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Avant son départ, le gouverneur de la Banque de France dresse un bilan mitigé de l'économie française
Avant son départ, le gouverneur de la Banque de France a dressé un tableau en demi-teinte de l'économie et appelé à dépasser "urgences" et "polémiques": la France a réalisé selon lui depuis 2010 une performance "intermédiaire", avec une dégradation des finances publiques, mais des progrès pour l'emploi.
Dans sa lettre annuelle au Président de la République, la dernière de son mandat avant de prendre début juin la tête de la fondation Apprentis d'Auteuil, François Villeroy de Galhau a livré son analyse de la situation actuelle et glissé ses vœux pour l'avenir.
Aujourd'hui, dans un climat d'"incertitude exceptionnellement élevée", avec le conflit au Moyen-Orient "qui dicte l'urgence", la France devrait néanmoins "éviter la récession", estime le gouverneur.
Malgré la croissance nulle du premier trimestre, révélée jeudi par l'Insee, et une inflation passée de 1,1% sur un an en février à 2,5% en avril (en données harmonisées européennes), "la France devrait garder une croissance ralentie, mais positive" jusqu'en 2028 inclus.
L'inflation, "après une poussée" en 2026, reviendrait ensuite sous 2%.
M. Villeroy de Galhau souligne cependant "l'imprévisibilité sur la durée et l'ampleur du choc". Alors que la Banque de France a publié en mars trois scénarios économiques selon la durée de la guerre, il juge désormais "sage de se préparer à chacun des trois scénarios". Au pire, la croissance serait de 0,3% cette année.
Au-delà, il étudie de manière inédite dans cette lettre, qui est un peu son testament de gouverneur, la performance de l'économie française depuis quinze ans.
- Pouvoir d'achat en hausse -
"Si cette lettre peut contribuer à dépasser un certain nombre de débats trop instantanés, trop franco-français (...), elle sera très utile", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
Globalement, sur quinze ans, "la France affiche une performance intermédiaire", observe-t-il: la croissance annuelle a été en moyenne de 1,1%, "proche de la moyenne de la zone euro" (1,2%), elle-même "en retrait significatif par rapport aux États-Unis" (2,3%).
Malgré "de mauvaises finances publiques", M. Villeroy de Galhau salue un "net redressement" de la France sur "ce qui était son précédent point noir, l'emploi".
"Le taux de chômage a baissé significativement en France; le taux d'emploi, quant à lui, s'est amélioré, en particulier pour les seniors", relève-t-il.
Il met en avant d'autres atouts français, notamment une des inflations "les plus faibles de la zone euro" (1,9% en moyenne sur 2010-2025) et "de bonnes finances privées", celles des entreprises et des ménages.
Le pouvoir d'achat des ménages, mesuré par le revenu disponible par habitant, a, quant à lui, progressé "autant que dans l'ensemble de la zone euro", à 0,7% par an en moyenne.
Un résultat "qui peut surprendre" et ne correspond pas à "la perception négative des Français", mais qui "tient en bonne partie à des transferts budgétaires et sociaux qui ont contribué à beaucoup dégrader les finances publiques", analyse le gouverneur.
- "Solidarité intergénérationnelle" -
Face à ces différents constats, François Villeroy de Galhau estime que l'économie française "garde de nombreux atouts", malgré des "réglages à améliorer".
Il en relève trois: améliorer "l'efficacité des dépenses publiques" et "maîtriser mieux les dépenses sociales dont les retraites", en s'appuyant notamment sur l'exemple de pays d'Europe du Nord, en particulier les Pays-Bas, la Suède et le Danemark, qui allient modèle social et "maîtrise budgétaire dans la durée".
Deuxième défi, selon lui, la "solidarité intergénérationnelle". "Nos arbitrages collectifs ont été jusqu’à présent en faveur des seniors", estime-t-il. "Si notre pays poursuit de tels choix gérontocratiques, il ne pourra pas bien préparer l’avenir".
Enfin, pour plus de croissance et de productivité, il insiste sur le défi à relever "en termes de recherche/innovation", de qualité du système éducatif et des compétences professionnelles.
Selon lui, la France pourrait porter en moins de dix ans sa croissance potentielle de 1% actuellement à 1,5%. "Encore faut-il que nous sachions dépasser (...) les multiples polémiques franco-françaises de l’instant", estime le gouverneur.
C.Kovalenko--BTB