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En Indonésie, les inondations conduisent à pointer le rôle de la déforestation
Permis d'exploitation annulés, poursuites judiciaires, menace de nationalisation: les inondations meurtrières qui ont balayé l'île indonésienne de Sumatra ont provoqué une réaction gouvernementale sans précédent, visant des entreprises minières ou forestières accusées d'avoir aggravé la catastrophe.
Mais les écologistes, qui mettent en garde depuis longtemps contre les risques d'une déforestation galopante, craignent que la réponse actuelle ne résolve pas le problème et risque même de l'aggraver.
De nombreux responsables, du président Prabowo Subianto jusqu'aux échelons inférieurs, ont reconnu le rôle de la déforestation et du surdéveloppement dans les inondations et glissements de terrain de novembre dernier, qui ont fait plus de 1.000 morts à Sumatra.
L'exploitation minière, les plantations et les incendies ont entraîné la destruction de vastes étendues de forêt tropicale, faisant disparaître les arbres qui absorbaient la pluie et contribuaient à stabiliser le sol.
"La protection de l'environnement et de la nature" est désormais la priorité de l'Indonésie, a déclaré Prabowo lors du dernier Forum économique mondial à Davos.
Dans cette optique, plusieurs dizaines d'entreprises ont vu leurs permis d'exploitation révoqués et le gouvernement prévoit de confier la gestion d'environ un million d'hectares de terres à une entreprise publique.
Dans un premier temps, le gouvernement avait indiqué que serait concernée la mine d'or de Martabe, située à Sumatra ouest, et que les défenseurs de l'environnement accusent régulièrement de causer des dommages environnementaux.
Mais il n'est pas question pour le moment d'interrompre le développement dans les zones les plus touchées et les plus sensibles sur le plan écologique, comme Batang Toru, où se situe Martabe.
- Orang-outan en danger -
La région abrite le grand singe le plus rare au monde, l'orang-outan de Tapanuli, dont on estime qu'il ne restait que 800 individus à l'état sauvage avant les inondations.
"Révoquer les permis (d'exploitation) n'est pas une victoire immédiate", estime Panut Hadisiswoyo, spécialiste de la conservation et des orangs-outans.
"L'objectif de la révocation (des permis) est d'enrayer la dévastation, mais la poursuite de ces opérations signifie que l'industrie poursuivra ses activités dans cette zone vulnérable", ajoute-t-il.
Les défenseurs de l'environnement ont fait pression pour obtenir un moratoire sur le développement à Batang Toru, où les orangs-outans tapanuli ont d'abord subi la perte de leur habitat, puis les inondations.
À partir de données satellitaires et d'informations sur la population préexistante, les experts ont calculé que près de 60 grands singes auraient été tués dans ce qu'ils ont qualifié d'"événement d'extinction massive" pour l'espèce.
Entre 2001 et 2024, Sumatra a perdu 4,4 millions d'hectares de forêt, une superficie supérieure à celle de la Suisse, "rendant les paysages forestiers vallonnés plus vulnérables aux glissements de terrain et aux inondations", explique Amanda Hurowitz, directrice du groupe de conservation Mighty Earth.
L'essentiel de cette déforestation s'est produit dans des zones autorisées par le gouvernement et il n'est pas certain que le transfert des opérations à l'État améliore la situation.
"Ce qui nous préoccupe, c'est que la nationalisation ne garantisse pas de meilleures pratiques environnementales et que la production soit privilégiée au détriment de la conservation, ajoute Mme Hurowitz.
- Poursuites pour 300 M USD -
Sollicités par l'AFP, les ministères indonésiens de l'Environnement et des Forêts n'ont pas répondu dans l'immédiat.
Pour d'autres experts, la révocation des permis et le transfert de leurs opérations ont perturbé les plans d'audit et d'enquête sur les entreprises et leur responsabilité exacte dans la catastrophe.
De plus, jusqu'à présent, le gouvernement n'a présenté aucun plan de restauration des forêts et de dépollution, déplore Timer Manurung, directeur exécutif du groupe environnemental indonésien Auriga Nusantara.
"Il ne s'agit pas seulement de révocation (des permis), mais aussi de réparation, de prise de responsabilité pour les dégâts", expose-t-il.
Les poursuites intentées par le gouvernement visent à obtenir près de 300 millions de dollars (252 millions d'euros) auprès de six entreprises, dont une partie sera consacrée à la restauration de l'environnement.
Mais il faudra beaucoup plus pour une véritable remise en état et d'autres entreprises pourraient également être considérées comme responsables, estiment des experts.
J.Bergmann--BTB