-
Violences sexuelles sur mineurs: un courrier de Darmanin pointe les défaillances des enquêtes
-
Le Sénat américain approuve la nomination de Todd Blanche comme ministre de la Justice
-
Zelensky en Serbie pour sa première visite chez cet allié de Moscou
-
Vin: une étude sur sept siècles montre les ravages du dérèglement climatique
-
En Hongrie, l'attente et le doute dans l'audiovisuel public après un mois sans JT
-
Début des vendanges en Bourgogne, un nouveau record de précocité
-
Plages désertes et "odeur insupportable": le Mexique lutte contre les sargasses
-
Pour les Afro-Américains de Memphis, voter pour exister dans un Etat à la carte électorale redessinée
-
Arrêter la guerre en Ukraine ? Le parti russe d'opposition Iabloko y croit
-
Lise Klaveness, l'anti-Infantino canal historique
-
Indemnité carburant pour "grands rouleurs": la date limite de dépôt reportée à fin août
-
"Je ne voulais pas me voir dans les miroirs": l'impact psychologique de la reconstruction mammaire
-
Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz pour ses centres de données
-
Présidentielle: Gabriel Attal porte plainte, dénonçant une ingérence russe
-
Nocturne et amatrice de café: une nouvelle espèce de grenouille découverte au Costa Rica
-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit" le narcotrafic
-
Le rappeur Moha La Squale condamné à deux ans pour des violences sur deux femmes
-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit le narcoterrorisme"
-
La justice bloque à nouveau la salle de bal de Trump, qui va saisir la Cour suprême
-
De la Espriella, un millionnaire pro-Trump à la présidence de la Colombie
-
Colombie: le président Abelardo de la Espriella soutenu par Trump, entre en fonctions
-
Au Porge, sinistré par le mégafeu, une soirée de solidarité avec les commerçants
-
Les Bourses mondiales touchent des sommets après l'emploi américain
-
Yémen: nouvelles attaques meurtrières des rebelles houthis dans une région pétrolifère
-
Tour de France: Niewiadoma, géante de Provence
-
La Bourse de Paris termine en hausse et poursuit sa course aux records
-
Tour de France: Niewiadoma s'impose au sommet du Ventoux et endosse le maillot jaune
-
Canicules et sécheresse : un été de pertes et de désespoir pour l'agriculture
-
Culottes menstruelles : les règles du remboursement précisées
-
En Thaïlande, "choc" et "incrédulité" dans un lycée après une fusillade mortelle
-
Emploi américain moins bon que prévu, les Bourses en hausse
-
Dans les ruines de Gaza, la laborieuse renaissance de l'apiculture sur les toits
-
En Gironde, des vétérinaires au chevet de la faune sauvage après le mégafeu
-
Pour combattre les moustiques, une entreprise américaine en relâche 600.000 dans les jardins
-
Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Wall Street en hausse, la faiblesse de l'emploi nourrit l'espoir d'une Fed plus conciliante
-
Grèce : trois personnes en détention provisoire après le mégafeu à l'ouest d'Athènes
-
Apple et OpenAI durcissent leur bataille judiciaire sur les futurs appareils du créateur de ChatGPT
-
Yémen: nouvelle attaque meurtrière des rebelles houthis en deux jours
-
Emploi à la RATP et fonctions d'élu: plainte de AC!! Anti-Corruption visant Bally Bagayoko
-
Nice-Matin dénonce l'agression d'une journaliste par un élu municipal de Cagnes-sur-Mer
-
Face à la guerre, Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense
-
Euro de natation: Olivier et Fontaine offrent aux Bleus deux médailles en eau libre
-
L'Eglise détaille le riche programme du pape en France fin septembre
-
Les Bourses européennes en hausse dans l'attente des chiffres de l'emploi américain
-
Duralex: deux entrepreneurs français et un fonds hongkongais en lice
-
Grèce : trois personnes en détention provisoire après l'incendie à l'ouest d'Athènes
-
"Retour en force" progressif de la chaleur dans les prochains jours en France
-
Le chômage progresse une nouvelle fois en France et dépasse l'ère Covid
-
Thaïlande: un adolescent tue ses grands-parents puis cinq personnes dans son lycée
Kenya: l'opposition mobilise peu pour sa deuxième journée d'action antigouvernementale d'affilée
L'appel de l'opposition kényane à manifester pour une deuxième journée consécutive contre la vie chère et le gouvernement a été peu suivi jeudi, avec un relatif retour à la normale dans les rues du pays et quelques incidents isolés dans la capitale Nairobi.
Cette huitième journée d'action organisée par la coalition Azimio a été une des moins tendues du mouvement initié en mars, qui a parfois donné lieu à des pillages et violences ayant fait une vingtaine de morts, de source officielle.
Jeudi, des échauffourées sporadiques ont eu lieu dans le bidonville de Kibera, bastion du leader d'opposition Raila Odinga à Nairobi, où la police a répondu aux jets de pierres par des gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Aucun autre incident majeur n'a été signalé dans le pays.
Cette journée s'inscrivait dans le cadre d'un appel inédit à trois jours de mobilisation de mercredi à vendredi.
Dans la crainte de débordements, le Kenya avait tourné au ralenti mercredi. Des heurts entre police et manifestants ont eu lieu dans plusieurs villes, faisant six morts selon Amnesty international.
Mais l'activité et la circulation ont repris jeudi, sans revenir totalement à la normale, dans de nombreuses villes du pays.
Dans le centre d'affaires de Nairobi, "aujourd'hui, c'est presque normal, pas encore normal, mais on s'en approche", résumait jeudi matin Charles Muru, 51 ans, qui a rouvert son kiosque de vente de livres et journaux fermé la veille. "Les manifestations doivent cesser" car elles paralysent le pays et "font mal", estime-t-il.
Les écoles, fermées mercredi dans les trois principales villes (Nairobi, Mombasa, Kisumu) sur ordre du gouvernement, ont rouvert.
- "Au bord du précipice" -
Elu en août 2022 en promettant de soutenir les plus défavorisés, le président William Ruto fait face à une contestation croissante.
Il est notamment accusé d'ajouter aux difficultés des Kényans, déjà aux prises avec une inflation continue (+8% sur un an en juin), avec une loi promulguée début juillet instaurant de nouvelles taxes.
"Les manifestations et la contestation ne sont pas une solution", a répété jeudi William Ruto, en remerciant "la police pour le travail qu'elle fait pour protéger les vies et les biens".
Amnesty a dénoncé dans un communiqué "l'utilisation d'une force excessive, inutile et illégale, y compris la force létale" par les forces de l'ordre.
Le chef de l'opposition à l'Assemblée, Opiyo Wandayi, s'est également indigné d'"un niveau de violence policière sans précédent".
Estimant que leur pays "est au bord du précipice", les quotidiens kényans ont publié jeudi un appel commun au dialogue.
Ruto et Odinga "doivent se demander s'ils veulent plus de sang sur leurs mains", écrivent-ils, en soulignant: "Les étincelles de l'incendie ont été allumées, et c'est à eux deux qu'incombe la grande responsabilité d'éteindre le feu avant qu'il ne devienne hors de contrôle."
- "Marre" -
Ces journées d'action à répétition pèsent lourd sur les finances des Kényans et l'économie du pays.
Selon une association d'organisations du secteur privé (Kepsa), chacune représente une perte de 3 milliards de shillings (environ 19 millions d'euros).
"Il faut que ça s'arrête car c'est très mauvais pour l'économie", estime Godfrey Mononyi, urbaniste de 45 ans, retourné au travail jeudi dans le centre de Nairobi.
En marge des heurts à Kibera, certains habitants armés de bâtons montaient la garde pour empêcher les pillages. "Hier (mercredi), cinq magasins ont été pillés. Nous sommes ici pour éviter que ça n'arrive aujourd'hui. Nous en avons marre", explique l'un d'entre eux, Jacob Anyango.
Pour Edgar Githua, maître de conférences à l'université Strathmore de Nairobi, "appeler à trois jours de manifestations (en) une semaine est trop" pour des "Kényans qui vivent au jour le jour".
"Si ces manifestations continuent ainsi (...) avec beaucoup de violence et de pillages, elles perdront leur sens et même les dirigeants finiront par perdre leur crédibilité", prévient-il.
Raila Odinga avait annulé des manifestations prévues en avril et mai, après que William Ruto a accepté de dialoguer. Les discussions ont échoué, entraînant la reprise des actions depuis début juillet.
D.Schneider--BTB