-
Le média Disclose et RSF appellent à se mobiliser contre la "traque des sources"
-
La septième étape du Tour: deuxième round pour les sprinteurs
-
La canicule s'annonce pour plusieurs jours, les incendies se multiplient
-
Dans le nord de la Grèce, le retour des ours bruns inquiète la population
-
Royaume-Uni: début de la course à la succession de Keir Starmer, Andy Burnham en piste
-
Avec la canicule, les Européens massivement exposés à des taux dangereux d'ozone
-
Nouvel échange de frappes entre l'Iran et les Etats-Unis avant l'inhumation de Khamenei
-
Au Venezuela, un bébé naît entre les secousses des séismes
-
Épidémie d'Ebola en RDC: le bilan atteint 600 morts, selon l'OMS
-
La nouvelle mainmise du gouvernement Trump sur l'IA dope l'intérêt pour les modèles ouverts
-
Migraine: Ipsen annonce des résultats positifs pour son médicament phare, Dysport
-
Taïwan sur le pied de guerre avant l'arrivée du plus gros typhon depuis 1995
-
IA: l'américain Cerebras, rival de Nvidia, va investir "plusieurs milliards de dollars" en Europe
-
Le Pen: la Cour de cassation fera "tout" pour rendre sa décision avant la présidentielle, selon le procureur
-
Traitements anti-obésité: les plus efficaces ont aussi le plus d'effets indésirables
-
Mondial-2026: France-Maroc, premier choc des quarts aux allures de retrouvailles
-
Volkswagen: fronde syndicale face à un projet de restructuration inédit
-
Comment limiter l'accès des enfants aux réseaux sociaux? L'UE proche d'une décision
-
Avec la canicule, l'Europe occidentale a vécu le mois de juin le plus chaud de son histoire
-
La canicule ne faiblit pas, la France épinglée par le Haut conseil pour le climat
-
Canada: Meta va investir 9 milliards de dollars dans un centre de données
-
La Bourse de Paris en hausse, profite du recul du pétrole
-
Décès de Bonnie Tyler, inimitable voix rocailleuse des années 1980
-
Engrais: aides d'urgence et stratégie pour "sortir de la dépendance"
-
Biens mal acquis libanais : mise en examen, HSBC invoque une autre "époque"
-
Le dernier matin de Lorenzo Salgado: un rêve américain fauché
-
Inondations en Chine: 39 morts, habitants et secours s'attellent au nettoyage
-
Engrais: le gouvernement annonce aides d'urgence et stratégie pour "sortir de la dépendance"
-
Taïwan se prépare pour son plus gros typhon depuis des années
-
Les Etats-Unis frappent l'Iran, qui riposte et les accuse de vouloir perturber les obsèques de Khamenei
-
Chine: zèbres, zébu et autruches s'échappent d'un zoo frappé par les inondations
-
Rugby: Ntamack en 10, Jalibert en 15, le pari de Galthié contre les Wallabies
-
Nucléaire civil : l'Australie s'accorde avec l'Inde pour lui fournir de l'uranium
-
Qui protège les gardiennes? Les Philippines à la rescousse des mangroves
-
Puces IA: SK hynix va fixer le prix de son introduction à Wall Street
-
Séismes: l'ONU appelle aux dons et Caracas au dégel des avoirs sanctionnés pour reconstruire
-
Les Etats-Unis frappent à nouveau l'Iran, qui riposte dans le Golfe
-
Accusé de viol, un important candidat démocrate renonce à la course au Sénat américain
-
L'Iran va inhumer l'ayatollah Khamenei, épilogue de six jours de cérémonies
-
Après les séismes au Venezuela, l'angoisse de perdre son logement endommagé
-
Royaume-Uni: Andy Burnham dans les starting-blocks pour succéder à Keir Starmer
-
Entre appareils en panne et personnel épuisé, la santé cubaine au bord de la rupture
-
Vingt-cinq dollars pour des déchets récoltés près du mariage de Taylor Swift
-
Mondial-2026: Justin Bieber en concert pour la finale
-
Mondial-2026: la France s'attaque au Maroc, un quart de tous les dangers
-
Mondial-2026: l'attaque des Bleus, le réveil espéré de la force
-
Un adolescent de 16 ans arrêté après avoir blessé deux collegiennes de 13 ans
-
Tennis: un parfum de Féry continue d'enchanter Wimbledon
-
Tour de France: Olav Kooij, pari réussi
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
Présidentielle en Corée du Sud: Kim Moon-soo, un caméléon sorti de l'ombre de Yoon
Quand son parti de droite a exprimé ses regrets aux Sud-Coréens pour la désastreuse tentative de l'ex-président Yoon Suk Yeol d'imposer la loi martiale fin 2024, Kim Moon-soo a tenu bon, seul, et a refusé de s'excuser.
Cet entêtement a propulsé sous les projecteurs cet ancien militant de la gauche syndicale de 73 ans, emprisonné et torturé sous la dictature militaire avant de rejoindre la droite de la droite. Il espère désormais exploiter cette notoriété pour devenir le prochain président de la Corée du Sud lors de l'élection du 3 juin.
"C'est essentiellement un candidat présidentiel né des réseaux sociaux", affirme à l'AFP Jeongmin Kim, directrice du Korea Risk Group, qui voit en lui un "homme politique caméléon doué pour la survie politique".
L'obstination de M. Kim lors de l'épisode de la loi martiale lui a valu sur internet le surnom bienveillant de "Moon-soo l'inflexible" et a offert à sa formation, le Parti du pouvoir au peuple (PPP), en pleine déconfiture après le coup de force raté de Yoon Suk Yeol, un léger rebond dans les sondages.
Malgré cela, le PPP n'a pas toujours manifesté un fol enthousiasme pour la candidature à la présidentielle de cet ancien ministre du Travail. Au milieu de luttes intestines ultramédiatisées, le parti l'a d'abord désigné, puis déselectionné, puis redésigné à nouveau pour porter ses couleurs.
Pendant sa campagne, cet homme aux manières rigides et au visage anguleux a cherché à prendre ses distances avec Yoon Suk Yeol, destitué en avril, et son héritage encombrant. Mi-mai, il a finalement présenté ses excuses "aux personnes qui souffrent des conséquences de la loi martiale", ajoutant que celle-ci avait "mis en difficulté l'économie et la vie politique".
- Arrêté, torturé -
Né le 27 août 1951 au sein d'une famille nombreuse et surendettée à Yeongcheon, à environ 300 km au sud-est de Séoul, Kim Moon-soo se lance très tôt en politique. Pendant sa dernière année de lycée, il est suspendu pour avoir manifesté contre le dictateur militaire Park Chung-hee.
Il entre en 1970 à l'école de commerce de la prestigieuse Université nationale de Séoul dont il est expulsé à deux reprises pour activisme politique (il n'obtiendra son diplôme qu'à retardement, en 1994). Parallèlement à ses études, il travaille dans des usines où il organise des syndicats.
Il est arrêté à deux reprises dans les années 1980, la première fois pour violation de la loi anticommuniste, et la seconde pour atteinte à la sécurité nationale. Dans sa biographie, il raconte avoir subi des électrochocs et des tortures par simulation de noyade lors de ses interrogatoires.
Gracié en 1988 après plus de deux ans et demi de prison, il découvre avec stupéfaction, à sa sortie, une Corée du Sud transformée et en plein boom économique.
- Changement de camp -
"Ma prédiction selon laquelle le capitalisme sud-coréen finirait par échouer s'est révélée fausse", écrit M. Kim dans son autobiographie.
L'effondrement de l'Union soviétique achève de bouleverser sa vision du monde. Il rejoint les conservateurs, est élu en 1996 à l'Assemblée nationale, où il exercera trois mandats, puis gouverneur de la province de Gyeonggi, la plus peuplée du pays dans la banlieue de Séoul.
Sa popularité au sein de la frange la plus radicale de la droite est confortée lorsqu'il écope d'une amende pour avoir assisté à un service religieux pendant la pandémie de Covid-19.
Nommé ministre du Travail en 2024, il est alors largement considéré comme faisant partie du cercle rapproché du président Yoon.
Selon les derniers sondages, M. Kim était distancé dans les intentions de vote d'au moins dix points par le chef de l'opposition de centre-gauche Lee Jae-myung. Il a par ailleurs échoué à convaincre le candidat en troisième position, Lee Jun-seok, de se désister en sa faveur pour constituer une union de la droite.
Reste aussi à savoir s'il parviendra à rassembler les électeurs modérés.
"La base conservatrice en Corée du Sud est idéologiquement large, et la personnalité politique de Kim Moon-soo est assez singulière", explique Kang Joo-hyun, professeure à l'Université pour femmes Sookmyung.
"Parmi les modérés ou les pragmatiques de droite, il y a des hésitations quant à leur soutien", poursuit-elle, en soulignant "les limites de sa puissance d'attraction au-delà de sa base".
Face aux sceptiques, M. Kim rappelle sa capacité à surmonter des situations apparemment impossibles, comme son élection au Parlement pour la première fois contre toute attente en 1996, ou sa désignation comme candidat du PPP.
"Vous ne pensiez pas que je deviendrais le candidat final, n'est-ce pas? Moi non plus", a-t-il lancé aux journalistes lors de son premier jour de campagne. "Mais nous avons écrit un miracle".
I.Meyer--BTB