-
Les Bourses européennes ouvrent à des niveaux record
-
Ukraine: des frappes russes font 15 morts à Kiev et dans ses environs, des entrepôts touchés
-
Washington espère un accord dès mercredi sur Ormuz, nouvel ultimatum de Trump à l'Iran
-
Pic de tension Argentine-Brésil, Brasilia demande le départ de l'ambassadeur argentin
-
Taïwan débute ses exercices militaires annuels face à la pression chinoise
-
Guatemala: alerte maximale face à l'éruption du volcan de Fuego, 1.700 habitants évacués
-
Un homme armé arrêté dimanche sur un golf de Trump en Californie, avant la visite du président
-
L'Amérique latine doit faire de ses ressources naturelles un levier de négociation (Cepal)
-
Incendies aux Etats-Unis: un suspect arrêté, sidération et colère chez les habitants
-
Face aux recours en justice, le patron de Paramount défend le rachat de Warner
-
Foot: au sein de la Fifa, des cadres prennent leurs distances avec Infantino
-
Procès Pormanove: jugement attendu pour les deux streamers accusés de violences
-
Pour ses premiers résultats en Bourse, SpaceX fait mieux que prévu mais ne rassure pas
-
L'étage supérieur d'une fusée de SpaceX va s'écraser sur la Lune
-
Les Bourses mondiales engrangent des records, optimisme géopolitique et résultats en moteurs
-
Wall Street profite du plongeon du pétrole, les résultats ajoutent de l'optimisme
-
Intempéries en Haute-Savoie: une personne recherchée et des évacuations par hélicoptère
-
Washington espère un accord d'ici mercredi sur Ormuz, le pétrole chute
-
Guatemala: alerte maximale face à l'éruption du volcan de Fuego, des centaines d'évacués
-
Novo Nordisk relève ses prévisions 2026 avec le succès de son traitement anti-obésité Wegovy
-
A Gaza, des funérailles collectives pour des victimes longtemps ensevelies sous les décombres
-
Tour Femmes: Reusser, le coup d'éclat, Ferrand-Prévot, le coup de bambou
-
Bourse de Paris : double record pour le CAC 40, en séance et en clôture
-
Rugby: figure du Stade toulousain, Thomas Ramos sera Racingman en 2027
-
Les Bourses de records en records en attendant un accord en Iran et SpaceX
-
Tour de France Femmes: Reusser gagne le chrono, Ferrand-Prévot perd gros
-
Incendie en Grèce: la situation "s'améliore" à l'ouest d'Athènes
-
Des milliers de personnes aux obsèques de la légende du football italien Baresi
-
Foot: onze ans plus tard, Hervé Renard retrouve la Côte d'Ivoire
-
Glucksmann visé par une opération russe de "déstabilisation" à huit mois de la présidentielle
-
Le Guatemala en alerte en raison de l'éruption du volcan de Fuego
-
Népal: les Népalais pleurent leurs alpinistes morts dans une avalanche au Pakistan
-
Plus de 170 migrants secourus lors d'une tentative de traversée de la Manche
-
Bourses européennes: Paris, Francfort, Milan et Madrid battent des records à la fermeture
-
Dans une Grèce endeuillée par les incendies, la maison du "miracle"
-
Le parcours sans fin des exilés échangés entre la France et le Royaume-Uni
-
Près de 160 migrants secourus lors d'une tentative de traversée de la Manche
-
Nouveaux sommets pour les Bourses mondiales avec la baisse du pétrole et les résultats
-
Wall Street ouvre en hausse, entre détente du pétrole et résultats encourageants
-
"Qui a tué nos enfants?": six ans après l'explosion au port de Beyrouth, les familles toujours sans réponse
-
L'OMS appelle à un plus grand soutien pour lutter contre l'épidémie d'Ebola en RDC
-
Feu vert à un projet contesté de mégaferme terrestre à saumons
-
Grèce : les pompiers toujours mobilisés sur l'incendie malgré une situation "améliorée"
-
Washington espère un accord sur le détroit d'Ormuz d'ici mercredi
-
Les primaires dans le Michigan ont débuté, à un moment charnière pour les démocrates américains
-
Flou sur les vendanges 2026, bousculées par les canicules et la sécheresse
-
Nouveaux sommets pour les Bourses mondiales avec l'accalmie sur les prix du brut
-
Grèce: les pompiers toujours mobilisés contre les flammes au nord-ouest d'Athènes
-
Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré en France, et l'un des plus secs
-
Ligue des champions: Lyon en quête de repères face au Sparta Prague, Openda attendu
Russie: des migrants d'Asie centrale racontent les pressions pour les envoyer en Ukraine
"On m'a proposé des emplois sur des chantiers à Donetsk et Marioupol, j'ai refusé". Zoïr Kourbanov est l'un de ces travailleurs migrants d'Asie centrale qui ont quitté la Russie, face aux pressions pour l'envoyer en Ukraine occupée.
Cet ouvrier du bâtiment trentenaire construit désormais des appartements dans sa ville natale, Douchanbé, la capitale du Tadjikistan, après dix années passées en Russie.
La crainte de devoir partir dans les territoires ukrainiens occupés et en guerre l'a conduit à ce choix: "Rentrer, même si je gagne bien moins ici".
Plus d'un an et demi après son invasion, la Russie a besoin de millions de travailleurs immigrés pour combler son manque de main d'oeuvre, notamment dans les régions ukrainiennes annexées et ravagées par les combats.
Malgré le conflit, la destination reste attractive pour les ressortissants des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale : rien qu'au premier trimestre 2023, parmi les 1,29 million de migrants venus travailler en Russie, 90% sont originaires du Kirghizstan, Tadjikistan ou d'Ouzbékistan.
Et Moscou cherche aussi à recruter parmi ces étrangers russophones pour repeupler les rangs de son armée. Un phénomène difficilement quantifiable, comme celui du retour des migrants par crainte d'être expédiés en Ukraine occupée.
- Police partout-
Les autorités russes multiplient les incitations pour aller travailler en territoire ukrainien: promesses de gros salaires et d'avantages sociaux, voire de l'obtention de la citoyenneté russe.
Mais elles savent aussi se montrer plus contraignantes, des témoins évoquant des descentes de police pour mettre sous pression les migrants.
"La police russe me contrôlait partout, on me demandait si j'avais fait mon service militaire", se souvient Arguen Bolgonbekov, 29 ans, qui a servi au sein des gardes-frontières kirghiz.
Les contrôles peuvent tourner au cauchemar, dit-il, affirmant que la police, sous prétexte d'infractions réelles ou imaginaires, propose parfois ce choix : la prison ou l'armée.
"En Russie, où il y a des problèmes avec les droits humains et des travailleurs, les migrants sont vulnérables. Il est plus facile de les tromper", explique à l'AFP Batyr Chermoukhammad, journaliste ouzbek spécialisé dans la thématique migratoire.
Arguen Bolgonbekov a lui été expulsé vers son Kirghizstan natal en raison d'irrégularités, un soulagement, dit-il.
"C'est une bonne chose, là-bas tu ne pouvais plus te promener tranquillement", poursuit le jeune homme, rencontré dans un atelier de couture de la capitale kirghize, Bichkek.
Farkhodjon Oumirzakov, un Ouzbek ayant travaillé six ans en Russie avant son expulsion, raconte avoir été "usé" par le climat ambiant en Russie.
"La pression sur les migrants a augmenté. On nous manquait de respect. Il y avait de plus en plus de raids. Même dans les mosquées, des personnes ont été arrêtées", dit à l'AFP M. Oumirzakov, 35 ans, de retour chez lui à Kokand.
"Je connais un Ouzbek, condamné à douze ans de prison pour trafic de drogue. Il est allé à la guerre", assure-t-il. Les rares médias indépendants d'Asie centrale ont signalé de tels cas.
- "Besoin de soldats" -
Les autorités russes ne cachent plus que ces migrants sont des cibles, notamment ceux qui sont naturalisés russes.
Le député Mikhaïl Matveïev réclame par exemple que ces nouveaux citoyens soient mobilisés en premier: "La Russie a besoin de soldats, bienvenue dans notre citoyenneté!", a-t-il lancé sur Telegram.
Des campagne de recrutement visent spécifiquement les migrants de l'espace post-soviétique, notamment du Caucase et d'Asie centrale, en jouant sur les liens privilégiés entre Moscou et son ex-empire.
La propagande russe présente ainsi la guerre comme le prolongement de celle menée contre l'Allemagne nazie par l'armée soviétique.
La région russe de Vladimir a elle publié début novembre une vidéo où deux hommes, se présentant comme des médecins tadjiks, disent partir au front et appellent leurs compatriotes à "suivre l'exemple".
Dans une autre, un homme se disant Ouzbek assure s'être engagé dans l'armée car "la Russie est un comme un rempart: s'il tombe, nos pays tomberont aussi".
Ces campagnes ne plaisent guère aux gouvernements d'Asie centrale.
S'ils sont certes dépendants économiquement de Moscou, ils restent soucieux de leur propre souveraineté face aux ambitions russes et appellent régulièrement leurs ressortissants à ne pas participer à la guerre.
Toujours est-il que la Russie "reste la destination prioritaire".
Le journaliste Batyr Chermoukhammad relève qu'il n'y a pas d'autre pays où ces migrants "peuvent aller sans visa, parler russe et gagner de l'argent".
Zoïr Kourbanov, l'ouvrier tadjik, confirme. "Si la guerre se termine demain, je retourne en Russie après-demain."
S.Keller--BTB