-
ATP 500 de Halle: Affaibli par la chaleur, Zverev cède face à Fritz en demies
-
WTA 500 de Berlin: Pegula sort Sabalenka en demies
-
Trump attise la dispute diplomatique avec Rome, qui riposte
-
Mondial-2026: Koundé, c'est grave docteur ?
-
À Bétharram, "crimes de masse" et centaines de victimes trop longtemps ignorées, conclut une enquête
-
Tour de Suisse: d'un souffle, Pogacar coiffe Van der Poel sur le chrono
-
La Bolivie décrète l'état d'exception, début de levée des barrages
-
Présidentielle: aux côtés de Boualem Sansal, Retailleau promet de "remettre la France à l'endroit"
-
Mondial-2026: le Brésil se rassure mais doit encore monter en puissance
-
Tensions entre Varsovie et Kiev: Zelensky renvoie sa médaille en Pologne
-
L'Iran dit "fermer" à nouveau Ormuz, et envoie une délégation en Suisse
-
Repas décalés, sieste sous les arbres: les volailles s'adaptent à la canicule
-
Ethiopie: le CPJ demande la libération d'une journaliste détenue sans inculpation
-
Canicule: 35 départements basculent dans le rouge dimanche
-
Trump attise la dispute diplomatique avec Rome
-
Espagne: un tribunal interdit à l'épouse du Premier ministre de quitter le pays
-
L'Iran dit "fermer" à nouveau Ormuz en représailles aux attaques israéliennes au Liban
-
Un des cofondateurs d'Ubisoft tué dans un accident d'avion à La Baule
-
A Cuba, l'aide américaine distribuée en charrette
-
Collision ferroviaire en Angleterre: un conducteur de train décédé, 28 personnes toujours hospitalisées
-
Mondial-2026: l'Espagne sûre de ses forces, malgré le flop inaugural
-
Le boom du yoga en Occident, souvent réduit à une pratique physique
-
Mondial-2026: choc Allemagne-Côte d'Ivoire pour les 16es, les Pays-Bas sous pression
-
Tensions entre Varsovie et Kiev: des responsables ukrainiens rendent leurs médailles à la Pologne
-
Frappes israéliennes meurtrières au Liban, malgré l'annonce de cessez-le-feu
-
Bétharram: entre 700 et 1.500 élèves potentiellement victimes, selon les projections d'une ONG
-
Au Portugal, un exorciste dit chasser les démons et défie l'Église
-
Brexit: dix ans après le vote, les petits patrons britanniques en première ligne
-
Le Conseil constitutionnel retoque la suppression des frais bancaires de succession
-
Au Mexique, découverte de vestiges préhispaniques "uniques"
-
Venezuela: une figure de l'opposition se rend aux Etats-Unis pour parler "transition démocratique"
-
"Comme en Chine": les Cubains saluent les réformes, les exilés attendent plus
-
L'UE serait-elle prête à accepter un retour du Royaume-Uni?
-
Philippines: après un fort séisme, les coraux et les craintes font surface
-
Les canicules ont un "effet négatif sur la croissance", rappelle le gouverneur de la Banque de France
-
Bolivie: le président Paz décrète l'état d'exception après six semaines de contestation
-
La CFDT en congrès pour affirmer ses revendications avant la présidentielle
-
Top 14: Stade français et Montpellier, deux renaissances pour une place en finale
-
Mondial-2026: Team USA en 16es, le Brésil le Maroc s'en rapprochent
-
Mondial-2026: avec Felix Nmecha, l'Allemagne a stabilisé son milieu de terrain
-
Présidentielle: Retailleau tient meeting, en quête de dynamique avant l'été
-
Bleu, vert, écaillé: nouveau couac dans la rénovation d'un bassin cher à Trump
-
Bolivie: accord entre le gouvernement et la principale centrale syndicale après six semaines de crise
-
Mondial-2026: Team USA se qualifie, la Seleçao élimine Haïti
-
Premier cas de grippe aviaire H5 détecté en Australie
-
La France écrasée par la canicule, interrogations sur la Fête de la musique
-
Brésil: le cacique Raoni dans un état "grave mais stable" selon ses médecins
-
Mondial-2026: après le Mexique, les Etats-Unis se qualifient pour les 16es de finale
-
Royaume-Uni: un mort et des dizaines de blessés dans une collision de deux trains
-
Top 14: sur un nuage et encore en finale, Toulouse écrase le Racing
Albanie: une pyramide au noir passé renaît en monument du futur
Dans la pyramide de Tirana, jadis dédiée à un dictateur communiste, résonnent les coups de marteau des ouvriers qui mettent la dernière main à la métamorphose du lieu en hub technologique où les jeunes auront les moyens de se forger un avenir.
Dans une capitale vibrionnante en pleine mutation, l'étrange monument a connu des multiples vies et l'abandon. Mais dès l'automne, les adolescents de Tirana y prendront des cours de modélisation 3D, de programmation ou encore de design numérique sur du matériel dernier cri.
L'Albanie, où les salaires sont bas et le chômage élevé, connaît comme ailleurs dans les Balkans l'exode massif de ses habitants à la recherche d'opportunités qu'ils ne trouvent pas à la maison.
"Ce qui servait à glorifier le passé d'un individu est complètement renversé, cela devient un lieu destiné à éduquer les gens, pas consacré à une personne mais à des milliers", dit à l'AFP Martin Mata, co-président de la Fondation albano-américaine pour le développement (AADF), un des acteurs du projet.
La pyramide revisitée, un projet à 15 millions d'euros cofinancé par l'AADF et les autorités albanaises, abritera un centre d'éducation pour former les jeunes Albanais au tout digital après l'école, avec l'espoir d'attirer 4.000 élèves par semaine.
"C'est de l'argent bien placé", poursuit Martin Mata. "Si dans 10 ans, on s'aperçoit que 200.000 enfants y ont participé et si 30% d'entre eux choisissent une carrière grâce à ce qu'ils auront appris, ça sera mission accomplie".
- Mastodonte brutaliste -
Le monument en plein coeur de Tirana a eu plusieurs vies avant d'être transformé par les cabinets d'architectes néerlandais MVRDV et albanais iRI en immense structure toute blanche, sur laquelle grimpent touristes et curieux en attendant l'ouverture de l'espace intérieur fin septembre.
Le mastodonte brutaliste est sorti de terre comme musée à la mémoire d'Enver Hoxha quelques années après sa mort en 1985. A l'intérieur du monument gris plomb, trônait une immense statue du dictateur paranoïaque qui régna pendant quatre décennies sur le pays hermétiquement clos.
Après la chute du communisme en 1991, le musée avait fermé ses portes. Puis, il abrita des bureaux de l'Otan, des cafés, une boîte de nuit, un studio de télévision... Un projet de théâtre avait échoué faute de fonds et la pyramide avait été abandonnée de tous pendant de longues années, à l'exception des aventuriers qui escaladaient ses parois pour la vue imprenable sur Tirana.
Aujourd'hui, la pyramide relookée, avec de grandes baies qui laissent entrer la lumière, permet toujours aux gens de monter jusqu'au sommet mais de façon plus sûre, via des marches d'escaliers.
"Nous ne voulions pas rénover la pyramide à l'identique", souligne Gent Agolli, architecte chez iRi. "Notre ambition c'était de l'ouvrir au public, d'en faire la pyramide du peuple à la fois à l'extérieur et à l'intérieur", dit-il à l'AFP.
- "Ouverture" -
En fait, les cours d'éducation digitale ont commencé en 2020 ans dans la tour noir et rouge du complexe du stade national de football à Tirana. Ce programme d'éducation numérique dit Tumo, expérimenté également dans des villes comme Erevan, Paris, Beyrouth ou Berlin, accueille jusqu'à présent un millier de jeunes par semaine.
"Toutes les connaissances acquises ici leur seront utiles maintenant mais surtout à l'avenir, quelle que soit la profession qu'ils exerceront à l'avenir", explique à l'AFP Shqipe Berisha, 41 ans, directrice de Tumo Tirana.
En septembre, les adolescents, leurs coaches et les intervenants professionnels seront tous logés dans la pyramide.
La structure de 12.000 mètres carrés compte aussi à l'intérieur et à l'extérieur une cinquantaine de cubes multicolores qui seront loués à des entreprises du secteur, bars et autres cafétérias. Les revenus serviront à subventionner Tumo Tirana afin de rendre les cours les plus accessibles possibles pour les familles albanaises.
Aux yeux de Shqipe Berisha, le lieu colle parfaitement au passé mouvementé de l'Albanie. "C'est comme un miroir, nos parents essayaient d'expliquer le régime, de mon temps on faisait des glissades sur les pentes, après la pyramide était en morceaux car l'Albanie était en morceaux. Maintenant, elle est ouverte et reflète l'ouverture du pays".
Amina Xhembulla, 15 ans, apprend le graphisme. "C'est une super façon de s'occuper", dit-elle. "On utilise des technologies qu'on n'a pas à l'école".
Comme on lui demande son avis sur les heures sombres de la pyramide, elle hausse les épaules et se retourne vers son écran géant: "je ne sais pas grand chose de l'Histoire".
A.Gasser--BTB