-
Les États-Unis et l'Ukraine mènent des discussions à Miami, les Européens conviés
-
Wall Street repart en avant grâce à la tech
-
Mouvement lycéen: encore des blocages, mais une "nette décélération" selon l'exécutif
-
WTA 1000 de Pékin: après Gauff, la Belge Mertens s'offre Swiatek et une demi-finale
-
L'ouragan Isaias se renforce en catégorie 3 à l'approche du sud des États-Unis
-
L'Ethiopie et l'Erythrée s'accusent mutuellement "d'agression"
-
L'Iran exclut des négociations avec Washington sous la "pression"
-
Tennis: Novak Djokovic éliminé dès son entrée en lice au Masters 1000 de Shanghaï
-
Début du premier tour de la primaire sociale-démocrate, ralenti par une cyberattaque
-
Mondiaux de judo: Kaïla Issoufi en finale des -78 kg
-
La Nobel de la paix Navi Pillay, infatigable défenseure des droits humains
-
F1: le Français Victor Martins espère être "dans l'aspiration" pour un volant chez Williams
-
L'armée américaine veut diffuser en direct l'exécution d'un meurtrier de militaires
-
Tensions entre jeunes et policiers à Bruxelles en marge d'une manifestation contre la rigueur budgétaire
-
Grève des pilotes d'Air Corsica, près d'un quart des vols annulés
-
Le commissaire européen au Commerce veut du "concret" de ses entretiens en Chine
-
Le Nobel de la paix à la Sud-africaine Navi Pillay, une vie de combat contre les atrocités
-
Cyclisme: tout juste retraité, Quintana s'attribue un "10 sur 10"
-
Le Nobel de la paix à la Sud-africaine Navi Pillay, une vie de combat contre les génocides
-
Mouvement lycéen: des profs remplaçants attendus, encore des blocages
-
L'UE retire le Panama de sa liste noire des paradis fiscaux
-
Trois Saoudiens tués dans les frappes jeudi contre l'aéroport de Ryad
-
Le Nobel de la paix à la juriste sud-africaine Navi Pillay
-
Fin de partie pour l'outil d'IA chinois accusé de cyberattaques par Séoul
-
Après un été de sécheresse, légumes et maraîchers reprennent des couleurs
-
Le groupe d'électroménager Seb sommé d'arrêter d'utiliser des PFAS par trois associations
-
La reine de Thaïlande pilote un avion de chasse
-
L'ouragan Isaias se renforce et menace le sud des États-Unis
-
Inde: veillée d'armes à New Delhi en vue d'une manifestation contre la révision électorale
-
Au Brésil, une élection au goût de revanche pour Jair Bolsonaro
-
Mouvement lycéen: encore des blocages, avant l'arrivée annoncée de profs remplaçants
-
Feux de forêt en Indonésie: Novita, un orang-outan sauvé des flammes
-
De l'IA dans le fromage: dans son usine centenaire, la Vache rit encore
-
Incendies en Indonésie: la Malaisie ferme des écoles et appelle à une réunion d'urgence
-
La création d'un super gendarme boursier européen en bonne voie
-
Trois chercheurs licenciés accusent OpenAI de faire taire ses spécialistes de la sécurité
-
Virgin prépare son retour en France et en Europe, via le tunnel sous la Manche
-
Au-delà du football, Manchester City au coeur du renouveau de la ville
-
Avoir 20 ans à La Havane en pleine crise
-
Italie: des militants espèrent qu'un procès mettra fin aux "polluants éternels" issus d'une usine
-
En Israël, un influenceur incarne la brutalité politique avant les élections
-
Après les lycéens, les syndicats belges mobilisent contre la rigueur
-
Gazole, engrais : la facture flambe et met à l'épreuve le vote républicain des agriculteurs
-
Le Sahel, autre front ukrainien contre la Russie
-
Italie: et si la Serie A avait trouvé l'antidote contre les 0-0
-
Pour de bonnes nouvelles sur le climat, oubliez la politique et regardez les tribunaux
-
Un homme blessé par balle lors d'une opération d'ICE à New York
-
Trump exclut d'attaquer l'Iran avant les élections de mi-mandat
-
F1: à Singapour, Russell aura une chance infime de recoller à Antonelli
-
Ligue 1: sans Sima, Lens en quête d'une nouvelle pointe
Fracturé et anxieux, l'électorat américain vote pour deux candidats aux antipodes
Dans les sept Etats-pivots qui vont décider du résultat de la présidentielle américaine, des électeurs interrogés mardi par l'AFP se disent terriblement anxieux devant l'avenir de leur pays et complètement divisés face à deux candidats aux visions du monde aux antipodes.
Alors que plus de 80 millions d'Américains ont déjà voté de manière anticipée, de longues files s'étirent depuis l'aube dans des comtés-clés de Caroline du Nord, Géorgie, Arizona, Nevada, Wisconsin, Michigan et Pennsylvanie.
Au terme d'une campagne folle et violente marquée par le retrait fracassant du président Joe Biden au profit de Kamala Harris et de deux tentatives d'assassinat contre Donald Trump, des millions d'électeurs font patiemment la queue devant des bureaux de vote -- souvent des écoles et des gymnases -- affichant leur choix sur leur casquette et t-shirt ou simplement brandissant la bannière étoilée.
"Cette élection est fondamentale pour l'avenir de notre démocratie" vieille de 250 ans, résume Sam Ruark, militant écologiste de 50 ans, à Asheville, en Caroline du Nord, ravagée et meurtrie cet automne par un ouragan.
- L'avenir du monde libre -
Dans la ville de New York et dans l'Etat du même nom, majoritairement démocrate mais où les républicains progressent, Brockett Within, 65 ans, a "réfléchi à l'avenir de cette nation et du monde libre" avant de voter Harris.
La campagne entre la vice-présidente de 60 ans et l'ancien président de 78 ans s'est focalisée, côté démocrate, sur la défense des institutions démocratiques, des droits des femmes et des minorités et, coté républicain, sur l'économie, l'inflation et l'immigration.
Dans le Wisconsin, Marcy Davis, 18 ans, vote pour la première fois et trouverait "super cool d'avoir une femme présidente", Kamala Harris -- une ancienne magistrate et sénatrice de Californie d'origine indienne et jamaïcaine -- ayant promis de rétablir la garantie fédérale du droit à l'avortement dynamitée par la Cour suprême en 2022.
Mais Darlene Taylor, 56 ans, rencontrée à Erié, au bord du Grand lac éponyme en Pennsylvanie, au contraire, "ne veu(t) pas de quatre années de plus avec un taux d'inflation et des prix de l'essence élevés, ni de mensonges".
Erié est un comté clé dans cet Etat rural et industriel du nord-est, considéré comme le plus crucial de tous. Ses 270.000 électeurs ont reçu la visite de Donald Trump et de Kamala Harris.
- "Fermer la frontière" -
Mme Taylor porte fièrement un t-shirt frappé des noms de ses champions "Trump" et son colistier "Vance" et pense que l'enjeu central de cette présidentielle est de "fermer la frontière" aux millions d'immigrés clandestins que le tribun populiste n'a cessé de traiter de "criminels" qui "empoisonnent le sang" des Américains.
"L’Amérique doit passer en premier et (Kamala) Harris ne soutiendra pas cela", proteste cette femme qui dit vivre grâce à des allocations pour personnes handicapées.
Un rhétorique nationaliste d'extrême droite qui fait bondir Ken Thompson, 66 ans, qui a voté Harris et son colistier Tim Walz.
Certes, reconnaît-il, "les emplois industriels ont disparu à Erié" et "c'est un gros problème", mais Donald "Trump n'a en rien aidé" quand il était au pouvoir entre 2017 et 2021.
"Kamala (Harris) va aider les jeunes pour le logement", croit ce sexagénaire coiffé d'une traditionnelle casquette de baseball ornée de la bannière étoilée.
Egalement âgée de 66 ans, l'institutrice de Pennsylvanie Candyce Sandusky reconnaît que Donald Trump "est un dur" mais c'est pour que "le monde sache ce qu'il veut dire".
Le milliardaire de l'immobilier new-yorkais, qui a bouleversé la démocratie américaine et les relations internationales, a multiplié durant la campagne des déclarations incendiaires contre des "ennemis de l'intérieur" mais aussi contre les partenaires traditionnels des Etats-Unis.
A 27 ans, Ludwidg Louizaire, ancienne Miss Géorgie, est elle aussi très consciente de ce qui se joue mardi aux Etats-Unis: "l'Histoire est en marche", souffle-t-elle.
burs-nr/rle
E.Schubert--BTB