-
Les Etats-Unis fêtent leurs 250 ans, Trump se pose en défenseur d'une identité américaine en péril
-
Ebola: le premier cas en France est "guéri" et "sorti de l'hôpital", annonce la ministre de la Santé
-
Mondial-2026: Quiñones, le buteur mexicain venu de Colombie
-
Le prince Harry se rendra à Londres sans sa femme Meghan ni leurs enfants
-
"Lewis le plus grand": les fans britanniques de F1 adulent leurs champions
-
Les Etats-Unis fêtent leurs 250 ans, Trump se pose en défenseur d'une identité américaine menacée
-
F1: à Silverstone, Antonelli reprend la main sur Hamilton
-
Bernard Arnault soumis à un redressement fiscal de 22,5 millions d'euros
-
Les dirigeants du parti d'extrême droite allemand réélus samedi malgré des milliers de contre-manifestants
-
Mondial-2026: Maroc et France ouvrent le bal des 8es, l'Argentine a eu peur de ne pas y être
-
Rugby: le XV de France si proche de l'exploit face aux All Blacks
-
Au sud de Bordeaux, une "chaîne humaine" pour dire non à la LGV Sud-Ouest
-
Décès à 44 ans du chef du "Septime" Bertrand Grébaut, figure d'une gastronomie décontractée
-
Continental va céder sa division ContiTech pour 4 milliards d'euros
-
Des milliers de manifestants à Erfurt pour empêcher le congrès de l'extrême droite allemande
-
Espagne: l'incendie près de la Costa Brava a déjà brûlé 2.200 hectares
-
Nouvelles attaques coordonnées au Mali dans plusieurs localités et contre une prison
-
Un "super typhon" approche des îles américaines du Pacifique
-
Séismes au Venezuela: rumeur et faux espoir autour d'un enfant
-
"Tout ce maquillage n'est pas pour nous" : Ankara se refait une beauté pour l'Otan
-
Les Etats-Unis fêtent leurs 250 ans, Trump s'alarme pour l'identité américaine
-
A la veille des 250 ans des Etats-Unis, Trump décrit une identité américaine attaquée
-
Mondial-2026: la France face au Paraguay et à la chaleur pour rallier les quarts
-
Le Tour de France s'élance de Barcelone avec un maître-mot: chaud devant
-
Costa Rica: des chercheurs pensent avoir découvert une nouvelle espèce de requin fantôme
-
Au Venezuela, fast-food et gare routière se muent en hôpitaux de campagne
-
Fin du suspense, Taylor Swift et Travis Kelce sont mariés
-
Après l'affaire Lyhanna, mobilisation pour une loi globale contre les violences sexuelles
-
Trois jours avant le jugement, un dernier banquet à Liévin pour Le Pen et Bardella
-
Léon XIV sur l'île italienne de Lampedusa pour un hommage aux migrants
-
Mondial-2026: première pour l'Egypte, le Cap-Vert défie la montagne argentine sous la chaleur
-
Mondial-2026: gare au coup de chaud pour les Bleus
-
Mondial-2026: l'Egypte aux nerfs d'acier élimine des Australiens limités
-
Basket: les Bleus s'imposent dans la douleur en Belgique
-
Les Vénézuéliens en colère réclament des moyens pour récupérer les corps
-
A New York, l'heure du mariage pour Taylor Swift et Travis Kelce
-
Face à la canicule, un maire portugais au contact des personnes âgées isolées
-
Wimbledon: Djokovic malmené par Rinderknech, Sinner et Sabalenka faciles
-
"Il faut nous aider", lancent les pompiers après les incendies précoces dans le sud
-
Les Entrepreneurs reçus à Matignon, le budget au centre des discussions
-
Afrique du Sud : le gouvernement ne parvient pas à bloquer les exportations de cornes de rhinocéros
-
La Bourse de Paris clôture en hausse et se rapproche des sommets
Pénurie d'ivoire et boules de billard: aux origines du plastique
Dix mille dollars : c'est en quête de ce pactole, équivalant à 250.000 dollars actuels, qu'une poignée de Géo Trouvetou cherchent au XIXe siècle à créer un matériau pour remplacer l'ivoire dans la fabrication des boules de billard.
A l'époque, ces sphères sont façonnées dans des défenses d'éléphants. L'ivoire comporte deux défauts majeurs : il est "affreusement cher" et ses stocks sont limités, "une défense standard fournissant suffisamment d'ivoire pour seulement quatre ou cinq boules de qualité", se désole Michael Phelan, star du billard et promoteur d'événements, dans son livre "The Game of Billiards" publié en 1858.
En 1863, son entreprise Phelan & Collender met les inventeurs au défi de trouver une alternative.
D'aucuns s'y étaient déjà cassé les dents. Comme l'Anglais Alexander Parkes (1813-1890), inventeur prolifique, (qui) trouva en 1856 un ersatz, la Parkesine, à base de cellulose, d'acide nitrique et d'éthanol. Mais cette matière était jugée onéreuse en raison de l'alcool entrant dans sa composition et présentait un vieillissement rapide.
John Wesley Hyatt, "jeune imprimeur à l'esprit inventif", aura plus de réussite, mais il devra remettre maintes fois son ouvrage sur le métier avant d'accéder à la postérité, comme le raconte le Lemelson Center, affilié à la Smithsonian Institution.
- Dentiers, baleines et faux-cols -
Motivé par la récompense promise, il dépose son premier brevet en 1865, à 28 ans. Son invention - de la fibre de bois recouverte d'un mélange de gomme-laque et de poussière d'ivoire - ne convainc pas les amateurs de billard.
En 1868, une bouteille de collodion (nitrocellulose mélangée à de l'éther et de l'alcool, NDR) se renverse et John Wesley Hyatt se rend compte qu'à l'air libre, ce liquide, utilisé par les imprimeurs pour protéger leurs doigts des brûlures, "se solidifie en une matière dure et claire".
Cette découverte fortuite ouvre la voie à l'invention fin 1869 du Celluloïd, mélange de collodion et de camphre. Pour se passer d'alcool, John Wesley Hyatt a l'idée d'incorporer les éléments "à chaud et sous pression", rapporte l'encyclopédie Universalis.
C'est un succès. Les boules de billard en celluloïd sont "difficiles à distinguer des boules en ivoire", malgré "un prix réduit de moitié", vante le New York Times en 1872.
John Wesley Hyatt et son frère commercialiseront également, selon Universalis, "des dentiers, (...) des baleines pour corsets, des faux-cols, des boutons, de grands peignes pour les dames, des plastrons de chemises, qui ne rétrécissaient pas au lavage et se nettoyaient d'un coup d'éponge".
Aujourd'hui, le celluloïd, dont le défaut est d'être inflammable, est encore parfois utilisé pour fabriquer des balles de tennis de table.
Le premier plastique entièrement synthétique et vierge de toute molécule présente dans la nature (sans cellulose) sera pour sa part inventé juste après, en 1907, par le chimiste belge Leo Baekeland.
Sa bakelite, qui appartient aujourd'hui aux plastiques vintages comme le celluloid, est issue d'une réaction entre le phénol et le formaldéhyde. Elle servira à fabriquer des cendriers, des boîtiers de téléphone ou des prises électriques.
Y.Bouchard--BTB