-
Procès des réseaux sociaux: le patron d'Instagram rejette l'idée d'addiction
-
Wall Street en demi-teinte après l'emploi américain
-
Au Congrès américain, les démocrates accusent la ministre de la Justice d'"étouffer" le scandale Epstein
-
Mort de James Van Der Beek, héros de la série "Dawson", à 48 ans
-
Argentine: heurts entre manifestants et police pendant un débat au Sénat sur la réforme du travail
-
WTA 1000 de Doha: Swiatek et Rybakina en quarts, après quelques ratés
-
Colombie: le favori de la droite à la présidentielle promet de bombarder les narcotrafiquants avec le soutien des Etats-Unis
-
Paris: la police blesse grièvement un homme armé d'un couteau, deux enquêtes ouvertes
-
Trump "insiste" auprès de Netanyahu sur le dialogue avec l'Iran
-
L'OMS demande aux Etats-Unis de partager leurs informations sur l'origine du Covid-19
-
Au Congrès américain, les démocrates accusent la ministre de la Justice d'"étouffer" l'affaire Epstein
-
Tempête Nils: alerte rouge aux crues dans le Sud-Ouest, au vent sur l'Aude
-
Procès réseaux sociaux: le patron d'Instagram refuse la notion d'"addiction clinique"
-
Pétition contre la loi Duplomb: le débat, inédit, loin de réconcilier les deux camps à l'Assemblée
-
Paris: un homme armé d'un couteau menace un chauffeur de bus, la police le blesse grièvement
-
La Bourse de Paris termine en baisse, débâcle pour Dassault Systemes
-
Réformes de l'UE: constat d'urgence partagé, divergences Macron-Merz sur les recettes
-
Le ministre américain de l'Énergie au Venezuela pour débloquer les freins à l'investissement pétrolier
-
La Cour des comptes, une "vieille dame" qui veille sur les deniers publics
-
Cyclone à Madagascar: plus de 30 morts, la deuxième ville du pays "détruite à 75%"
-
La Réunion: prison ferme requise contre un homme d'affaires et un chef d'entreprise jugés pour corruption
-
Le projet de loi-cadre sur les transports sur les rails
-
Les Bourses européennes dispersées à la clôture
-
JO: des "montagnes russes" d'émotions et le bronze pour Laffont
-
Faire de l'Europe une "puissance indépendante" est la "seule" solution, dit Macron
-
xAI perd plusieurs responsables clés, mais Musk promet la Lune
-
Mondial-2026: beIN chipe la retransmission en France aux dépens de Ligue 1+
-
Pas d'immunité pour Albert II de Monaco dans une plainte en diffamation
-
Tempête Nils: vigilance rouge aux crues dans le Sud-Ouest et au vent sur l'Aude
-
Le Canada en deuil après une rare tuerie qui a fait neuf morts
-
TotalEnergies voit son bénéfice annuel 2025 chuter, lesté par les cours du pétrole
-
Espagne: des milliers d'agriculteurs avec leurs tracteurs à Madrid contre l'accord UE-Mercosur
-
Mort d'Adama Traoré: non-lieu définitif, la famille se tourne vers la justice européenne
-
JO: la biathlète française Julia Simon sacrée championne olympique de l'individuel, Lou Jeanmonnot en argent
-
Pétition contre la loi Duplomb: débat inédit mais sans vote à l'Assemblée
-
JO: Perrine Laffont en bronze en ski de bosses, l'Américaine Elizabeth Lemley titrée
-
Blocage d'un train en Bretagne: des amendes contre sept militants écologistes
-
Mort d'Adama Traoré: le non-lieu est définitif, la famille se tourne vers la justice européenne
-
Bassin d'Arcachon: inquiétude et colère face à de nouveaux déversements d'eaux usées
-
JO: la grande détresse de Nils Allègre, abonné aux quatrièmes places
-
Alpes 2030: le Cojop s'enfonce encore un peu plus dans la crise
-
Lithium: l'Etat s'invite au capital de la mine d'Imerys dans l'Allier
-
"Artistes de l'acier": jeux vidéo et dessins animés aiguisent la passion du katana
-
JO: Franjo von Allmen voit triple avec le super-G, Nils Allègre 4e et inconsolable
-
Une personne interpellée puis relâchée après l'enlèvement de la mère d'une journaliste télé américaine
-
Daniel Siad, recruteur de mannequins aux liens étroits avec Epstein
-
Un collier IA promet d'être votre ami et suscite des inquiétudes
-
XV de France: Depoortere forfait contre les Gallois, doute autour de Moefana
-
Un tribunal néerlandais ouvre une enquête sur l'entreprise chinoise de semi-conducteurs Nexperia
-
Amélie de Montchalin nommée à la tête de la Cour des Comptes à partir du 23 février
Les milliardaires, irrités par le suivi en ligne de leurs trajets aériens
Comment agacer à la fois des hauts responsables chinois, Elon Musk et Kylie Jenner? Pister leurs jets privés. Les sites et comptes Twitter qui suivent en temps réel le trafic aérien provoquent des réactions épidermiques, de la simple plainte aux saisies de matériel.
Chaque année des compagnies de fret aérien russes, des propriétaires d'avions saoudiens ou d'autres personnes demandent à Dan Streufert, fondateur du site américain de suivi de vol ADS-B Exchange, d'arrêter de publier leurs déplacements. Sans succès.
"Nous n'avons rien supprimé jusqu'à présent. Ce sont des informations publiques. Et je ne veux pas être l'arbitre qui décide qui a raison ou tort", explique M. Streufert.
Certaines limites existent, mais les groupes qui reconstituent les trajectoires de vol soulignent que la source d'information principale est disponible légalement et accessible à tous ceux qui disposent de l'équipement nécessaire.
La loi américaine exige que les avions se trouvant dans certaines zones soient équipés du système par satellite ADS-B, qui envoie périodiquement la position de l'appareil par radio aux contrôleurs aériens.
Un site comme Flightradar24 dispose de 34.000 récepteurs au sol à travers le monde pouvant capter ce type de signaux, des données envoyées vers un réseau central et croisées avec les horaires de vol et d'autres renseignements sur les avions.
Réussir à identifier le propriétaire d'un avion est une autre paire de manches, selon Jack Sweeney, 19 ans, créateur du compte Twitter "Celebrity Jets", qui a déniché le jet privé d'Elon Musk après une demande d'information aux archives publiques du gouvernement américain.
Le patron de Tesla lui a proposé 5.000 dollars pour enterrer le compte "ElonJet", plus de 480.000 abonnés, qui suit tous les mouvements de l'avion du multi-milliardaire.
"Il suscite tellement d'intérêt, je fais quelque chose qui marche. Les gens aiment voir ce que les célébrités font, ça, et le truc autour des émissions", note M. Sweeney auprès de l'AFP, en référence à l'indignation vis-à-vis de l'empreinte carbone des avions.
Publier ce type d'informations sur Twitter permet aux gens "d'y accéder plus facilement et de comprendre", ajoute-t-il.
- "Les données sont déjà là" -
En juillet, le compte "Celebrity Jets" a révélé que la star de la téléréalité Kylie Jenner avait pris un jet privé pour un vol de 17 minutes en Californie provoquant un tollé sur les réseaux sociaux.
"Ils nous disent à nous, les gens de la classe ouvrière, de culpabiliser pour notre vol annuel lors de vacances bien nécessaires pendant que ces célébrités prennent des jets privés tous les deux jours comme si c'était un Uber", a tweeté une internaute outrée.
Ni M. Sweeney, ni M. Streufert, n'ont évoqué une ligne rouge qu'ils ne voudraient pas franchir concernant la publication des trajets aériens.
"Les donnés sont déjà là. Je ne fais que les redistribuer", affirme Jack Sweeney.
Cette activité génère aussi des revenus, même s'ils sont difficiles à évaluer. Dan Streufert reconnaît gagner sa vie de cette façon mais refuse de donner des détails tandis que M. Sweeney assure que ses comptes de suivi de vol lui ont rapporté environ 100 dollars par mois.
Flightradar24 ne communique pas sur son chiffre d'affaires.
Le pistage de vol peut aussi avoir un impact important au-delà de l'ire des célébrités et des milliardaires, comme l'a montré la visite controversée de la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi à Taïwan mardi, dont le vol était suivi par plus de 700.000 personnes sur le site Flightradar24 au moment de son atterrissage.
En août, le rapport d'une ONG accusant l'agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, de faciliter le refoulement de migrants tentant la périlleuse traversée de la Méditerranée s'est appuyé sur des données de systèmes ADS-B, tout comme des médias américains s'en sont servi pour dénoncer la présence de vols de surveillance pendant les manifestations anti-racistes à Washington en 2020.
Des dizaines d'élus au Congrès avaient, après ces révélations, exhorté dans une lettre le FBI et d'autres agences gouvernementales comme la garde nationale à "cesser de surveiller les manifestants pacifiques".
Ailleurs dans le monde, des gouvernements ont clairement montré que ces technologies et ce type de données n'étaient pas les bienvenues.
Un média d'Etat chinois a rapporté en 2021 que le gouvernement avait saisi des centaines de récepteurs utilisés par des sites de suivi de vols en temps réel, sous couvert d'un risque "d'espionnage".
"Dans beaucoup de cas, ce sont les régimes autoritaires qui n'aiment pas ce genre de visibilité", souligne Dan Streufert.
S.Keller--BTB