-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
-
La Bulgarie accueille les restes attribués au tsar Samouil
-
Législatives en Lettonie, entre menace russe et coût de la vie
-
Ligue des nations: Olise, le sauveur des Bleus
-
Ligue des nations: premier accroc pour les Bleus de Zidane
-
Affaire Cornell: la gouverneure de New York veut changer la loi sur les victimes de viol en état d'ébriété
-
Wall Street termine en hausse, l'emploi plaide pour un statu quo de la Fed
Le géant australien Woodside se retire à son tour de la Birmanie
Le géant australien de l'énergie Woodside a annoncé jeudi son retrait de Birmanie, rejoignant ainsi les nombreuses compagnies qui ont décidé de quitter le pays, près d'un an après le coup d'Etat militaire.
"Woodside a décidé de mettre fin à ses intérêts en Birmanie", a-t-il déclaré dans un communiqué à destination de ses actionnaires, au bout de neuf ans de présence dans ce pays.
Le géant pétrolier a invoqué "la détérioration de la situation des droits humain" comme l'une des raisons ayant conduit à cette décision qui lui coûtera au moins 200 millions de dollars (178 millions d'euros).
"Compte-tenu de la situation actuelle en Birmanie, nous ne pouvons plus envisager la participation de Woodside dans la zone d'exploration gazière A-6 ni dans d'autres activités dans le pays", a déclaré la vice-présidente exécutif Meg O'Neill.
Le permis A6 est un projet de futur développement de découverte de gaz, en partenariat avec Total, dans une zone d'exploration située en offshore profond, à l'ouest de la Birmanie.
Woodside, un des 10 plus grands producteurs mondiaux de gaz naturel liquéfié, basée à Perth, exploite de nombreux sites d'exploration et de forage en Birmanie, où une junte militaire a renversé en février dernier le gouvernement d'Aung San Suu Kyi, mettant un terme à la transition démocratique en cours dans ce pays d'Asie du Sud-Est depuis 2010.
- "Risques financiers" -
Woodside emboîte ainsi le pas au géant français TotalEnergies et au mastodonte américain Chevron qui ont annoncé la semaine dernière leur retrait de Birmanie où ils étaient partenaires dans le champ gazier de Yadana.
Implanté depuis 1992 dans le pays, uniquement dans le secteur du gaz, TotalEnergies y emploie plus de 200 personnes et a justifié son retrait par un "contexte qui ne cesse de se dégrader au Myanmar, en matière de droits humains".
Face à la répression de la contestation par l'armée, qui a fait plus de 1.500 victimes civiles selon les dernières estimations et prend de plus en plus la forme d'une guerre civile, des ONG maintiennent la pression sur les grands groupes internationaux, afin de les pousser à revoir leurs activités sur place.
Mercredi, Washington a exhorté les entreprises américaines présentes dans le pays à rester extrêmement méfiantes et éviter en particulier les entreprises publiques birmanes, citant les risques d'être associées à un gouvernement militaire.
Ces entreprises s'exposent "à d'importants risques concernant leur réputation ainsi qu'à des risques financiers et juridiques", notamment en enfreignant les sanctions et les lois sur le blanchiment d'argent, selon un communiqué de six ministères américains.
L'industrie gazière de Birmanie est estimée à environ 1 milliard de dollars par an.
Elaine Pearson, directrice de Human Rights Watch en Australie, a estimé que le départ de Woodside "souligne le besoin urgent de sanctions coordonnées et ciblées" visant les revenus provenant du gaz naturel du régime.
Le départ des entreprises occidentales privera au moins temporairement la junte de centaines de millions de dollars de revenus étrangers par an, à un moment où l'économie est soumise à de fortes tensions.
K.Brown--BTB