-
Niterói désigne sa Cour du Carnaval 2027 lors d'une élection publique
-
Maxime Chattam revient sur sa séparation avec Faustine Bollaert
-
Kad Merad et Julia Vignali racontent la naissance de leur relation
-
Après son divorce, Gaël Monfils adresse un message à sa fille Skaï
-
Koh-Lanta All Stars : Dorian revient sur une décision de Lola
-
John Frieda, coiffeur de nombreuses célébrités, est mort
-
Un objet de Brigitte Bardot au centre d’accusations visant Bernard d’Ormale
-
Christine Bravo se montre sceptique sur le couple Hanouna-Loustau
-
Le prince Harry redoute d’être écarté de la succession de Charles III
-
À 18 ans, Vivienne Jolie-Pitt modifie officiellement son nom
-
Benjamin Castaldi détaille les interventions esthétiques réalisées sur son visage
-
Le prince William serait intervenu pour mettre fin à une bagarre en discothèque
-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
-
Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1
-
Bethesda officialise le titre The Elder Scrolls VI dans un premier teaser
-
GTA 6 : le préchargement de 212 Go commencera une semaine avant la sortie
-
Xbox Nano : une petite manette ambitieuse destinée à des usages précis
-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
-
Adobe PDF Spaces ajoute une conversation partagée autour des documents
-
Chery annonce une recharge capable de récupérer 500 kilomètres en cinq minutes
-
Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
-
Une Ferrari V12 longtemps abandonnée s’engage dans une restauration complète
-
Yamaha NMAX E : un scooter électrique conçu pour rivaliser avec les 125 thermiques
-
Renault 5 électrique : l’épreuve de 1 000 kilomètres entre Nice et Paris
-
À 82 ans, un Américain transforme son Mercedes Sprinter en logement permanent
-
La Fiat Grande Panda électrique vise désormais jusqu’à 400 kilomètres
-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
La guerre en Iran ébranle le pôle industriel bien huilé de la Chine
Des produits tels que les aspirateurs ou les cigarettes électroniques pourraient devenir plus chers si la guerre en Iran venait à se prolonger, avertissent les industriels et commerçants chinois, déjà mis à rude épreuve.
Des semaines de frappes israéliennes et américaines sur l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz ont paralysé l'approvisionnement en pétrole du continent asiatique, entravant la production de plastique, un dérivé du pétrole, dans toute la région.
La Chine a été relativement épargnée par les pénuries de carburant grâce à ses réserves de pétrole et aux énergies renouvelables, mais ses usines font face à la forte hausse du prix des matières premières.
"Nous avons perdu de l'argent sur toutes nos commandes", rapporte Bryant Chen, responsable de l'usine d'aspirateurs RIMOO située à Foshan, près de Canton (sud).
Alors que des ouvriers fixent des tuyaux d'aspiration à des réservoirs métalliques, M. Chen explique que le prix du plastique a grimpé d'environ 50% depuis le début de la guerre en Iran.
"Les coûts des produits que nous fabriquons sont très fortement affectés", déclare cet homme de 42 ans, citant le plastique, le cuivre utilisé pour le moteur de l'aspirateur et les matières premières entrant dans la composition des cordons d'alimentation.
"Normalement, à cette période, nous entrons dans la haute saison mais par rapport à la même période l'année dernière, les chiffres des expéditions et de la production ne sont pas très encourageants."
A deux heures de là, les négociants en plastique de la zone industrielle de Zhangmutou évoquent les plus fortes fluctuations de prix depuis des décennies.
"Ça n'a jamais été à ce point", soutient Li Dong, 46 ans, qui a rejoint le secteur il y a vingt ans.
Le prix des granulés de plastique qu'il achète pour les fabricants de coques de téléphone et de batteries pour véhicules électriques s'est envolé en mars, provoquant plusieurs jours de panique et des routes engorgées, les usines se précipitant pour s'approvisionner.
- "Spirale de déclin" -
Les exportateurs de Zhangmutou ont présenté à l'AFP une série de produits issus de ces granulés, des drones aux volants de badminton.
Une commerçante triait des perles destinées à des coques de cigarettes électroniques pour le Moyen-Orient.
Selon M. Li, la guerre a davantage frappé la production de plastique que durant la pandémie de Covid-19.
Il note toutefois une baisse de 10 à 20% depuis le pic, tout en alertant sur de nouvelles hausses du pétrole.
"Ce sont les usines que nous approvisionnons qui seraient les plus touchées, car leurs coûts directs vont augmenter", déclare-t-il.
Pour les exportateurs, la crise s'ajoute au choc des droits de douane toujours autour de 20%, imposés l'an dernier par Donald Trump.
Dans la banlieue de Canton, le propriétaire d'une usine de confection, M. Zhou, déplore encore le chaos de la guerre commerciale: les clients hésitent et les coûts restent incertains.
"Tout le monde est pris dans une spirale de déclin", explique le quinquagénaire.
Si 80% de ses clients sont revenus, le coût des tissus qu'il utilise a augmenté de 10 à 20%.
-"Montée des tensions, baisse des commandes" -
Jingjing est retournée dans sa région natale du Hubei pendant deux mois, pour un salaire équivalent à la moitié des 400 yuan (50 euros) qu'elle gagnait dans les usines de confection de Canton.
"Quand les tensions augmentent, les commandes s'évaporent soudainement" estime cette femme de 42 ans.
Dans une ruelle humide de Canton, elle s'est jointe aux demandeurs d'emploi négociant leurs salaires face à des patrons en quête de journaliers.
M. Chen, le directeur de l'usine d'aspirateurs, reste "inquiet" face à la flambée des frais de transport si la guerre s'éternise.
"Nos clients ne pourront plus vendre normalement, car les coûts seront tout simplement trop élevés."
RIMOO prévoit de s'étendre à d'autres marchés au-delà du Moyen-Orient, qui concentre 60% de ses clients.
"Nous restons optimistes", soutient M. Chen.
Mais les analystes préviennent que les répercussions sur les coûts se feront sentir pendant des mois.
"Plus la situation perdure, plus cela entraîne des problèmes bien plus graves, surtout s'il n'y a pas assez de pétrole en général pour faire fonctionner les installations."
Y.Bouchard--BTB