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La Bourse de Paris en petite hausse, les taux d'emprunts flambent
La Bourse de Paris évolue en petite hausse mercredi, tirée par des résultats d'entreprises salués par les investisseurs, laissant au second plan les risques inflationnistes provoqués par la hausse des prix de l'énergie avec la guerre au Moyen-Orient.
Vers 10H15 heure de Paris, l'indice CAC 40 prenait 0,19% à 8.378,94 points. La veille, l'indice phare de la Bourse de Paris avait gagné 0,28% à 8.363,14 points.
Le titre d'Airbus mène la danse en tête du CAC 40 mercredi, s'envolant de 7,01% à 208,25 euros après avoir annoncé mardi son intention d'accroître nettement sa rentabilité d'ici à 2029, ce qui doit lui permettre de racheter des actions.
Le groupe a indiqué qu'il tablait d'ici 2029 sur un bénéfice avant intérêts et impôts ajusté d'environ 75% supérieur à son niveau de 2025.
L'équipementier automobile OPmobility s’octroyait 3,41% à 13,36 euros l'action après avoir annoncé une hausse de son bénéfice net de 13,2% à 102 millions d'euros au premier semestre, parvenant à limiter la hausse des coûts depuis le début du conflit au Moyen-Orient fin février.
Sur les marchés d'actions, "le terrain macroéconomique reste instable", tempère toutefois Patrick Munnelly, de Tickmill Group.
La remontée des prix du pétrole avec un baril de Brent au-dessus de 92 dollars "replace le risque inflationniste au cœur du débat sur les taux d’intérêt", explique-t-il.
"L'escalade des tensions géopolitiques perturbe les perspectives d'approvisionnement énergétique au Moyen-Orient", provoquant une remontée des prix de l'énergie, constate Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
Les Etats-unis ont de nouveau bombardé l'Iran, où une alerte aérienne a été déclenchée mercredi à Téhéran, après que Donald Trump a averti qu'il n'en avait "pas fini" avec la guerre.
- Le rendement de l'emprunt français à 10 ans frôle les 4% -
Le rendement de l'emprunt français à dix ans atteignait les 3,98% mercredi vers 10H15 heure de Paris, au plus haut depuis 2009, contre près de 3,96% mardi à la clôture. En un mois, il a gagné 0,35 point de pourcentage et presque 0,70 sur un an.
"Ce mouvement reflète à la fois les tensions inflationnistes liées à l'énergie, les anticipations de politique monétaire européenne et une prime de risque politique et budgétaire propre à la France", souligne John Plassard, analyste de Cité Gestion Private Bank.
Pour l’État, dépasser "le seuil des 4% porte surtout un message symbolique: la France ne se finance plus aux conditions d'un pays considéré comme presque équivalent à l'Allemagne", explique-t-il. "La hausse devient alors davantage qu'une simple conséquence des taux européens puisqu'elle reflète également les doutes sur la trajectoire budgétaire nationale".
En comparaison, l'Allemagne emprunte sur 10 ans à un taux de 3,17%.
H.Seidel--BTB