-
Trente ans après le meurtre de Tupac Shakur, un ex-chef de gang en procès
-
WTA 1000: Rybakina et Gauff rejoignent les quarts à Toronto
-
Tour de France: Vollering, jaune éclatant sur la Côte d'Azur
-
Tour de France: Demi Vollering, le pari gagnant de la FDJ
-
Tour de France: Vollering s'offre une deuxième Grande Boucle en patronne
-
Tennis: le N.1 mondial Jannik Sinner, blessé, déclare forfait pour le Masters 1000 de Cincinnati
-
Foot: Monaco renverse Liverpool à Anfield (3-2) en préparation
-
MotoGP: à Silverstone, Aprilia fait le triplé grâce à une "course parfaite" de Fernandez
-
Chasse au gaspillage, bouclier tarifaire: Attal promet un plan "massif" sur l'eau s'il est élu
-
Tour de France: les coureuses ont pris le départ d'une dernière étape à suspense
-
Lionel Messi fait ses adieux à son père, figure tutélaire de son itinéraire
-
Sur un lac varois, les gendarmes aux aguets contre le feu
-
Test de dépistage de drogue pour un pilote d'Air India après un sérieux incident en vol
-
Thaïlande : éleves et professeurs pleurent une fillette tuée dans la fusillade
-
Mexique : après des années d'accalmie, la violence se rappelle aux habitants du Zacatecas
-
Une épave romaine chargée de centaines d'amphores découverte au large de la Sicile
-
Euro de natation: Léon Marchand à la fois "déçu" et "soulagé" après ses forfaits
-
L'Iran exige pour rouvrir Ormuz que les Etats-Unis acceptent "toutes" ses conditions
-
Vols suspendus et évacuations en Chine, où le typhon Dolphin a touché terre
-
Vaste feu de forêt dans l'ouest du Canada: 20.000 évacués, l'état d'urgence déclaré
-
L'Indonésie saisit 1,3 tonne de kétamine, une des plus grosses prises jamais réalisées
-
L'auteur de la tuerie en Thaïlande avait déjà apporté une carabine à air comprimé à l'école selon la police
-
Hong Kong enregistre un record de chaleur absolu à 36,9°C
-
Des échanges de frappes font cinq morts en Ukraine et en Russie
-
Les éclipses, une opportunité lumineuse pour les scientifiques
-
Japon: 81 ans après Hiroshima, le tabou de la dissuasion nucléaire vacille
-
Aux Etats-Unis, la colère monte contre un vaste réseau de surveillance des voitures
-
Les chrétiens de Cisjordanie cèdent à la tentation de l'exil
-
Dans le nord-est de l'Afghanistan, une ruée vers l'or qui bouleverse vies et paysages
-
Canicule: à peine redémarrée, la centrale de Golfech de nouveau à l'arrêt
-
Indonésie : un parc national fermé à Java où des incendies se propagent
-
Chine : annulations de vols et évacuations à l'approche du typhon Dolphin
-
Euro de natation: privé de jambes, Grousset a musclé le mental
-
WTA 1000: Sabalenka et Pegula éliminées à Toronto, Swiatek en quarts
-
Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz
Les Etats-Unis déploient 24.000 agents à la frontière sud face à l'afflux de migrants
Les Etats-Unis ont déployé mercredi plus de 25.000 agents à la frontière avec le Mexique et adopté de nouvelles restrictions au droit d'asile, avant de lever une mesure sanitaire qui verrouillait l'accès au pays depuis le début de la pandémie.
Anticipant un afflux de migrants aux portes du pays, le président démocrate Joe Biden a reconnu mardi soir que la situation serait "chaotique" à l'expiration du dispositif dit "Titre 42", jeudi à 23h59 heure de Washington.
Cette règle, censée limiter la propagation du Covid-19, conférait la possibilité aux autorités américaines de refouler immédiatement tous les migrants entrés dans le pays, y compris les demandeurs d'asile. En trois ans, elle a été utilisée à 2,8 millions de reprises.
A l'approche de sa levée, les villes frontalières comme Brownsville, Laredo et El Paso, ont vu arriver de nombreux candidats à l'exil, venus principalement d'Amérique latine mais aussi de Chine, de Russie ou de Turquie.
A El Paso, des centaines de personnes dorment dans les rues, protégées du soleil par des draps ou allongées sur des cartons, pendant que des enfants mendient. Le maire Oscar Leeser s'attend à une vague de "12.000 à 15.000 personnes" en fin de semaine.
Pour aider les autorités locales, le gouvernement a annoncé mercredi le déploiement de "plus de 24.000 agents et forces de l'ordre, ainsi que plus de 1.100 coordinateurs" de la police aux frontières. C'est sans compter les 1.500 soldats dépêchés par le ministère de la Défense, en renfort des 2.500 déjà sur place.
- Deux à trois fois plus de vols -
En parallèle, les ministères de la Justice et de la Sécurité intérieure ont finalisé de nouvelles restrictions au droit d'asile. Annoncées en février, elles ont fait l'objet d'une procédure obligatoire de consultation et entreront en vigueur dès jeudi soir.
Dans le cas contraire, leur demande sera présumée illégitime et ils pourront faire l'objet d'une procédure d'expulsion accélérée, leur interdisant pendant cinq ans l'entrée sur le sol américain.
Les Etats-Unis prévoient donc d'augmenter les vols de rapatriement, qui doubleront ou tripleront pour certaines destinations. Quelque 7.000 places supplémentaires seront créées dans les centres de rétention, afin que les migrants ne disparaissent pas dans le pays en attendant l'examen de leur dossier.
Pour encourager les voies légales d'immigration, Washington a prévu d'ouvrir à terme une centaine de "centres régionaux de gestion", situés en dehors du pays, et où seront étudiés les dossiers des candidats à l'émigration. Les premiers sont prévus en Colombie et au Guatemala.
- Angoisse -
Ces changements créent une grande confusion chez ceux qui rêvent de l'eldorado américain. "On ne sait pas ce qui se passe", confie Michel, un Vénézuélien croisé par l'AFP à Ciudad Juarez, au Mexique, à quelques 300 mètres de la frontière. "Ils ne sont pas capables de nous donner une option qui nous donnerait une bonne chance d'entrer", dit-il, angoissé.
Ces nouvelles règles ont été vivement critiquées par les associations de défense des migrants qui accusent Joe Biden de mener une politique migratoire pas si différente de son prédécesseur Donald Trump.
Les républicains, vent debout devant la levée du "Titre 42", lui font en revanche un procès en laxisme, l'accusant d'avoir transformé la frontière en "passoire".
Le président de 80 ans, qui vient d'annoncer sa candidature pour un second mandat en 2024, tente de désamorcer ces critiques en se livrant à un véritable numéro d'équilibriste, alternant message de fermeté et d'humanisme.
A côté des nouvelles restrictions, son gouvernement octroie en effet 30.000 visas supplémentaires par mois aux ressortissants de Cuba, Venezuela, Guatemala et Haïti.
N.Fournier--BTB