-
Les Houthis disent avoir ciblé un site d'Aramco à Ryad, après des raids saoudiens sur Sanaa
-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
-
La Bulgarie accueille les restes attribués au tsar Samouil
-
Législatives en Lettonie, entre menace russe et coût de la vie
-
Ligue des nations: Olise, le sauveur des Bleus
-
Ligue des nations: premier accroc pour les Bleus de Zidane
Face au changement climatique, méditez! L'appel d'une des responsables de l'accord de Paris
Il y a dix ans, Christiana Figueres fut l'une des architectes de l'accord de Paris. Pour gérer le stress des négociations climatiques et l'anxiété liée au réchauffement de la planète, elle a une recommandation: la méditation.
Alors à la tête de l'agence ONU Climat, cette native du Costa Rica joua en 2015 un rôle-clé dans l'élaboration de l'accord historique conclu dans la capitale française, où la communauté internationale s'est engagée à prendre des mesures pour limiter le réchauffement.
Dix ans plus tard, elle était la semaine dernière dans la ville amazonienne de Belem, au Brésil, pour la COP30, où les négociations battent leur plein pour tenter d'atteindre un nouveau consensus face à l'urgence climatique.
Dans un entretien à l'AFP, Christiana Figueres prône la "résilience personnelle" face aux circonstances "sans précédent" que traverse l'humanité.
À ce titre, elle organise des retraites de méditation auxquelles participent, entre autres, des négociateurs des conférences de l'ONU sur le climat, pour y apprendre notamment des techniques de respiration afin de réduire le stress.
QUESTION: Quel est le rapport entre la méditation et le changement climatique?
RÉPONSE: "Au fil des années, nous avons constaté que les mesures pour faire face au changement climatique n'ont pas été à la hauteur, ni à la vitesse ni de l'ampleur souhaitées, selon les scientifiques.
Beaucoup de personnes, en particulier les jeunes qui travaillent sur ce sujet, ont commencé à se sentir de plus en plus anxieux. Cela me fait beaucoup de peine de voir que beaucoup de jeunes ont décidé de ne pas avoir d'enfants, par exemple, parce qu'ils ne veulent pas les voir vivre sur une planète dans cet état.
Beaucoup de personnes qui se consacrent à ce sujet depuis des années ressentent que leur impact a été minime ou insignifiant, et tombent dans un gouffre de désespoir, de frustration. Cela nuit à leur santé mentale.
La méditation aide à renforcer la résilience personnelle. Et je suis convaincue que, bien que nous travaillions tous pour la résilience planétaire, il est très difficile de le faire sans cette résilience personnelle."
Q: Et pour vous, à titre personnel, quelle a été l'importance de la méditation dans votre combat contre le changement climatique?
R: "Je ne sais pas si j'aurais pu supporter de travailler dans ce domaine tout au long de ces décennies sans la méditation, sans me connecter à la nature, aux autres personnes. Je n'aurais pas pu y faire face aussi longtemps, et avec autant d'efforts."
Q: Cette pratique trouve-t-elle un écho parmi les négociateurs de la COP30 ?
R: "Nous avons organisé des retraites avec 800 personnes à travers le monde. Il y a parmi eux des négociateurs ou leurs collaborateurs, qui apprennent ces techniques (de méditation) et les mettent en pratique à la COP.
Mais on ne peut pas dire qu'on va concevoir le programme quotidien de la COP autour de cela. C'est une décision personnelle de chacun."
Q: En quoi cela peut-il faciliter les négociations?
R: "Cela les facilite dans le sens où, quand on apprend à écouter, on devient un meilleur négociateur."
Q: Qu'attendez-vous de la COP30?
R: "Je pense que ce qui va ressortir de cette COP, c'est qu'on va se rendre compte que, bien que l'aspect politique demeure important, la réalité économique face au changement climatique prend de plus en plus d'ampleur.
C'est le fait de savoir que toutes ces technologies (propres) sont tout simplement supérieures et très compétitives par rapport aux technologies polluantes. Et ce progrès de ces technologies est visible dans tous les secteurs, dans tous les pays. C'est un progrès qui ne s'arrêtera pas."
F.Müller--BTB