-
Guerre au Moyen-Orient: les dirigeants saoudien, turc et pakistanais en sommet à Jeddah
-
Venezuela: pouvoir et opposition autour de la même table en vue d'une transition
-
Mineurs et réseaux sociaux: Meta sommé de verser près d'un milliard de dollars au Nouveau-Mexique
-
Crise à la Fifa: l'UEFA maintient la pression sur Infantino, l'Afrique le soutient
-
Argentine: heurts entre police et manifestants hostiles à un projet de loi sur la propriété privée
-
Yémen: au moins 58 soldats morts dans des attaques des rebelles houthis
-
Colombie: investiture du président de la Espriella, allié de Trump en guerre contre le narcotrafic
-
Marchés: retour de la nervosité sur le Moyen-Orient, l'Europe s'offre tout de même des records
-
Wall Street termine en baisse, les incertitudes au Moyen-Orient inquiètent
-
L'explosion d'une bombe dans un bus fait deux morts près de Damas
-
Taïwan bloque un pont stratégique lors de la simulation d'une invasion par la Chine
-
A Ceuta, les enfants migrants risquent d'être victimes de maltraitance et d'exploitation, avertissent des ONG
-
Foot: le Paris SG officialise l'arrivée de Maghnès Akliouche en provenance de Monaco
-
Foot: Rodri a donné son accord au FC Barcelone pour négocier avec Manchester City
-
Tour de France femmes: Kim Le Court remporte la 6e étape, Marlen Reusser reste maillot jaune
-
La Bourse de Paris reste perchée sur ses niveaux records
-
Les Bourses mondiales suspendues au Moyen-Orient, records en Europe
-
L'américain Apollo remporte la bataille pour racheter EasyJet
-
Foot: le Real Madrid s'offre la pépite ivoirienne Yan Diomandé
-
Vanessa Paradis annonce sa séparation d'avec Samuel Benchetrit
-
Hantavirus : un touriste ayant transité en France testé positif, aujourd'hui isolé en Espagne (gouvernement français)
-
L'américain Apollo confirme son rachat d'EasyJet pour 5,7 milliards de livres
-
Les Bourses mondiales suspendues aux avancées géopolitiques, nouveaux records en Europe
-
Wall Street reste prudente, suspendue aux avancées géopolitiques
-
Foot: Mohamed Salah s'engage pour deux saisons avec Trabzonspor
-
Bourse : l'Europe bat toujours des records dans l'espoir d'un accord
-
Droits TV: la Liga échappe à BeIN Sports au profit de DAZN et Disney+
-
Léon XIV rencontre de jeunes Européens à Assise
-
La Corée du Nord a tiré un missile balistique en direction de la mer du Japon, selon l'armée sud-coréenne
-
L'auteur de l'attentat contre un cortège syndical à Munich condamné à la prison à perpétuité
-
Corse: le FLNC rejette la "mascarade" de l'autonomie et menace les "envahisseurs" venant vivre sur l'île
-
Euro de natation: Sjöström, de retour de maternité, continue à 32 ans de défier le temps
-
Après cinq mois de guerre, des Iraniens forcés à des sacrifices au quotidien
-
Une photojournaliste de l'AFP blessée par Israël honorée lors d'une cérémonie pour la liberté de la presse
-
Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux
-
Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions
-
Paris vole vers des Everests boursiers en attendant un accord pour Ormuz
-
Venezuela: la gauche se fissure face à la proximité avec les Etats-Unis
-
Meta se lance sur le marché des logiciels écrits par l'IA, dominé par Anthropic et OpenAI
-
La fronde de la jeunesse indienne révèle une défiance envers les médias traditionnels
-
Iran: l'ONU se dit "alarmée" par la hausse des exécutions depuis mars
-
WTA 1000: la plupart des favorites répondent présent au 2e tour
-
Mégafeu en Gironde: le chef des pompiers dément avoir "abandonné Le Porge"
-
Une grande marée noire menace une réserve naturelle d'Oman, selon des ONG
-
La plus grande réserve souterraine de France devrait naître en Ariège en 2027
-
"Un goût de fumée " ? Des vignerons varois dans l'incertitude pour le millésime 2026
-
A huit mois de la présidentielle, les ingérences russes se multiplient
-
Kenya: les eaux des lacs montent, les populations à la merci des crocodiles
-
Le Centre renforcé d'urgences psychiatriques de Saint-Denis, modèle apaisant bientôt copié
-
Masters 1000 de Montréal: Fils évite le piège Svajda, Monfils fait ses adieux
Karabakh : des milliers de réfugiés, le président turc rencontre son homologue azerbaïdjanais
Près de 3.000 réfugiés du Nagorny Karabakh sont jusqu'à présent entrés en Arménie, tandis qu'à quelques centaines de kilomètres de là le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays joue un rôle majeur dans cette partie du Caucase, rencontre lundi son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev.
"Le 25 septembre à 6 heures du matin, 2.906 personnes déplacées de force sont entrées en Arménie à partir du Nagorny Karabakh", a annoncé le gouvernement arménien dans un communiqué, soulignant que, "tout au long de la nuit, le flux des personnes déplacées de force s'est poursuivi".
- "Des jours horribles" -
Dans la ville de Goris, plus à l'ouest, le centre humanitaire installé dans les locaux du théâtre municipal ne désemplit pas depuis dimanche soir, a constaté un journaliste de l'AFP.
Toute la nuit, des réfugiés ont afflué pour se faire enregistrer, trouver une solution d’hébergement ou un transport vers d’autres régions d’Arménie.
Anabel Ghoulassian, 41 ans, originaire du village de Rev (Chalva en azeri), vient d’arriver en minibus à Goris avec cinq de ses sept enfants - les deux autres sont à Erevan, la capitale arménienne - et son mari.
Au début des combats, la semaine dernière, ils sont tous allés cherché protection dans la base russe de l’aéroport de Stepanakert, la "capitale" du Nagorny Karabakh. Mais ils s’en sont fait expulser après la première nuit et ont ensuite vécu dans un bâtiment abandonné sans toit.
"C’étaient des jours horribles, on était simplement assis les uns à côté des autres. Riches ou pauvres, tous au même endroit", a-t-elle raconté.
"La situation était vraiment terrible, alors on a appelé le chef de l’administration de notre village et demandé si on pouvait partir. Il a dit +oui mais si les Turcs (nom donné aux Azéris par la population locale) vous massacrent, on ne sera pas responsables+".
- "Nulle part où aller" -
Valentina Asrian, 54 ans, qui habitait dans la localité de Vank, s'est présentée avec ses petits-enfants, dont le dernier-né qu’elle tient chaudement dans ses bras. "Qui aurait pu croire que les Turcs entreraient dans ce village arménien historique. C’est incroyable", lance-t-elle.
"Maintenant les Turcs sont là-bas, ils logent au Titanic (un hôtel construit par un homme d'affaires local). Ils ont bombardé le village, il y a eu des blessés, le mari de ma sœur a été tué. On était dans les abris, les sous-sols de nos maisons en fait, et on a été amenés à l’aéroport le jour suivant".
Valentina dit que des cars ont été fournis pour évacuer en priorité les gens - comme elle - qui ont perdu leur maison. "Je n’ai pas de proches ici, nulle part où aller". Elle sera logée par l’Etat arménien dans un hôtel de Goris.
Les autorités du Nagorny Karabakh ont annoncé dimanche que les civils laissés sans logement en raison des dernières violences seraient transférés en Arménie avec l'aide des soldats de maintien de la paix russes, présents sur place depuis la précédente guerre de l'automne 2020 (une autre beaucoup plus meurtrière avait eu lieu de 1988 à 1994).
L'Azerbaïdjan s'est pour sa part engagé à permettre aux rebelles qui rendraient leurs armes d'aller en Arménie.
Beaucoup craignent que la population locale ne fuie massivement, au moment où les forces azerbaïdjanaises resserrent leur emprise.
Car outre l'angoisse qui règne parmi les quelque 120.000 habitants du Nagorny Karabakh, la situation humanitaire y demeure très tendue.
Encerclée par les troupes azerbaïdjanaises, sa "capitale", Stepanakert, est privée d'électricité et de carburant et sa population manque de nourriture et de médicaments, selon un correspondant de l'AFP.
- Rencontre Erdogan-Aliev -
C'est dans ce contexte que les présidents turc Erdogan et azerbaïdjanais Aliev ont prévu de se voir lundi et d'inaugurer un nouveau gazoduc et un complexe militaire azerbaïdjanais au Nakhitchevan, une petite bande de terre nichée entre l'Arménie et l'Iran et rattachée à l'Azerbaïdjan depuis 1923 mais sans continuité territoriale avec le reste de ce pays.
Cette démonstration de force turque contraste avec le retrait apparent de la Russie de la région.
Confronté à des manifestations depuis mardi, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a à cet égard adressé dimanche à la télévision un reproche implicite à Moscou pour son manque de soutien après la victoire en moins de 24 heures mercredi des militaires azerbaïdjanais contre les troupes du Nagorny Karabakh.
Malgré la situation tendue liée à la énième crise que traverse ce territoire, la réunion prévue de longue date en Espagne entre MM. Aliev et Pachinian aura toutefois bien lieu le 5 octobre, ont annoncé les autorités arméniennes. Seront aussi présents le chef de l'Etat français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le président du Conseil européen Charles Michel.
burx-bds/pz
S.Keller--BTB