-
Des discussions "constructives" entre les États-Unis et l'Ukraine sous l'ombre de l'accord Trump-Poutine
-
L'administration Trump jette le doute sur une exécution en direct qui a soulevé l'indignation
-
Trump choisit la commentatrice Maga Katie Zacharia comme porte-parole
-
Un Indien condamné à 20 ans de réclusion pour des sévices sexuels imposés en ligne à des mineures
-
Ligue 1: premier revers pour l'OL, battu par des Lensois retrouvés
-
Un puissant séisme frappe le Panama et provoque des dégâts matériels
-
La pression monte sur le Pentagone pour renoncer à diffuser une exécution en direct
-
Vol flydubai: le copilote omanais planifiait une attaque suicide sur l'aéroport de Tel Aviv, selon le procureur
-
Wall Street clôture en hausse au terme d'une semaine agitée
-
Soupçons de corruption : le parquet national financier enquête sur les activités de Thales en Azerbaïdjan
-
Les discussions à Miami entre les États-Unis et l'Ukraine sous l'ombre de l'accord Trump-Poutine
-
L'acteur Keegan Allen affirme avoir été victime d'un vol à main armée
-
Plateforme internationale d'images intimes volées à 17.000 femmes : deux frères incarcérés à Paris
-
La pression s'intensifie sur le Pentagone pour qu'il renonce à diffuser une exécution en direct
-
Vol flydubai: le co-pilote omanais planifiait une attaque suicide sur l'aéroport de Tel Aviv, selon le procureur
-
A69: mise en service annoncée début novembre, nouvelle mobilisation ce week-end dans le Tarn
-
Washington annonce sanctionner la CPI, l'UE et le Japon en soutien de la Cour
-
Cyberattaque sur la primaire sociale-démocrate: seulement 20.000 votants à 19H00
-
La décision de l'administration Trump de diffuser en direct une exécution militaire soulève l'indignation
-
Trump repart à l'attaque contre une responsable de la Fed, convoquée à la Maison Blanche
-
Presse: grève "inédite" dans les neuf journaux du groupe Ebra
-
La Bourse de Paris termine en rebond, mais recul sur la semaine
-
F1: à Singapour, duel Verstappen-Russell pour rafler des points au sprint
-
La Chine accepte de contenir ses exportations de véhicules hybrides vers l'UE, annonce un commissaire européen
-
Wembanyama, Theodora, Squeezie... Ces personnalités qui soutiennent le mouvement lycéen
-
L'Éthiopie et l'Érythrée s'accusent mutuellement d'"agression" sur fond de mouvements de troupes
-
Ni femmes, ni profils "exotiques" : quand l'IA est programmée pour discriminer
-
Livres : les labels "écrit par un humain" se multiplient après des scandales d'usage de l'IA
-
Inde : 20.000 policiers déployés à New Delhi avant une manifestation contre une réforme électorale
-
La décision du Pentagone de diffuser en direct une exécution militaire soulève l'indignation
-
Au dernier jour d'examen de la loi "intégrale", le RN fait tomber plusieurs mesures
-
Tennis: à bout de forces, Djokovic chute d'entrée à Shanghai
-
Les États-Unis et l'Ukraine mènent des discussions à Miami, les Européens conviés
-
Wall Street repart en avant grâce à la tech
-
Mouvement lycéen: encore des blocages, mais une "nette décélération" selon l'exécutif
-
WTA 1000 de Pékin: après Gauff, la Belge Mertens s'offre Swiatek et une demi-finale
-
L'ouragan Isaias se renforce en catégorie 3 à l'approche du sud des États-Unis
-
L'Ethiopie et l'Erythrée s'accusent mutuellement "d'agression"
-
L'Iran exclut des négociations avec Washington sous la "pression"
-
Tennis: Novak Djokovic éliminé dès son entrée en lice au Masters 1000 de Shanghaï
-
Début du premier tour de la primaire sociale-démocrate, ralenti par une cyberattaque
-
Mondiaux de judo: Kaïla Issoufi en finale des -78 kg
-
La Nobel de la paix Navi Pillay, infatigable défenseure des droits humains
-
F1: le Français Victor Martins espère être "dans l'aspiration" pour un volant chez Williams
-
L'armée américaine veut diffuser en direct l'exécution d'un meurtrier de militaires
-
Tensions entre jeunes et policiers à Bruxelles en marge d'une manifestation contre la rigueur budgétaire
-
Grève des pilotes d'Air Corsica, près d'un quart des vols annulés
-
Le commissaire européen au Commerce veut du "concret" de ses entretiens en Chine
-
Le Nobel de la paix à la Sud-africaine Navi Pillay, une vie de combat contre les atrocités
-
Cyclisme: tout juste retraité, Quintana s'attribue un "10 sur 10"
Yvan Colonna: le malaise de la majorité silencieuse en Corse
Ils sont corses ou "Français du continent" installés de longue date sur l'île méditerranéenne. Ils font partie de la "majorité silencieuse" qui n'a pas manifesté après la mort d'Yvan Colonna et vit mal les semaines de tensions qui ont suivi.
Signe du climat actuel en Corse, ces personnes ont toutes demandé l'anonymat pour témoigner de leur ressenti auprès de l'AFP, après l'agression mortelle du militant indépendantiste Yvan Colonna, le 2 mars, à la prison d'Arles (Bouches-du-Rhône), où il purgeait une peine de prison à perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac, tué en 1998 à Ajaccio.
Dans cette île de 340.000 habitants, la manifestation la plus large a rassemblé de 7.000 personnes, selon les autorités, à 15.000, selon les organisateurs, à Bastia le 13 mars. Loin des 40.000 qui avaient envahi les rues corses il y a 24 ans, pour dénoncer l'assassinat du préfet.
"La majorité silencieuse est tétanisée, elle n'ose pas s'exprimer", témoigne Dominique (tous les prénoms ont été modifiés), ingénieur "continental" de 59 ans, en Corse depuis 29 ans, qui refuse de "laisser la main à une minorité". "Ca fait 50 ans que ça dure. C'est toujours porté par une minorité qui, en fait, est en train de s'approprier la Corse", renchérit Livia, commerçante corse de 51 ans.
Tous jugent intolérable l'agression d'Yvan Colonna et critiquent l'attitude de l'Etat dans ce dossier, comme Chiara, Corse de 34 ans, qui exerce une profession libérale. "Qu'il meure dans ces circonstances.... C'est l'Etat qui a fait de lui un martyr, pas les Corses. (...) Il a été condamné pour un acte que je dénonce, comme plein de gens autour de moi. (...) Mais quand on réserve un traitement injuste, même au pire d'entre nous, on ouvre la voie à ça", estime-t-elle.
Mais "Personne, autour de moi, ne glorifie Yvan Colonna", insiste Chiara.
Pas question non plus d'approuver les violences qui ont suivi, les slogans provocateurs - "Etat français assassin", "Gaulois de merde", "Français dehors", "Gloire à toi Yvan" -, ou les drapeaux mis en berne sur la Collectivité de Corse.
Johanne, fonctionnaire "continentale" de 53 ans, en Corse depuis 16 ans, défend elle aussi le rapprochement des prisonniers corses dans la prison de Borgo: "Mais la violence, et faire d'Yvan Colonna un héros, ça non!"
- "Corses bleu-blanc-rouge" -
Quant à l'autonomie, au coeur des discussions qui vont s'ouvrir entre Etat et élus corses, peu y croient.
Pour beaucoup, ce ne serait pas le désir d'autonomie qui expliquerait l'élection confortable des nationalistes à la tête de la Collectivité de Corse depuis 2015. "C'était avant tout le rejet du clanisme, de droite et de centre gauche" incarné par les Rocca-Serra (RPR), les Zuccarelli (PRG) ou les Giacobbi (gauche), estime Louise, enseignante "continentale" de 58 ans, en Corse depuis 31 ans, qui craint que l'autonomie "soit la porte ouverte à beaucoup plus de mafia", comme en Sicile.
Dominique estime, lui, que si l'Etat "lâche sur la Corse, il fait exploser la République française" avec les velléités similaires guyanaises, basques, bretonnes ou alsaciennes.
"L'autonomie, c'est impossible", renchérit Johanne, en rappelant que "les référendums sont obligatoires pour y passer": "Et la majorité silencieuse justement va voter contre, enfin j'espère", se rassure-t-elle, estimant qu'il y a "beaucoup de Corses bleu-blanc-rouge".
"Je ne suis pas nationaliste. Ai-je le droit ? Des milliers de femmes et d'hommes se posent la question aujourd'hui", a lancé jeudi à l'Assemblée de Corse Laurent Marcangeli, chef de l'opposition de droite, appelant lui aussi à un "référendum" sur un éventuel projet d'autonomie.
Dans une tribune au quotidien Le Monde, Jean-Charles Orsucci, maire LREM de Bonifacio, a, lui, partagé ses tiraillements de "corse par (s)es origines et français par (s)a naissance", défendant une "Corse au sein d'une République française girondine et tolérante".
Livia, elle, réclame d'abord "un bilan" sur "les pouvoirs étendus" dont dispose déjà la Corse: "On ne sait pas gérer nos déchets, on les envoie sur le continent. Quant à la terre, j'entends des discours +on n'est plus chez nous+. Mais c'est maurrassien, c'est le discours de Zemmour pour moi, je ne supporte plus. Je n'aurais pas mon commerce, je partirais", tranche cette insulaire.
Une envie de quitter l'île qui taraude aussi Johanne.
Tous s'inquiètent de l'avenir: "On a tous peur de ce que ça peut donner", dit Chiara, craignant des violences "intra-insulaires" .
Y.Bouchard--BTB