-
A Singapour, une tour de contrôle des centres de données veille sur l'IA
-
La Russie subit une attaque de drones ukrainiens massive au dernier jour des législatives
-
Sécurité XXL, cadeaux et traditions: dans les coulisses d'un voyage du pape
-
Léon XIV, l'Américain mesuré qui affirme peu à peu son style
-
Aux Etats-Unis, les républicains utilisent la question transgenre comme arme politique
-
Allemagne: ouverture des bureaux de vote dans deux Länder, des scrutins à haut risque pour le chancelier
-
La Russie subit une attaque de drones massive au dernier jour des législatives
-
Ligue 1: un "classique" OM-PSG un peu moins choc
-
Mondiaux de cyclisme: Paul Seixas, le chrono dans la peau
-
Euro de volley: l'homme "Faure" des Bleus
-
Allemagne: des élections régionales à haut risque pour le chancelier Merz
-
Dans la tourmente, Ed Sheeran dénonce la situation à Gaza et exprime des regrets
-
Les Russes aux urnes pour le dernier jour des législatives
-
Moyen-Orient: Washington craint "une escalade rapide" après une attaque sur Ryad
-
Polémique autour de Gaza: sur scène, Ed Sheeran reconnaît "des erreurs"
-
Saint-Pierre-et-Miquelon est "français" répond Macron à Trump à son arrivée dans l'archipel
-
Coupe Davis: le Canada élimine la France
-
Le Danemark soulagé par l'accord sur le Groenland, après les menaces d'annexion de Trump
-
Ligue 1: en démonstration, Lyon éparpille Rennes
-
L'Arabie saoudite dit avoir intercepté un missile tiré par les Houthis vers Ryad
-
Un "front du refus" inédit mobilisé à Arles contre une ligne aérienne THT
-
Women XV Global Series: les Bleues victorieuses des Australiennes au bout d'un scénario fou
-
Les Houthis du Yémen revendiquent une attaque dans la capitale saoudienne
-
Le RN hausse le ton face à la Russie mais est accusé de "double discours"
-
Fumée noire près de l'aéroport de Ryad après des explosions, selon des habitants
-
Angleterre: naufrage d'Arsenal, parfum de crise à Tottenham
-
Top 14: Lyon seul en tête, le Racing 92 se réveille
-
Ebola en RDC: lancement de l'essai clinique du vaccin Ervebo en Ituri
-
Catherine Ringer inhumée à Paris aux côtés de Fred Chichin
-
Des journalistes de CNN et d'autres médias empêchés d'accéder à la Maison Blanche
-
Charles Sapin ne sera plus sur France Inter pour son édito contesté
-
MotoGP: Martin tape du poing sur la table
-
Meurtres de femmes en Afrique du Sud: des habitants se mobilisent pour dire "ça suffit!"
-
Jeux asiatiques: "Profondes excuses" des organisateurs pour avoir joué le mauvais hymne
-
Rugby: le Japon remporte la Coupe des nations du Pacifique face aux Fidji
-
Flammes et fumée noire visibles près de l'aéroport de Ryad, selon des habitants
-
Angleterre: Aston Villa gagne enfin et enfonce Tottenham (3-2), relégable
-
Trump promulgue une loi imposant de nouvelles sanctions contre la Russie
-
Charles Sapin annonce la "suppression" de son édito par France Inter
-
Accord sur le Groenland : Trump crie victoire, les Danois aussi
-
Budget: la dette publique de la France grimpera jusqu'à 121,7% du PIB en 2027, un record
-
Foot: Sandro Mazzola, une carrière entière à l'Inter
-
Russie: "puissantes" cyberattaques au deuxième jour des élections législatives
-
Incendies en Indonésie: la Malaisie envoie des pompiers et des moyens aériens
-
MotoGP: Martin décroche la pole position en Autriche devant Marc Marquez
-
Le Danemark salue l'accord "contraignant" avec Trump sur le Groenland
-
Amazon renonce à la livraison gratuite de livres neufs dans ses casiers automatiques en France
-
L'IA de Google a perpétré des cyberattaques et deviné des identifiants
Afghanistan: des filles passent un examen d'entrée à l'université, dans la peur des attentats
Des milliers de filles et jeunes femmes ont pris part jeudi à Kaboul à un examen d'entrée à l'université, dans la peur deux semaines après un attentat suicide contre un centre éducatif de la capitale afghane ayant coûté la vie à plus de 50 personnes.
Habillées d'un hijab et d'un foulard noirs, les élèves se sont présentées à des universités de Kaboul pour passer ce test d'admission, qui se tient pour la première fois depuis le retour des talibans au pouvoir en août 2021.
Ce test national, pour garçons et filles, se déroule à des dates différentes selon les régions. Jeudi, il s'est tenu dans la capitale, sous une forte présence sécuritaire, les talibans ayant déployé de nombreux hommes armés pour prévenir tout attentat.
Le 30 septembre, 53 personnes, dont au moins 46 filles et jeunes femmes, selon l'ONU, avaient été tuées dans un attentat suicide contre un centre de formation qui préparait à cet examen, situé dans un quartier de la capitale abritant la minorité chiite hazara.
"Il y a beaucoup d'angoisse. Nos esprits sont perturbés, craignant toujours qu'à n'importe quel moment il pourrait y avoir une explosion", a déclaré à l'AFP Zahra, 18 ans, qui espère poursuivre des études d'informatique, avant d'entrer dans une salle d'examen à la prestigieuse université de Kaboul.
Les garçons dans la matinée et filles dans l'après-midi ont été minutieusement fouillés avant d'entrer dans les salles d'examen. Les talibans avaient bloqué les rues alentour et positionné des tireurs d'élite sur les toits des immeubles adjacents.
Une autre élève, Madina, a aussi reconnu avoir peur. "Cette fois-ci, toutes mes inquiétudes sont causées par la situation sécuritaire. Tout le monde a tellement peur", a-t-elle expliqué.
L'université de Kaboul avait elle-même été attaquée en novembre 2020 par des hommes armés, qui avaient tué au moins 22 personnes, des étudiants pour la plupart. Cette attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
- Parmi les dernières -
"Personne ne peut nous arrêter, personne ne peut enlever le crayon et le livre de nos mains", a affirmé avec détermination un professeur Yahya Homai.
De nombreuses filles, toutefois, ont choisi de ne pas se présenter à cet examen, redoutant un attentat, selon des participantes interrogées par l'AFP.
Le retour des talibans au pouvoir a mis fin à deux décennies de guerre en Afghanistan et a entraîné une réduction significative de la violence, mais les attaques se sont multipliées ces derniers mois.
L'attentat de septembre n'a pas été revendiqué. Mais l'EI-K, la branche régionale de l'EI, qui considère les chiites comme hérétiques et s'oppose aussi à l'éducation des filles, a mené plusieurs attaques meurtrières ces dernières années contre des écoles ou mosquées chiites.
L'éducation des filles est une question extrêmement sensible en Afghanistan, pays à majorité sunnite. Les talibans ont interdit l'enseignement secondaire (collège et lycée) aux filles. Les étudiantes sont en revanche toujours admises à l'université.
Mais, faute d'être allées au collège et au lycée, les filles afghanes ne seront à l'avenir rapidement plus en mesure d'accéder à l'université. Celles qui ont passé l'examen de jeudi pourraient ainsi être parmi les dernières à poursuivre des études universitaires.
"Nous demandons que les écoles au-delà (du primaire) soient rouvertes pour les filles", a déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, une élève qui souhaite faire des études de médecine.
"S'il n'y a pas de filles éduquées, alors comment pouvons-nous avoir une société développée?", a-t-elle plaidé.
L.Janezki--BTB