-
Bourse de Paris : double record pour le CAC 40, en séance et en clôture
-
Rugby: figure du Stade toulousain, Thomas Ramos sera Racingman en 2027
-
Les Bourses de records en records en attendant un accord en Iran et SpaceX
-
Tour de France Femmes: Reusser gagne le chrono, Ferrand-Prévot perd gros
-
Incendie en Grèce: la situation "s'améliore" à l'ouest d'Athènes
-
Des milliers de personnes aux obsèques de la légende du football italien Baresi
-
Foot: onze ans plus tard, Hervé Renard retrouve la Côte d'Ivoire
-
Glucksmann visé par une opération russe de "déstabilisation" à huit mois de la présidentielle
-
Le Guatemala en alerte en raison de l'éruption du volcan de Fuego
-
Népal: les Népalais pleurent leurs alpinistes morts dans une avalanche au Pakistan
-
Plus de 170 migrants secourus lors d'une tentative de traversée de la Manche
-
Bourses européennes: Paris, Francfort, Milan et Madrid battent des records à la fermeture
-
Dans une Grèce endeuillée par les incendies, la maison du "miracle"
-
Le parcours sans fin des exilés échangés entre la France et le Royaume-Uni
-
Près de 160 migrants secourus lors d'une tentative de traversée de la Manche
-
Nouveaux sommets pour les Bourses mondiales avec la baisse du pétrole et les résultats
-
Wall Street ouvre en hausse, entre détente du pétrole et résultats encourageants
-
"Qui a tué nos enfants?": six ans après l'explosion au port de Beyrouth, les familles toujours sans réponse
-
L'OMS appelle à un plus grand soutien pour lutter contre l'épidémie d'Ebola en RDC
-
Feu vert à un projet contesté de mégaferme terrestre à saumons
-
Grèce : les pompiers toujours mobilisés sur l'incendie malgré une situation "améliorée"
-
Washington espère un accord sur le détroit d'Ormuz d'ici mercredi
-
Les primaires dans le Michigan ont débuté, à un moment charnière pour les démocrates américains
-
Flou sur les vendanges 2026, bousculées par les canicules et la sécheresse
-
Nouveaux sommets pour les Bourses mondiales avec l'accalmie sur les prix du brut
-
Grèce: les pompiers toujours mobilisés contre les flammes au nord-ouest d'Athènes
-
Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré en France, et l'un des plus secs
-
Ligue des champions: Lyon en quête de repères face au Sparta Prague, Openda attendu
-
Après le mégafeu de Gironde, la forêt entre mesures d'urgence et réflexion sur son avenir
-
Moyen-Orient: BP voit ses bénéfices s'envoler dans le sillage des autres majors
-
Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré en France (Météo-France)
-
Honduras: l'ex-président Hernandez, gracié par Trump, comparaîtra libre à son procès
-
En bord de Méditerranée, des patrouilles de drones dopés à l'IA pour éviter les noyades
-
Recyclage électronique : le trésor qui dort dans les téléphones de la Banque d'Angleterre
-
Pour le Japon, il devient "urgent" de renforcer son armée
-
Incendies aux Etats-Unis: un suspect arrêté, les pompiers luttent pied à pied
-
Un navire touché à Ormuz, qui pourrait rouvrir dans la journée selon Trump
-
Nouveau record pour la Bourse de Paris, les prix du pétrole offrent un répit
-
Grèce: les pompiers toujours à la lutte contre les flammes au nord-ouest d'Athènes
-
Masters 1000 de Montréal: Monfils s'offre un deuxième tour
-
Le sud-est des Pays-Bas touché par un feu de forêt
-
Fusées, Starlink, IA: SpaceX passe son premier oral devant Wall Street
-
Ore Energy lève 43 millions de dollars pour libérer une énergie de base renouvelable à l’ère de l’IA
-
Le ministre américain de la Justice en passe d'être confirmé par le Sénat
-
A couteaux tirés, les Européens se retrouvent pour un échange franc sur Ceuta
-
Les primaires dans le Michigan, miroir des fractures du Parti démocrate américain
-
Wall Street clôture en nette hausse, record du Dow Jones
-
La ville ravagée par les incendies dans le nord-ouest américain ressemble à une "zone de guerre"
-
Le "Conseil de Paix" de Trump rassure Israël après ses inquiétudes sur le plan pour Gaza
-
Trump assure que les discussions avec Téhéran ont repris, malgré le démenti iranien
L'assaillant du pont Bir Hakeim, un converti qui assurait ne "plus être musulman"
Arrêté samedi après avoir tué à Paris un touriste germano-philippin à coups de couteau et s'en être pris à deux autres personnes armé d'un marteau, Armand Rajabpour-Miyandoab, jeune Franco-Iranien, était connu de la justice pour son islam radical et ses troubles psychiatriques.
Né en France de parents réfugiés iraniens, résidant en Essonne, l'homme de 26 ans avait déjà été interpellé par le renseignement intérieur (DGSI) en 2016 pour un projet d'attaque à La Défense, un quartier d'affaires à l'ouest de Paris.
Alors étudiant en biologie, il avait formé le projet de rejoindre le groupe Etat islamique en zone irako-syrienne et entretenait des contacts avec "trois terroristes récidivistes", d'après le tribunal de Paris qui l'a jugé en 2018. Avant, "il n'avait jamais fait parler de lui". Aucune mention au casier judiciaire.
Dans ce dossier, Armand Rajabpour-Miyandoab a écopé de cinq ans de prison dont un avec sursis, et en était sorti en 2020 après quatre ans de détention, ont précisé des sources proches du dossier. Connu pour troubles psychiatriques et islam radical, il avait suivi un traitement médical psychiatrique tout au long de sa détention et après sa sortie, où il était placé sous contrôle judiciaire et sous Micas, un dispositif administratif assorti de mesures visant à prévenir des actes de terrorisme.
"Les premiers mois étaient encourageants", il semblait s'être "détaché de la religion" après sa remise en liberté, selon une source sécuritaire.
- "Plus musulman" -
Armand Rajabpour-Miyandoab s'est "intéressé" à l'islam en 2014 puis converti après avoir rencontré en 2015 un jihadiste, Maximilien Thibaut, par l'intermédiaire d'un site de graffitis, selon le tribunal de Paris.
"Son besoin de repères" avait accéléré la radicalisation, estimait au cours de l'enquête en 2017 un psychologue l'ayant suivi, "l'Etat islamique lui donnant notamment des critères directifs de son mode de vie". Fini la musique, les amis... jusqu'à devenir "un promoteur de l'idéologie jihadiste" en 2015.
Interpellé en 2016, il affirme pourtant: "Je me suis radicalisé et auto-déradicalisé". "Je ne suis plus musulman mais je m'intéresse quand même à ce qu'il se passe là-bas", dit-il. Pour le tribunal, ce processus de déradicalisation apparait "fragile": en juin 2016 encore, le jeune homme faisait des recherches en ligne sur "des bombes au phosphore" ou encore sur Adel Kermiche, assassin du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).
Confrontré à ses contradictions, il reconnaît, en 2016, avoir "encore des idées noires" - "l'attentat de Nice ne (lui) a pas déplu" - et estimait avoir "besoin d'un suivi". Au procès en 2018, sa mère le dit "manipulé" et confiait avoir très mal vécu sa conversion à l'islam. Sa soeur aînée parle de sa "timidité maladive".
Dissimulation ? En 2020, selon le magazine L'Obs, il s'était présenté au commissariat après l'assassinat du professeur Samuel Paty en octobre 2020 dans les Yvelines, pour signaler qu'il avait échangé avec l'assaillant Abdoullakh Anzorov sur les réseaux sociaux deux semaines plus tôt. Il ne sera pas poursuivi à l'issue de sa garde à vue, au cours de laquelle il avait affirmé être devenu "anti islamistes radicaux ou non-radicaux" après son passage en prison.
"Il est sorti de détention avec une sorte de haine envers l'islam à cause de ce qu'il a vécu depuis sa détention", avait déclaré à cette occasion sa mère, toujours selon L'Obs. "Il se sent surtout à 100% français, il en est sorti avec un amour pour la France".
Toutefois, cet homme à la personnalité "très influençable", "très instable", suscitait à nouveau des inquiétudes depuis le printemps-été 2022, selon la source sécuritaire.
Après son arrestation samedi soir, il a déclaré aux policiers "qu'il en voulait à ce qu'il se passait à Gaza, que la France serait complice de ce que faisait Israël. Il aurait dit qu'il en avait marre de voir des musulmans mourir, tant en Afghanistan qu'en Palestine", a précisé le ministre de l'Intérieur.
"L'actualité récente pourrait l'avoir fait décompenser", juge la source sécuritaire.
Les enquêteurs vont aussi se pencher sur son suivi médical. "Est-ce qu'il était suivi médicalement comme il aurait dû l'être et comme il l'a été un temps? C'est un sujet qui se posera", dans l'enquête, selon la source sécuritaire.
Selon une source proche du renseignement, 20% des quelques 5.000 suivies pour radicalisation en France souffrent de troubles psychiatriques.
Armand Rajabpour-Miyandoab avait, par ailleurs, une "activité numérique importante".
Très peu de temps avant son attaque, de façon "quasi concomitante", une vidéo de revendication de son acte a été postée sur les réseaux sociaux dans laquelle un homme évoque notamment "l'actualité, le gouvernement ou le meurtre de musulmans innocents", a indiqué la source sécuritaire.
bla-tll-mdh-sm-clw/cal/rhl
R.Adler--BTB