-
Argentine: démission du chef du cabinet des ministres pris dans un scandale
-
Canicule: les Français commencent à souffler, les hôpitaux s'accrochent encore
-
Séismes au Venezuela: 1.430 morts, 50.000 disparus et le temps presse
-
Top 14: Toulouse, roi incontesté en France
-
Top 14: Mauvaka, la signature d'un revenant
-
La canicule cède la place aux orages, les premiers signes de surmortalité apparaissent
-
Venezuela: des survivants du séisme louent l'entraide et "rendent grâce à Dieu"
-
La canicule s'atténue, mais les premiers signes de surmortalité apparaissent
-
Basket: Tony Parker va lancer sa carrière d'entraîneur à l'Asvel, avec un effectif renforcé
-
F1: en Autriche, Antonelli en Mercedes combattra les Ferrari et son coéquipier Russell
-
Séismes au Venezuela: au moins 1.430 morts, 50.000 disparus, l'aide internationale arrive
-
Championnats de France de natation: Léon Marchand impérial sur 400 m quatre nages
-
Canicule: urgences et hôpitaux sous tension, alors que la fin du phénomène extême se profile
-
Championnats de France: Célia Géry, le vent de fraîcheur
-
F1: Russell (Mercedes) s'élancera en pole position au Grand Prix d'Autriche
-
Mondial-2026: Mike Maignan, Monsieur 50%
-
De l'Allemagne au Danemark, des records de températures historiques en Europe
-
Séismes au Venezuela: au moins 920 morts, 50.000 disparus, l'aide américaine arrive
-
La canicule recule, mais la tension sur le système de santé reste intense
-
A Budapest, première Pride de l'après Orban, sous la canicule
-
L'Allemagne va trancher à la mi-2027 sur un retour à la conscription, selon un responsable parlementaire
-
Grèce: le gouvernement offre des primes aux pêcheurs capturant des poissons-ballons
-
Le plus grand accélérateur de particules entre en chantier pour mieux traquer la matière noire
-
L'Australie annonce doubler les amendes pour violation de l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs
-
A Budapest, première Pride de l'après Orban, en attendant des actes
-
Redevance sur les PFAS: un décret confirme l'entrée en vigueur pour la rentrée
-
Indonésie: dizaines d'arrestations lors d'une manifestation contre la politique présidentielle
-
Pékin: la collision d'un petit avion avec un gratte-ciel a fait un mort, le pilote, et 13 blessés
-
L'aide à mourir plus utilisée par les plus pauvres? Une idée non soutenue par les études disponibles
-
Mondial-2026: Angleterre, Portugal et Argentine pour bien finir, quatre tickets encore à prendre
-
Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle
-
Dans le nord de l’Italie, le niveau trop bas du Pô inquiète
-
Le gazole et le SP95-E10 à moins de 1,90 euro le litre en France
-
Apple voit les cinémas comme un allié du streaming, selon un de ses dirigeants
-
Washington réautorise l'IA la plus puissante d'Anthropic pour quelques partenaires américains
-
Une nouvelle journée suffocante pour une grande partie des Européens
-
L'Iran accuse les Etats-Unis de "violation" de l'accord, les deux pays échangent des frappes
-
La canicule place les hôpitaux sous tension extrême
-
Canicule: +80% d'appels dans les Samu parisiens sur la semaine écoulée
-
A Civaux, une centrale nucléaire qui défie les canicules
-
Mondial-2026: Julian Alvarez avec l'Argentine, une fenêtre pour s'exprimer
-
Top 14: Toulouse face à Montpellier et à son histoire
-
Avec la canicule, le risque de prolifération des cyanobactéries dans les zones de baignade
-
Toujours plus de radars sol-air, un défi pour les avions de combat
-
Face aux canicules, des solutions "low-tech" pour combattre la chaleur en ville
-
Etats-Unis et Iran échangent des frappes
-
La fin du pic caniculaire se précise, 37 départements encore en rouge samedi
-
Mondial-2026: France-Suède en 16es, le Cap-Vert magnifique
-
John Bolton, ex-conseiller de Trump, plaide coupable de rétention de documents classifiés
-
Les Etats-Unis ont annoncé des frappes contre l'Iran, qui dit avoir répliqué
Maroc: dans le nord-ouest inondé, des agriculteurs ont "tout perdu"
Mohamed Reouani inspecte ses champs d'orge et de luzerne à Ouled Salama, près de Kénitra au Maroc. Comme des dizaines d'autres agriculteurs de son village, il a "tout perdu" dans des inondations exceptionnelles qui ont frappé récemment cette région du nord-ouest.
"J'avais environ 4 ou 5 hectares, je n'ai plus rien", dit à l'AFP ce paysan de 63 ans, à quelques pas de ses parcelles submergées où il ne pourra rien récolter cette année.
Au Maroc, l'agriculture est un secteur majeur qui pèse 12% du PIB et environ un tiers des emplois.
Ces dernières semaines, le pays nord-africain a connu des précipitations inédites qui ont provoqué, selon le gouvernement, "l'inondation de 110.000 hectares" dans les régions de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane, dans le nord-ouest.
Quatre personnes ont trouvé la mort le week-end dernier lors d'une crue soudaine, une autre est portée disparue.
Les autorités ont dû évacuer près de 188.000 personnes, hébergées dans leurs familles ou des campements provisoires.
Jusqu'à la mi-décembre, le taux de remplissage des barrages au Maroc ne dépassait pas les 31% et M. Reouani, comme ses voisins, considérait comme "une bénédiction" l'arrivée de fortes pluies après sept années consécutives de sécheresse.
Le déficit pluviométrique avait entraîné des rationnements de leurs quotas d'irrigation. Aujourd'hui, les réservoirs sont remplis à près de 70%.
Dans certaines zones du village de M. Reouani, le niveau de l'eau est encore d'environ deux mètres depuis la dernière vague de pluies, qui a cessé en début de semaine. Certaines habitations restent isolées par de grandes étendues d'eau.
Face à l'urgence, les autorités n'ont pas uniquement évacué les habitants mais également des moutons et des vaches, notamment dans le village voisin d'Ouled Amer.
Non loin d'un campement aménagé par les autorités, des agriculteurs ont dressé des tentes pour protéger leurs bêtes du froid.
- "L'eau a tout emporté" -
"Il ne nous reste plus ni céréales ni luzerne... l'eau a tout emporté", déclare à l'AFP Ibrahim Bernous, un éleveur de 32 ans qui a pu mettre son cheptel à l'abri mais dépend, pour le nourrir, de distributions gratuites de fourrage des autorités.
La situation météorologique a complètement basculé à partir de janvier, comme l'attestent les chiffres du ministère de l'Equipement: près de 9 milliards de m3 d'apports hydriques dans les barrages en un mois, du 11 janvier au 11 février, soit autant que le cumul des deux dernières années.
Ces pluies records se sont concentrées dans les plaines du Gharb et du Loukkos, deux fleuves débouchant dans l'Atlantique et irriguant des provinces qui figurent parmi les zones agricoles les plus importantes du pays.
Elles abritent de grandes exploitations de céréales, des élevages et des cultures de fruits rouges, légumes et betteraves à sucre destinées à l'export.
Mais c'est l'après-catastrophe qui inquiète le plus des agriculteurs comme Chergui al-Alja,, 42 ans: "il ne nous reste plus de céréales pour nourrir le bétail, alors qu'il constitue notre principale source de revenus".
L'élevage a été "l'un des secteurs les plus touchés", confirme à l'AFP Rachid Benali, président de la Confédération marocaine de l'agriculture, soulignant qu'il faudra "attendre le reflux des eaux pour une évaluation plus précise des pertes". Selon M. Benali, les champs de betteraves, agrumes et légumes ont également été affectés.
Jeudi, le gouvernement a annoncé le déblocage d'environ 300 millions d'euros dont 30 millions en aide directe aux agriculteurs et éleveurs, le reste devant aller à l'aide d'urgence, la réhabilitation des infrastructures routières et agricoles ou la rénovation de logements et commerces.
Malgré les dégâts dans le nord-ouest, les pluies exceptionnelles qui sont tombées sur l'ensemble du pays devraient "contribuer à une croissance de 4,9%" cette année, grâce notamment "à une forte production agricole", a indiqué jeudi le Fonds monétaire international (FMI), dans un communiqué.
J.Fankhauser--BTB