-
Les Etats-Unis lancent de nouvelles frappes contre l'Iran
-
Incendie en Espagne : neuf étrangers parmi les 13 victimes
-
Douze Etats américains s'opposent au rachat de Warner par Paramount
-
Plus de 1.300 hectares parcourus par les flammes en forêt de Fontainebleau, deux personnes interpellées
-
Moyen-Orient: Wall Street clôture en baisse, minée par l'envolée des prix du pétrole
-
Inflation: la Fed "doit se tenir prête" à relever ses taux d'intérêt, prévient un responsable
-
Mondial-2026: France-Espagne, choc des titans pour une place en finale
-
Les Européens amplifient leur aide à l'Ukraine et mettent la pression sur Moscou
-
Royaume-Uni: la police antiterroriste enquête sur le meurtre d'une figure de la droite conservatrice
-
La Bourse de Paris termine en légère hausse en contexte incertain
-
Rachat de Warner: douze Etats américains s'opposent en justice à la fusion avec Paramount
-
Ormuz : le trafic se poursuit malgré la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran
-
IA: Intel investit 5 milliards d'euros en Irlande
-
Les Européens renforcent leur soutien à Kiev, Moscou dénonce leur "coalition va-t-en-guerre"
-
Basket: Alpha Diallo quitte Monaco pour les Nuggets en NBA
-
Les Bourses européennes finissent en petite hausse au seuil d'une semaine incertaine
-
Nouveau départ de feu en forêt de Fontainebleau, deux autres Canadair en renfort
-
Insecticides: une ONG dénonce des traces d'acétamipride dans le Nutella et le miel
-
Volkswagen confirme envisager jusqu'à 50.000 suppressions d'emplois supplémentaires, selon une note interne
-
Bourses mondiales: prudence en Europe face à l'incertitude géopolitique, la tech tangue
-
Wall Street sur la défensive, minée par la tech
-
La forêt de Fontainebleau, poumon vert de Paris et joyau de biodiversité
-
Tour de France: pour les Français, à quand le feu d'artifice?
-
Ebola: un nouveau patient américain soigné en Allemagne
-
Tour de France: Pogacar et la chaleur, le double assommoir
-
Après l'incendie meurtrier en Andalousie, Pedro Sánchez appelle à former la population
-
Canicule: 26 millions de personnes en alerte rouge, en attendant la lente décrue
-
Dans les îles Éoliennes, l'eau douce vaut "presque de l'or"
-
Feu meurtrier en Espagne: Sánchez appelle à une culture de la "prévention" de la population pour mieux "réagir" aux incendies
-
Le détroit d'Ormuz, là où la guerre se joue
-
Comment protéger les mineurs en ligne : les recommandations faites à l'UE
-
Le taux du Livret A repart à la hausse cette semaine
-
La chaleur, ennemi permanent des patients atteints d'ichtyose, qui ont du mal à suer
-
La dixième étape du Tour: dans les monts du Cantal
-
Sam Neill, star de "Jurassic Park", s'est éteint à 78 ans
-
Au Kenya, la classe politique exploite la jeunesse pauvre au service de la violence
-
En Mongolie, des enfants jockeys au galop avant les courses du Naadam
-
Tour de France: les "bidonophiles" ont la fièvre de la gourde cycliste
-
Le monde salue feu le sénateur Lindsey Graham, l'Iran le vilipende
-
Le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet interpellé à son arrivée au Maroc, selon son épouse
-
Cyber russe: Paris convoquera l'ambassadeur de Russie "dans les prochains jours"
-
L'UE veut instaurer un accès "progressif et gradué" des mineurs aux réseaux sociaux
-
IA : Anthropic a fait pression sur l'Australie à propos des droits d'auteurs
-
Mondial-2026: il y a 20 ans, quand l'Espagne voulait "mettre Zidane à la retraite"
-
La Bourse de Paris prudente face à la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: Dembélé a bien changé
-
Mondial: 2010, le plus beau souvenir d'enfance des joueurs de la Roja
-
Décès à 78 ans de Sam Neill, la star de "Jurassic Park"
-
Deux Canadair envoyés pour lutter contre l'incendie hors norme de la forêt de Fontainebleau
-
Au Moyen-Orient, frappes les plus massives depuis la trêve d'avril, le pétrole en hausse
"Retourne d'où tu viens" : la téléréalité britannique s'empare du sujet sensible de l'immigration
Reproduire une traversée sur une embarcation de fortune, expérimenter la misère en Somalie: une émission de téléréalité britannique, qui prétend faire vivre à six candidats le périple de migrants vers l'Europe, suscite une vive polémique.
Baptisée "Go Back Where You Came From" (Retourne d'où tu viens) et diffusée depuis lundi sur la chaîne publique Channel 4, elle s'est déjà attiré de nombreuses critiques, l'ONG Amnesty International UK qualifiant de "profondément décevant" un tel programme "sensationnaliste" sur un sujet aussi sensible politiquement.
Durant les quatre épisodes du programme, diffusés au rythme d'un par semaine, les six candidats, dont quatre sont fermement opposés à l'immigration et deux plutôt favorables, vont "expérimenter certains des plus importants dangers que rencontrent des réfugiés dans leur voyage" vers l'Europe, selon le résumé de Channel 4.
Au début de leur périple, les uns à Raqqa en Syrie, les autres à Mogadiscio en Somalie : visite de marchés locaux, football avec des enfants qui vont ensuite fouiller les décharges pour tenter d'y trouver de quoi survivre.
Dans le premier épisode, le candidat Dave Marshall, 35 ans, filmé avant son départ au pied des falaises de Douvres, appelle la Navy britannique à bombarder les migrants dans la Manche. Une autre, Chloe Dobbs, chroniqueuse politique de 24 ans, affirme que sans contrôle de l'immigration "le Royaume-Uni va devenir un enfer rempli de gens en burqa".
Ces dernières années, les gouvernements britanniques successifs ont tenté d'endiguer l'arrivée clandestine de migrants par la Manche. Près de 37.000 personnes sont parvenues à entrer ainsi au Royaume-Uni en 2024, 25% de plus qu'en 2023. Au moins 78 personnes sont mortes dans ces traversées, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
- mieux qu'un documentaire "ennuyeux" -
"L'émission explore les diverses opinions, parfois polarisées dans notre société, sous un angle nouveau", a défendu un porte-parole du programme.
Mais pour Myria Georgiou, professeure de communication à la London School of Economics, le "succès" des émissions de téléréalité "dépend totalement de leur capacité à diffuser des opinions choquantes".
"Je suis certaine que les candidats participent pour ce côté choquant, (pour voir) lequel aura les opinions les plus extrêmes", dit-elle à l'AFP.
Certains spectateurs et des associations ont toutefois salué le choix de Channel 4 de diffuser ce programme en première partie de soirée. Comme Refugee Council, ONG de soutien aux réfugiés, qui juge l'initiative "bienvenue".
"Certains des propos et opinions exprimés dans le premier épisode ont mis beaucoup de gens mal à l'aise. Mais au moins un candidat affirme maintenant que son expérience l'a rendu plus sensible aux réfugiés", a-t-elle réagi sur X.
Pour Chloe Dobbs, c'est "un show très amusant que beaucoup de gens voudront regarder". Probablement "beaucoup plus qu'un documentaire traditionnel et ennuyeux".
- "nauséabonde" -
Dans un bâtiment endommagé de Raqqa, ancienne "capitale" du groupe jihadiste Etat islamique (EI), une famille propose à Dave et deux autres candidats de les loger pour la nuit. "C'est très aimable à vous de nous accueillir dans votre maison", répond Dave sans aucune ironie.
Dans un des "défis" qu'ils doivent relever, les candidats s'embarquent dans la simulation d'une traversée maritime sur une petite embarcation.
L'épreuve a été un moment de bascule pour Chloe, qui avait auparavant estimé que certains migrants y voient une expérience "amusante".
"C'est à ce moment-là que ça m'a vraiment frappé. Mon Dieu, les gens doivent vraiment être désespérés pour monter à bord de ces bateaux", explique-t-elle.
Mais cette simulation a choqué, jusqu'en France où le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand l'a jugée "nauséabonde".
"Des centaines de personnes sont mortes dans la Manche ces dernières années. Cette situation est un drame humanitaire, pas l'objet d'un jeu", a-t-il dénoncé sur X, en appelant Channel 4 à déprogrammer l'émission.
Elle est inspirée d'un programme australien diffusé au début des années 2010, au moment où la classe politique s'y divisait sur la manière de lutter contre les arrivées illégales de migrants par bateau.
Pour Myria Georgiou, son retour dix ans plus tard au Royaume-Uni n'est pas anodin, car "des dirigeants politiques, au niveau national comme mondial, ont banalisé les opinions les plus outrancières".
Et "la politique étant devenue un divertissement, ce n'est pas surprenant que le divertissement devienne politique".
O.Bulka--BTB