-
Alex Bodi nommé vice-président du groupe SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi, numit vicepreședinte al grupului SCANDIC FINANCE
-
Niterói désigne sa Cour du Carnaval 2027 lors d'une élection publique
-
Maxime Chattam revient sur sa séparation avec Faustine Bollaert
-
Kad Merad et Julia Vignali racontent la naissance de leur relation
-
Après son divorce, Gaël Monfils adresse un message à sa fille Skaï
-
Koh-Lanta All Stars : Dorian revient sur une décision de Lola
-
John Frieda, coiffeur de nombreuses célébrités, est mort
-
Un objet de Brigitte Bardot au centre d’accusations visant Bernard d’Ormale
-
Christine Bravo se montre sceptique sur le couple Hanouna-Loustau
-
Le prince Harry redoute d’être écarté de la succession de Charles III
-
À 18 ans, Vivienne Jolie-Pitt modifie officiellement son nom
-
Benjamin Castaldi détaille les interventions esthétiques réalisées sur son visage
-
Le prince William serait intervenu pour mettre fin à une bagarre en discothèque
-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
-
Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1
-
Bethesda officialise le titre The Elder Scrolls VI dans un premier teaser
-
GTA 6 : le préchargement de 212 Go commencera une semaine avant la sortie
-
Xbox Nano : une petite manette ambitieuse destinée à des usages précis
-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
-
Adobe PDF Spaces ajoute une conversation partagée autour des documents
-
Chery annonce une recharge capable de récupérer 500 kilomètres en cinq minutes
-
Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
-
Une Ferrari V12 longtemps abandonnée s’engage dans une restauration complète
-
Yamaha NMAX E : un scooter électrique conçu pour rivaliser avec les 125 thermiques
-
Renault 5 électrique : l’épreuve de 1 000 kilomètres entre Nice et Paris
-
À 82 ans, un Américain transforme son Mercedes Sprinter en logement permanent
-
La Fiat Grande Panda électrique vise désormais jusqu’à 400 kilomètres
-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
Les enfants de l’ASE, grands oubliés de la santé: un dispositif veut changer la donne
Remboursement des soins psys, bilans de santé systématiques, suivi médical coordonné: le gouvernement veut mieux prendre soin des jeunes de l'Aide sociale à l'enfance, à la santé souvent dégradée par des parcours chaotiques.
Aux difficultés familiales ou aux violences subies par ces enfants, s'ajoutent des problèmes de santé, psychotraumatismes complexes, problèmes psychiques, des handicaps ou encore des troubles de neuro-développement non détectés, qui rendent leur prise en charge plus difficile.
L’espérance de vie des personnes victimes de violences dans l’enfance est diminuée en moyenne de vingt ans, rappelle le ministère de la Santé et des Familles.
Jeudi, le ministère a lancé le "parcours coordonné renforcé (PCR) enfance protégée", qui s'inspire de deux expérimentations menées depuis 2019 pour les jeunes de l'ASE, Pegase pour les 0-6 ans et Santé protégée pour les 0-18 ans.
Il concernera tous les enfants, adolescents et jeunes majeurs protégés de moins de 21 ans, confiés ou suivis à domicile par les services sociaux.
Dorénavant, chaque enfant pris en charge par la Protection de l'enfance bénéficiera d'un bilan de santé. Ophtalmo, ORL, dentiste (etc.): des structures de coordination départementales s'assureront que les rendez-vous préconisés sont pris.
L’un des apports majeurs du dispositif concerne la santé mentale. "Les jeunes accéderont à des psychologues et psychomotriciens en libéral alors qu'actuellement ils dépendent des centres médico-psychologique (CMP) embolisés, où ils doivent attendre souvent 12 à 18 mois", explique Mireille Rozé, coordinatrice adjointe de Pegase.
Jusqu’à 18 séances annuelles de psychologie ou de psychomotricité pourront désormais être remboursées.
" L'expérimentation a montré qu'en cinq séances de psychomotricité, les enfants de deux ans reprenaient leur trajectoire de développement qui était bloquée", témoigne la psychologue Mireille Rozé.
- "Les plus vulnérables des vulnérables" -
À Nantes, un suivi de santé sexuelle (contraception, Infections sexuellement transmisibles) a été proposé à des mineures issues de l'ASE, victimes de réseaux de prostitution. En deux mois, la coordination Santé protégée de la ville a trouvé des rendez-vous chez un psychologue pour des adolescents placés aux idées suicidaires.
"Les éducateurs suivent parfois une quarantaine d'enfants, ils n'ont pas le temps de prendre des rendez-vous pour chacun. Quant aux parents, ils sont parfois trop accaparés par leurs difficultés", explique la pédiatre Nathalie Vabres, instigatrice de l'expérimentation Santé protégée.
"Ces enfants sont moins bien suivis en santé que les enfants ordinaires alors qu'ils sont les plus vulnérables des vulnérables", observe-t-elle.
Les structures de coordination vont bâtir un réseau de professionnels formés aux problématiques particulières de cette population, explique le Dr Vabres, coordinatrice de l'Uaped de Nantes (unité d'accueil pédiatrique pour l'enfance en danger). Santé protégée a créé une filière spéciale pour les enfants de l'ASE, incluant les hôpitaux de Nantes et Saint-Nazaire et des médecins de ville.
Ce réseau a par exemple aidé une femme qui avait fui les violences conjugales. Ses enfants, suivis par les services sociaux, avaient eu peur de mourir, peur que leur mère meure. L'un d'eux, neuroatypique, était insulté par son père.
Sans médecin traitant, ni moyens de payer un psychologue, la mère était démunie. "En deux mois, les enfants avaient un suivi avec des psychologues et un psychomotricien", explique Aline Ordureau, cheffe de projet à Nantes de Santé Protégée.
Une étude menée sur 600 enfants pris en charge par Pegase montre que 60 % étaient à risque de retard de développement à l’admission, contre 33 % après un an de suivi.
Selon une étude citée par Santé protégée, les hospitalisations et passages aux urgences - des soins très coûteux - ont significativement diminué, ce qui représente une économie de 241 euros par an et par enfant de l'Ase.
400.000 mineurs, soit près de 2% des 0-18 ans, sont en Protection de l'enfance, or ils occupent deux tiers des lits d'hospitalisation en pédopsychiatrie, selon le ministère.
L.Dubois--BTB