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Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
Le Mondial-2026 n'a-t-il été qu'une parenthèse enchantée pour Ousmane Dembélé ? Depuis le début de l'ère Zidane, le Ballon d'Or enchaîne les prestations insipides, indignes de son statut, ce qui relance le débat sur sa bonne utilisation en équipe de France.
Après une Coupe du monde réussie sur le plan personnel (6 buts), les doutes et les interrogations s'étaient dissipés au sujet de l'attaquant du PSG, enfin à la hauteur au cours d'une phase finale, sa cinquième sous le maillot bleu. Le tournoi nord-américain semblait constituer un tournant pour un joueur qui trainait jusque-là des statistiques faméliques sur le plan international, en contraste total avec son rendement en club.
Mais avec le départ de Didier Deschamps et l'arrivée aux commandes de Zinédine Zidane, Dembélé est retombé dans ses travers, peinant à trouver sa juste place dans le dispositif mis en place par le nouveau sélectionneur.
Plutôt cantonné à droite sous Deschamps, l'ancien Rennais (29 ans, 70 sélections, 13 buts) est censé occuper avec Zizou une position de N.9 ou de faux N.9 dans un système en 4-3-3, rôle qui est le sien au PSG où il est l'élément majeur de l'animation offensive de Luis Enrique.
Or en trois sorties, dont deux en tant que titulaire, le 25 septembre en Turquie (1-0) et vendredi face à l'Italie au Stade de France (1-1), Dembélé a été transparent, n'arrivant pas à se distinguer et accumulant un déchet assez surprenant pour un joueur de sa dimension.
Le N.7 a clairement failli alors qu'avec l'indisponibilité sur blessure de Kylian Mbappé, c'est sur ses épaules que devait reposer une grande partie du poids de l'attaque française. Un leadership technique qu'il n'est pas parvenu à assumer en l'absence du meilleur artificier de l'histoire des Bleus (67 réalisations en 107 sélections), laissant le haut de l'affiche à Michael Olise, buteur en Belgique (1-0), lundi, et contre l'Italie.
- Zidane "content" de Dembélé -
Face à la Nazionale de Roberto Mancini, celui qui a été l'un des principaux artisans du double sacre européen du PSG en Ligue des champions (2025, 2026) a aggravé son cas en manquant une énorme occasion en seconde période, seul devant un Gianglui Donnarumma impérial. A l'heure où Zidane affiche clairement sa volonté de décaler Mbappé à gauche pour installer Dembélé en pointe, ce choix interpelle, même si le sélectionneur continue de louer les performances du Parisien.
"Ousmane fait du Ousmane, je suis content de lui, il bouge beaucoup sur le terrain et il sort souvent de sa position. Je n'ai pas grand chose à lui reprocher", a déclaré le technicien à l'issue du match.
Dembélé se dit de son côté pleinement satisfait de retrouver en sélection les mêmes attributions qu'à Paris.
- "Je peux jouer partout." -
"Le coach veut voir tous les joueurs dans leur poste préféré, il m'a mis dans le poste où je joue au PSG. Je peux jouer partout, ça ne me dérange pas. C'est un poste que je connais. Le coach me laisse beaucoup de libertés, c'est ce que j'aime, pouvoir décrocher, faire des passes décisives, marquer des buts", a-t-il expliqué jeudi, à la veille de la rencontre contre les Italiens.
"Je sais qu'il faut que je marque et que je fasse des passes", a-t-il toutefois lâché, conscient des fortes attentes qui l'escortent.
Sa passe d'armes par médias interposés avec Mbappé au sujet du Ballon d'Or lui a peut-être mis une pression supplémentaire. Dembélé a assuré jeudi qu'"il n'y a(vait) pas de soucis" avec la superstar des Bleus, dont il est très proche, mais selon plusieurs médias, les relations entre les deux hommes se sont clairement rafraîchies à la suite de cet épisode.
Il faudra en tout cas patienter au moins jusqu'au prochain rassemblement de novembre et le rétablissement de Mbappé pour voir si l'organisation offensive mise en place par Zidane, avec le capitaine à gauche et Dembélé dans l'axe, est susceptible de donner des résultats et de perdurer. D'ici là, le Parisien ferait bien de faire taire les débats et le scepticisme actuels lors de la réception de la Belgique, lundi au Stade de France.
E.Schubert--BTB