-
Air India impose un dépistage antidrogue à tous ses pilotes après un grave incident de vol
-
Guillaume Pley, figure du média Legend, dans la tourmente
-
Fifa: le sort d'Infantino doit être scellé par les urnes, insiste le patron de la CAF
-
Les étudiants afghans divisés sur l'interdiction des smartphones à l'université
-
Euro d'athlétisme: Thibaut et Mathieu Collet, frères d'armes
-
Canicule : 80 départements en vigilance orange, les pompiers reçus à Beauvau
-
En optant pour Bourgas, l'Eurovision penche côté plage en Bulgarie
-
Royaume-Uni: Nigel Farage affronte Tête-de-Poubelle lors d'une législative atypique
-
En Roumanie, la sécheresse met l'unique centrale nucléaire à l'arrêt
-
Maisons palestiniennes assiégées par des colons en Cisjordanie: un "acte de terreur" pour l'ambassadeur américain en Israël
-
Maladie, poison? Dans le sud du Kenya, un mal mystérieux continue de tuer des éléphants
-
Euro d'athlétisme: à Birmingham, une fête du sport olympique qui sonne creux
-
Présidentielle en Zambie: les électeurs tranchent sur le bilan économique du sortant "HH"
-
La Bundesbank lance la recherche d'un nouveau siège "clé en main" à Francfort
-
Roumanie : arrêt complet de l'unique centrale nucléaire du pays à cause du faible débit du Danube
-
Masters 1000 de Montréal: le tenant du titre Shelton retrouvera Nakashima en finale
-
WTA 1000 de Toronto: Swiatek affrontera Rybakina pour un premier titre en 2026
-
Présidentielle en Zambie: le bilan économique du sortant "HH" à l'épreuve des urnes
-
Poutine en visite pour la première fois aux îles Kouriles, disputées avec le Japon
-
Royaume-Uni: Nigel Farage face à Tête-de-poubelle dans une législative hors du commun
-
Dans les rivières à sec du Finistère, la bataille pour sauver les poissons
-
Nouvelle journée de canicule en France, 80 départements en vigilance orange
-
En annulant un rapport sur l'Arctique, l'administration Trump s'attaque encore à la science du climat
-
Mineurs et réseaux sociaux: le jury californien désigné pour le procès de Meta, débats le 18 août
-
Colombie: le séisme a fait 265 morts, la recherche de survivants dans une phase décisive
-
Foot: Le PSG lance sa saison en remportant la Supercoupe d'Europe contre Aston Villa (2-1)
-
Euro d’athlétisme: Just Kwaou-Mathey médaillé d’argent du 110 m haies
-
Mineurs et réseaux sociaux: le procès de Meta face à une coalition d'Etats américains a débuté
-
Wall Street termine sur une note positive, soulagée par l'inflation américaine
-
Euro d'athlétisme: Muhammad Abdallah Kounta médaillé d'argent sur 400 m
-
"Magnifique!" Eclipse solaire sur l'Europe, noir total sur le nord de l'Espagne
-
Travis Kelce décrit son mariage avec Taylor Swift comme la "meilleure soirée" de sa vie
-
Euro de natation: les astres Curtis et Popovici à pleine vitesse
-
"Magnifique!" Eclipse solaire sur l'Europe, le nord de l'Espagne dans le noir total
-
Eclipse solaire sur l'Europe, le nord de l'Espagne plongé dans le noir total
-
"On n'y croyait pas trop" : au Pic du Midi, le ciel s'est dégagé pour l'éclipse
-
Colombie: phase décisive pour la recherche de survivants, deux jours après un puissant séisme
-
L'éclipse solaire totale débute en Europe, l'Islande déjà plongée dans l'obscurité
-
"Ca va se dégager": Au Pic du Midi bouché par les nuages, on espère voir l'éclipse
-
Nuit en plein jour : l'éclipse solaire débute aux confins de la Russie
-
Deux minutes de nuit en plein jour : une partie de l'Europe attend l'éclipse solaire totale
-
La Bourse de Paris termine en baisse, le luxe sous pression
-
Champagne: les dates d'ouverture des vendanges publiées, précocité record
-
Natation: à 16 ans, le prodige Sauveur Cristofini prend son élan à l'Euro
-
Rod Stewart annule la fin de sa tournée aux Etats-Unis après une opération du coeur
-
Cisjordanie: des colons israéliens assiègent des maisons palestiniennes malgré la venue de l'armée
-
La French Touch rend un dernier hommage à Kavinsky à Montmartre
-
Les fortes chaleurs s'étendent et pourraient coûter cher à la France
-
Grèce: 281 arrestations pour incendies criminels en 2026, toujours de nouveaux feux
-
Au pied du mont Blanc, la fraîcheur d'un plan d'eau pour fuir la canicule
En Allemagne, les eaux basses du Rhin aggravent la crise énergétique
Dans l'ouest de l'Allemagne, le manque d'eau dû au pic de chaleur estival rend le Rhin difficilement navigable, faisant peser une menace supplémentaire pour une économie allemande déjà affaiblie.
La perspective d'un arrêt partiel du trafic fluvial de ce fleuve parmi les plus fréquentés du monde constitue un nouveau casse-tête pour l'industrie allemande, déjà éprouvée par la crise du gaz russe et la flambée des prix de l'énergie dans la foulée de la guerre en Ukraine.
Roberto Spranzi, patron de DTG, une coopérative de transport maritime de la ville industrielle de Duisbourg, affirme que sa flotte de plus de 100 navires doit déjà limiter ses cargaisons pour éviter tout échouage.
"En ce moment, nous devons utiliser trois ou quatre navires alors qu'en temps normal nous en aurions besoin que d'un seul", explique-t-il à l'AFP.
Pointant du doigt le reflux inquiétant à l'entrée du port intérieur de Duisbourg, il note qu'"actuellement, il est à 1,70 mètre. En théorie, le niveau normal de l'eau est supérieur à deux mètres".
"Nous approvisionnons les usines sur le Rhin en matières premières. Lorsque ce n'est plus possible - ou moins souvent - c'est aussi une menace pour l'industrie allemande", affirme-t-il.
Plus en amont du fleuve, à Kaub, à environ 30 kilomètres au sud de Coblence, le niveau de référence devrait même passer sous les 40 cm d'ici la fin de la semaine, ce qui aurait pour conséquence de comprimer encore davantage le trafic.
- 'Fonctionnement irrégulier' -
Environ 4% du fret est transporté par voie maritime en Allemagne, y compris sur le Rhin, qui prend sa source en Suisse pour traverser plusieurs pays dont la France et l'Allemagne avant de se jeter dans la mer aux Pays-Bas.
Le fleuve a regagné en importance ces derniers mois car, pour se détourner en particulier du gaz russe dont elle est dépendante, l'Allemagne veut davantage se tourner vers le charbon.
Or, les grandes centrales électriques se situent principalement dans le pourtour rhénan, fleuve clé pour leur approvisionnement.
Les plus grandes entreprises allemandes ont déjà prévenu que de fortes perturbations du trafic fluvial pourrait porter un nouveau coup à une économie déjà en proie à des difficultés d'approvisionnement.
Le géant Uniper a déclaré que le faible niveau du Rhin pourrait entraîner un "fonctionnement irrégulier" de deux de ses centrales à charbon en septembre. EnBW, qui exploite des sites dans la région du Bade-Wurtemberg (sud-ouest), a également prévenu que les livraisons de charbon pourraient être limitées.
La baisse du niveau du Rhin a entraîné une "augmentation des coûts de transport par tonne", a prévenu l'entreprise énergétique, qui a déjà constitué des stocks de charbon de manière préventive plus tôt cette l'année.
"Le bas niveau de l'eau du Rhin signifie que (...) d'importants transports de produits pétroliers, diesel ou fuel de chauffage, ne peuvent pas être assurés normalement", souligne Alexander von Gersdorff, porte-parole de l'association professionnelle allemande des industriels de l'énergie et des carburants.
- Risque de pénurie -
En conséquence, plusieurs poids lourds industriels stationnés le long du Rhin, tels ThyssenKrupp ou BASF s'attendent à un possible ralentissement de leur activité.
Le groupe chimique allemand, dont le siège social se trouve à Ludwigshafen, au sud du point d'étranglement de Kaub, a prévenu qu'il ne pouvait exclure "des réductions pour des unités spécifiques dans les semaines à venir".
La diminution du fret sur le Rhin s'additionne ainsi à la perturbation de la chaîne d'approvisionnement constatée par l'industrie, accentuant le risque de pénurie.
En Bavière, une pénurie de carburant à la pompe a été attribuée, entre autres facteurs, au faible niveau du fleuve.
La sécheresse de 2018, qui avait vu la profondeur de référence du Rhin à Kaub descendre jusqu'à 25 centimètres en octobre, avait amputé le PIB allemand de 0,2% cette année-là, selon Deutsche Bank Research.
"Les bas niveaux sont arrivés beaucoup plus tôt cette fois-ci", explique à l'AFP l'un de ses économistes Marc Schattenberg.
"Si les problèmes que nous observons actuellement durent plus longtemps (qu'en 2018), la perte de valeur économique devient d'autant plus grave", dit-il.
R.Adler--BTB