M. Bonnet.
Ce sont eux qui repèrent un employé misant massivement sur une filiale de son employeur, ou un client ayant "demandé d'acheter en urgence des actions à minuit".
Environ 1.600 signalements sont ainsi adressés chaque année à l'AMF.
- Visites surprise et fadettes -
Si l'alerte est jugée crédible, le dossier bascule sur les bureaux de la direction des enquêtes.
Pour tenter de prouver qu'un investisseur a bien profité d'une information secrète, les enquêteurs disposent d'un arsenal digne de la PJ (police judiciaire): convocations obligatoires à une audition, saisies d'emails, "visites" en entreprise, voire au domicile, sur autorisation d'un juge et escortées par un OPJ (officier de police judiciaire).
Des opérations surprise parfois tendues: "une entreprise nous a fait patienter deux heures pour livrer des emails, avant qu'on réalise qu'une partie était supprimée", se remémore Marianick Darnis Lorca, directrice des enquêtes.
Sur autorisation judiciaire, l'AMF peut même éplucher les "fadettes", qui révèlent les destinataires d'appels et de SMS et retracent la géolocalisation des téléphones via leur bornage.
Parfois, il est impossible de prouver formellement un circuit de l'information; les enquêteurs cherchent alors à faire émerger un faisceau d'indices.
A l'issue des investigations, l'Autorité peut saisir une commission des sanctions qui peut infliger des amendes ou, pour les cas les plus lourds, transmettre les pièces au PNF, qui peut solliciter des écoutes, une détention provisoire ou un procès pénal.
- De l'amateur au réseau organisé -
Dans le viseur de l'AMF figurent régulièrement des dirigeants de PME ou leurs proches, des boursicoteurs occasionnels aux comportements troublants.
Récemment, les enquêteurs se sont ainsi intéressés à l'entourage du fondateur d'une start-up médicale. Soupçonnés d'avoir eu secrètement vent de son rachat imminent par un groupe américain, ces proches avaient mobilisé en urgence leurs plans d'épargne pour acheter des titres.
L'un d'eux avait même programmé la revente de ces actions au prix et à la date exacts de l'offre publique d'achat, pourtant encore secrète.
Face aux enquêteurs, il a plaidé la coïncidence, justifiant son empressement par un voyage en Grèce sans internet.
Un faisceau d'indices insuffisant pour la commission des sanctions qui les a mis hors de cause.
Bien loin de ces profils d'amateurs, l'AMF a débusqué ces dernières années des "réseaux d'initiés" très organisés, comme celui condamné lundi dans l'affaire du rachat d'Airgas en 2015.
Ces structures tirent leurs informations secrètes "soit d'un piratage, soit en les achetant", explique la directrice des enquêtes, qui appelle "de ses voeux de nouveaux outils juridiques" pour lutter contre ces réseaux.
M.Odermatt--BTB