-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
-
Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1
-
Bethesda officialise le titre The Elder Scrolls VI dans un premier teaser
-
GTA 6 : le préchargement de 212 Go commencera une semaine avant la sortie
-
Xbox Nano : une petite manette ambitieuse destinée à des usages précis
-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
-
Adobe PDF Spaces ajoute une conversation partagée autour des documents
-
Chery annonce une recharge capable de récupérer 500 kilomètres en cinq minutes
-
Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
-
Une Ferrari V12 longtemps abandonnée s’engage dans une restauration complète
-
Yamaha NMAX E : un scooter électrique conçu pour rivaliser avec les 125 thermiques
-
Renault 5 électrique : l’épreuve de 1 000 kilomètres entre Nice et Paris
-
À 82 ans, un Américain transforme son Mercedes Sprinter en logement permanent
-
La Fiat Grande Panda électrique vise désormais jusqu’à 400 kilomètres
-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
Les funérailles de Dominique Bernard ont débuté à Arras, sous haute surveillance
Les obsèques de Dominique Bernard, poignardé à mort par un ancien élève devant son collège-lycée d'Arras lors d'un attentat jihadiste qui a placé la France en état d'alerte, ont débuté jeudi dans la cathédrale de la ville, avec émotion et sous haute surveillance.
Le chef de l'Etat Emmanuel Macron, son épouse Brigitte et le ministre de l'Éducation Gabriel Attal assistent à la cérémonie, présidée par l'évêque d'Arras Mgr Olivier Leborgne et retransmise sur grand écran sur la place des Héros devant plusieurs centaines de personnes.
Dominique Bernard, mort à 57 ans, a été nommé au grade de chevalier de la Légion d'honneur par la présidence de la République, selon un décret paru jeudi au Journal officiel.
Au son de chants religieux, la voiture transportant le cercueil est passée devant l'hôtel de ville, au pied de l'écran géant, sous le regard parfois humide des centaines de personnes présentes. Une photo de l'enseignant est affichée au-dessus de l'écran.
De nombreux bouquets de roses ont été déposés sur les marches qui mènent à l'entrée de la cathédrale, où patientaient une trentaine d'enseignants et agents du collège-lycée Gambetta, théâtre du drame, a constaté une journaliste de l'AFP.
- "Sociable, relax, à l'écoute" -
"M. Bernard était gentil, passionné, il aimait nous faire découvrir la littérature, il avait toujours des petites choses en plus à nous dire sur les auteurs qu'il nous présentait", témoigne, la voix tremblante, Maxime, un ancien élève de l'enseignant, venu assister à la cérémonie accompagné de sa mère.
Mattheo Tenti, 18 ans, qui l'a eu comme enseignant en terminale, décrit lui "un prof vraiment sociable, relax, toujours à l'écoute des élèves quand il y avait des problèmes. Une belle personne".
"C'est important d'être là parce que ça aurait pu être lui comme un autre (professeur). C'est des gens qui se lèvent tous les matins pour nous apprendre la vie depuis qu'on est petits", déclare à ses côtés Nathan Delbeke, 19 ans.
Un important dispositif policier était déployé dans une grande partie du centre-ville, avec interdiction de circuler jusqu'à jeudi 15H00.
Le décès de Dominique Bernard le 13 octobre, survenu presque trois ans jour pour jour après l'assassinat du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty en région parisienne par un jeune homme radicalisé, a suscité une onde de choc, en particulier chez les enseignants.
Une minute de silence a été respectée lundi dans tous les collèges et lycées de France en mémoire de Dominique Bernard et de Samuel Paty.
Dans un entretien mercredi à l'hebdomadaire chrétien La Vie, la mère et la soeur de l'enseignant disent espérer qu'il "soit le dernier" professeur assassiné.
"Si seulement ça pouvait créer un électrochoc pour nous faire dire à tous qu'il faut de la tolérance, pour que la France reste une terre d'accueil", ajoutent-elles.
- Inquiétude -
La France est passée en alerte "urgence attentat" dès le soir de l'attaque, menée par Mohammed Mogouchkov, 20 ans, un Russe radicalisé qui se revendique de l'organisation Etat islamique.
La cité scolaire Gambetta-Carnot a été évacuée lundi matin après une fausse alerte à la bombe. Le musée du Louvre, le château de Versailles ou encore des aéroports ont également été évacués ces derniers jours.
L'inquiétude s'est encore aggravée avec les meurtres lundi soir à Bruxelles en pleine rue de deux Suédois, un attentat revendiqué par un Tunisien ensuite abattu par la police.
Mohammed Mogouchkov avait semé la panique dans l'établissement d'Arras le 13 octobre au matin, deux couteaux en main, tuant Dominique Bernard avant de blesser trois autres adultes, dont deux grièvement, puis d'être interpellé.
Il a été mis en examen pour assassinat en lien avec une entreprise terroriste, et écroué mardi soir. Son frère de 16 ans l'est pour complicité et un cousin de 15 ans pour abstention volontaire d'empêcher un crime.
Fiché pour radicalisation, il était suivi par la DGSI "depuis la fin du mois de juillet", selon Gérald Darmanin, en raison des liens avec son frère, emprisonné pour sa participation à un projet d'attentat visant l'Elysée, et son père, lui aussi fiché S.
M.Furrer--BTB