-
Venezuela: opposition et pouvoir dans la rue avant le début du dialogue politique
-
Séisme au Japon: cinq morts, des personnes toujours piégées dans un centre commercial effondré
-
Nouvelles frappes iraniennes après la rencontre entre Trump et Netanyahu
-
Séisme au Japon : trois morts, dont deux dans l'effondrement d'un centre commercial
-
Marchés mondiaux: les puces délaissées, le pétrole glisse encore
-
Wall Street clôture en ordre dispersé, les semi-conducteurs délaissés
-
Séisme au Japon : de nombreuses personnes sans doute ensevelies après l'effondrement d'un centre commercial
-
A Washington, "la meilleure des conversations" entre Trump et Netanyahu pour faire front contre l'Iran
-
Pérou: Keiko Fujimori investie nouvelle présidente, avec la criminalité en ligne de mire
-
Kering, en pleine transformation, renoue avec la croissance au deuxième trimestre
-
La Bourse de Paris au bonheur des valeurs sûres face aux remous de l'IA
-
Les Bourses misent sur les valeurs sûres face à la chute des puces
-
Netanyahu reçu par Trump pour aplanir les divergences
-
Zelensky et Trump ont évoqué la production de missiles Patriot par l'Ukraine
-
Incendies en Espagne: "La lumière au bout du tunnel", le retour des sinistrés commence
-
Zelensky a rencontré Trump à la Maison Blanche
-
Netanyahu reçu par Trump sur fond de tensions
-
Incident OpenAI: Sam Altman évoque un ralentissement volontaire du développement de l'IA
-
Incendies en Espagne: "La lumière au bout du tunnel", le retour des sinsitrés commence
-
Marchés: après le Moyen-Orient, les doutes sur l'IA perturbent les Bourses
-
Wall Street mise sous pression par les puces et l'IA
-
Foot: l'Italie rappelle Mancini pour relancer sa Nazionale
-
Zelensky est arrivé à la Maison Blanche pour obtenir de Trump des missiles Patriot
-
Foot: Roberto Mancini redevient sélectionneur de l'équipe d'Italie
-
Wall Street mise sous pression par les semi-conducteurs
-
De retour après le feu, les habitants de Biscarrosse dans l'incertitude
-
Séisme au Japon: un mort, des dizaines de blessés, des personnes piégées dans un centre commercial
-
Marchés: les inquiétudes sur l'IA prennent le relais des tensions géopolitiques
-
Boeing en perte à cause des futurs Air Force One mais l'horizon semble dégagé
-
"Mon chat s'appelle Zizou": à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane
-
Séisme au Japon: plusieurs dizaines de blessés, des personnes piégées dans un centre commercial
-
Mégafeu en Gironde : 4.000 évacuations à Lacanau, la chaleur de retour dans le département
-
Vol MH370 disparu: le procès en appel de Malaysia Airlines s'ouvre à Pékin
-
Espagne: les pompiers progressent, Sanchez voit "la lumière au bout du tunnel"
-
Incendies: "les moyens ne sont plus à la hauteur des besoins", alerte une rapporteure parlementaire
-
Zelensky attendu à la Maison Blanche pour obtenir de Trump des missiles Patriot
-
Avion de combat: Safran privilégiera le projet français après l'échec du programme européen Scaf
-
Foot: après Deschamps, "l'évidence" Zidane à la tête des Bleus
-
Feux en Espagne: les pompiers progressent avant l'arrivée d'un vent du sud
-
Pérou : Keiko Fujimori investie avec la criminalité en ligne de mire
-
Mégafeu en Gironde: 4.000 évacuations à Lacanau avant le retour de la chaleur
-
Gironde: après les flammes, l'angoisse des petites entreprises
-
La Bourse de Paris résiste, entre baisse des prix du brut et résultats d'entreprises
-
En Espagne, les flammes réduisent un camping en cendres, semant le désespoir
-
Safran relève ses prévisions et se prépare à "tous les scénarios" pour les futurs avions
-
Cinéma: le patron de Canal+ confirme ne plus vouloir financer des films dont les initiateurs portent "préjudice" à son groupe
-
Sida: les avancées mises en "danger" par la chute des financements
-
Les inquiétudes sur la tech secouent les marchés mondiaux, l'Europe résiste
-
BitMart تحت الضغط: لم يتم الإفراج عن 22,000 USDT و930,000 SNC بعد مرور 48 ساعة – هل تعاني BitMart من نقص في الأموال؟
-
Aux Comores, les habitants lassés devant leurs robinets à sec
Nouvelle-Calédonie: vaste opération pour rétablir l'ordre, "coûte que coûte"
L'État est passé à l'offensive dimanche en Nouvelle-Calédonie pour tenter de rétablir "l'ordre républicain" sur le territoire, "quoi qu'il en coûte", en commençant par une opération d'envergure des gendarmes sur la route entre Nouméa et l'aéroport international, après six morts en six jours d'émeutes.
La colère des indépendantistes, provoquée par une réforme du corps électoral de l'archipel du Pacifique sud, a enclenché un cycle de violences marquées par des jours et des nuits d'incendies, d'affrontements et de barrages.
"Je veux dire aux émeutiers, stop, retour aux calme, rendez vos armes", a répété plusieurs fois lors d'un point presse dimanche vers 18H00 (9H00 à Paris) le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Le Franc.
"L'ordre républicain sera rétabli, quoi qu'il en coûte", a martelé le représentant de l'Etat, mettant en garde les "émeutiers": "s'ils veulent utiliser leurs armes, ils prennent tous les risques".
En l'absence de vols commerciaux depuis et vers la Nouvelle-Calédonie, suspendus depuis mardi, l'exécutif français a donné la priorité à la route entre Nouméa et son aéroport international.
Sur cet axe stratégique pour permettre le réapprovisionnement du sud de la grande île soumis à des pénuries, l'Etat a lancé dimanche vers 6H40 (21H40 samedi à Paris) une vaste opération de 600 gendarmes, dont une centaine de membres du GIGN, l'unité d'élite de la gendarmerie.
L'opération a consisté à faire partir de Nouméa un convoi pour supprimer tous les obstacles sur cette route. Il est fait entre autres de blindés de la gendarmerie et d'engins de chantier qui déblayent le passage.
- "Jusqu'au bout" -
Selon le haut-commissaire, une soixantaine de barrages ont été "percés" - sans heurts malgré quelques légers accrochages sporadiques - mais la grande majorité (une quarantaine) encombrent encore la voie. Les carcasses de voitures brûlées, la ferraille et le bois entassés doivent être dégagés "demain et après-demain" (lundi et mardi).
La voirie a été abîmée à certains endroits et la circulation ne peut pour l'heure être rétablie, a-t-il précisé.
Si ces journalistes ont pu rejoindre l'aéroport de La Tontouta dans l'après-midi, il leur a fallu s'arrêter à divers barrages, dont certains tenus par des hommes munis de bâtons ou d'armes blanches.
L'un d'entre eux, à Tamoa, a dit son intention de rester coûte que coûte: "On est prêt à aller jusqu'au bout, sinon à quoi bon?"
Rétablir cette circulation presse d'autant plus que la Nouvelle-Zélande et l'Australie ont annoncé dimanche avoir demandé à la France de pouvoir poser des avions, afin de rapatrier leur ressortissants.
Samedi, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie estimait que 3.200 personnes étaient bloquées en l'absence de vols, soit parce qu'elles ne pouvaient pas quitter l'archipel, soit parce qu'elles ne pouvaient pas le rejoindre.
Les violences ont fait six morts, le dernier en date samedi après-midi, un Caldoche (Calédonien d'origine européenne) à Kaala-Gomen, dans la province Nord. Les cinq autres morts sont deux gendarmes et trois Kanak, dans l'agglomération de Nouméa.
Au total, "230 émeutiers ont été interpellés", selon le Haut-commissariat de la République.
- "Tout ça va se terminer, croyez-moi" -
Reprendre le contrôle devrait être un travail de longue haleine pour les forces de l'ordre, alors que des routes sont toujours coupées, que les dégradations continuent, et que les forces de l'ordre estiment toujours le nombre d'émeutiers entre 3.000 et 5.000.
"Des écoles ont encore été détruites", de même que "des pharmacies, des centres vitaux d'approvisionnement alimentaire, des surfaces commerciales", a listé dimanche Louis Le Franc, en relevant qu'"on commence à manquer de nourriture".
Le haut-commissaire a annoncé de nouvelles "opérations de harcèlement" par les unités d'élite de la police et de la gendarmerie (Raid et GIGN) "dès cette nuit (de dimanche à lundi, NDLR), là où il y a des points durs", dans les villes de Nouméa, Dumbéa et Païta notamment.
"Les jours à venir, ça va s'intensifier", a-t-il prévenu, appelant ceux qui ont constitué des "groupes de protection" pour défendre leurs quartiers "à garder espoir" et "à ne pas commettre l'irréparable", qui provoquerait "un embrasement général".
"Tout ça va se terminer, croyez-moi", a-t-il promis.
Pour la population, se déplacer, acheter des produits de première nécessité et se soigner devient plus difficile chaque jour. De moins en moins de commerces réussissent à ouvrir et les nombreux obstacles à la circulation compliquent de plus en plus la logistique pour les approvisionner, surtout dans les quartiers les plus défavorisés.
La reprise de la route de l'aéroport est "vitale" au passage des convois logistiques pour réapprovisionner en médicaments et nourriture, "qui commencent à manquer", a confirmé M. Le Franc, expliquant que les surfaces commerciales devaient être sécurisées pour éviter les pillages.
Les mesures exceptionnelles de l'état d'urgence sont maintenues, à savoir le couvre-feu entre 18h00 et 6h00 (9h00 et 21h00 à Paris), l'interdiction des rassemblements, du transport d'armes et de la vente d'alcool et le bannissement de l'application TikTok.
Dimanche, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a annoncé dans un communiqué que les collèges et lycées resteraient fermés jusqu'au 24 mai inclus sur tout le territoire, en raison "de l'ampleur des violences et des dégradations commises". Les écoles de la province Sud, de loin la plus peuplée, garderont également portes closes toute la semaine.
acc-cm-md-hh-alh-mdh/bfa/bow
L.Janezki--BTB