-
Ambulanciers privés: deux appels à la grève mercredi avec des mots d'ordre différents
-
Après quatre ans de calvaire en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France
-
L'actualisation de la loi de programmation militaire en Conseil des ministres
-
Au Sénat, la contre-offensive face au "pillage" des contenus culturels par l'IA
-
Etats-Unis et Iran s'accordent pour un cessez-le-feu de deux semaines
-
Ligue des champions: Arsenal crucifie le Sporting dans le temps additionnel
-
Ligue des champions: le Bayern s'impose à Madrid, Mbappé maintient l'espoir
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux retiennent leur souffle avant l'ultimatum de Trump
-
Pershing Square fait une offre financière pour redynamiser Universal Music
-
Wall Street termine sans direction claire avant la fin de l'ultimatum de Trump
-
A l'ONU, Moscou et Pékin opposent leur veto au déblocage du détroit d'Ormuz
-
Des autochtones en cortège pour revendiquer leur droit à la terre à Brasilia
-
Iran: les ex-détenus Cécile Kohler et Jacques Paris attendus mercredi matin en France
-
Menaces de mort: enquête ouverte après la plainte d'une journaliste contre le sénateur Thierry Meignen
-
L'opposition à une loi sur l'antisémitisme dopée par une mobilisation citoyenne
-
Séries: le final de "Hacks" est "parfait", promet Jean Smart
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux sous tension avec l'ultimatum de Donald Trump
-
Cyclisme: Seixas, à nouveau phénoménal, assomme le Tour du Pays basque
-
Iran: les ex-détenus Cécile Kohler et Jacques Paris attendus mercredi en France
-
Au procès libyen, Sarkozy pointe une "erreur" de Guéant et Hortefeux
-
Kanye West interdit d'entrée au Royaume-Uni pour ses propos antisémites, son festival annulé
-
Corruption en Espagne: le procès d'un ancien proche du Premier ministre entache la réputation des socialistes
-
Monte-Carlo: Sinner et Alcaraz se baladent, Monfils dit adieu au Rocher
-
Le rappeur Offset blessé par balle en Floride
-
Kanye West interdit d'entrée au Royaume-Uni en raison de ses propos antisémites
-
Intempéries au Pakistan et en Afghanistan: le bilan s'alourdit à 188 morts
-
Trafic de pesticides: prison ferme contre un fournisseur et un important maraîcher
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux sous tension après le dernier ultimatum de Donald Trump
-
Financement libyen: Guéant et Hortefeux ont commis une "erreur" lors de leurs voyages à Tripoli, estime Sarkozy
-
Google ajoute des garde-fous à son IA pour prévenir la dépendance des jeunes
-
Iran: les ex-détenus Cécile Kohler et Jacques Paris bientôt de retour en France
-
Wall Street ouvre en baisse, l'ultimatum de Trump à l'Iran en ligne de mire
-
Cécile Kohler et Jacques Paris, la fin du cauchemar de deux enseignants qui rêvaient d'Iran
-
Monte-Carlo: Sinner et Alcaraz en balade pour leur entrée en lice
-
Pas-de-Calais: un conducteur de TGV tué dans un accident, un chauffeur routier en garde à vue
-
Iran: les ex-détenus Cécile Kohler et Jacques Paris "sont libres et en chemin vers le territoire français", annonce Macron
-
La Nasa publie la photo d'un coucher de Terre prise par les astronautes d'Artémis
-
Céline Dion ajoute six nouvelles dates de concert à Paris
-
Blocage du détroit d'Ormuz: quels sont les pays dont les bateaux sont les plus touchés?
-
Espagne: premier jour du procès pour corruption d'un ancien proche du Premier ministre
-
A Cuba, une nouvelle génération de Castro: des politiques et un influenceur
-
Egypte: Eni annonce la découverte d'un important gisement de gaz offshore
-
Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Hongrie avant les législatives de dimanche
-
Face à la polémique, Kanye West propose de rencontrer la communauté juive britannique
-
"L'heure des crocs", le réquisitoire de Philippe Bilger contre CNews, son ancienne chaîne
-
Turquie : fusillade devant le consulat israélien à Istanbul, un assaillant tué
-
Carburants: des pêcheurs mobilisés en Corse et au Havre
-
"Cirque" ou exercice de transparence ? Fin de la commission sur l'audiovisuel public
-
Trente ans après la guerre, la Croatie libérée des mines, pas des blessures
-
Inde: démission du patron d'Air India, Campbell Wilson
Öcalan, l'icône kurde prête à embrasser la paix
"L'oncle" de la cause kurde dépose les armes. Vingt-six ans après son arrestation, Abdullah Öcalan, fondateur et figure historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) renonce au combat en évoquant "l'impasse" de la lutte armée.
"Je crois au pouvoir de la politique et de la paix sociale et non des armes" professe à 76 ans le chef historique de la guérilla kurde depuis sa prison au large d'Istanbul, exhortant ses forces à le suivre sur ce nouveau chemin tracé depuis l'hiver.
Malgré l'éloignement et le silence qui lui étaient imposés, "Apo" (l'oncle en kurde) comme l'appellent affectueusement ses partisans, a continué d'incarner la cause kurde en Turquie, où quatre décennies de violences ont fait au moins 45.000 morts.
La communauté kurde représente un cinquième des 85 millions d'habitants de Turquie, selon les estimations.
Arrêté en 1999 au Kenya, emprisonné depuis sur l'île d'Imrali, le vieux leader a officiellement tourné une page en appelant fin février son parti à se dissoudre.
Réunis en mai en congrès, les commandants du PKK, repliés dans les montagnes d'Irak, ont répondu favorablement à cet appel et procéderont comme il le souhaite, vendredi, à un premier dépôt d'armes symbolique.
A deux reprises au moins par le passé, Abdullah Öcalan a tenté de conclure un cessez-le-feu.
Répondant favorablement à l'offre de dialogue initiée à l'automne dernier par Ankara, par l'intermédiaire du parti prokurde DEM, il s'est employé à ramener la question kurde "du terrain de la violence au terrain de la politique", se disant "prêt à prendre les mesures nécessaires".
- Perpétuité -
Né le 4 avril 1949 dans une famille paysanne du village d'Ömerli, à la frontière syrienne, Abdullah Öcalan a rejoint l'extrême gauche pendant ses études en sciences politiques à Ankara.
En 1978, il fonde le PKK, d'obédience marxiste-léniniste et, deux ans plus tard, rejoint la Syrie, puis la plaine libanaise de la Bekaa alors sous contrôle syrien, où il installe son quartier général.
L'idée est d'arracher la création d'un Etat kurde les armes à la main.
Aux attaques du PKK répond la répression féroce d'Ankara qui le qualifie de groupe "terroriste". Le sud-est du pays plonge progressivement dans un état de quasi guerre civile, des villages sont incendiés et rasés.
Contraint en 1998 de quitter la Syrie sous la pression turque, il erre en Europe avant d'échouer au Kenya où il est capturé par les services secrets turcs.
Ramené en Turquie, condamné à mort, il voit sa peine commuée en détention à perpétuité et à l'isolement quand la peine capitale est supprimée en 2002.
- "il incarne la cause" -
Ankara pensait en l'arrêtant avoir décapité le PKK mais son enfermement a renforcé son aura auprès de ses fidèles. Même si le commandement militaire, réfugié en Irak, lui a échappé de fait.
"Öcalan est resté l'acteur de référence", a estimé Hamit Bozarslan, directeur d'études à l'EHESS, à Paris. "Pour une grande partie des Kurdes, (…) c'est l'oncle qui incarne non seulement la cause, mais la nation kurde dans sa totalité".
Après plusieurs tentatives avortées de cessez-le-feu, il commande dans les années 2000 au mouvement de renoncer à l'idée d'un Etat kurde indépendant au profit d'une autonomie politique au sein de la Turquie.
Mais en 2015, après deux ans d'apaisement et de négociation avec Ankara sur les droits culturels des Kurdes et leur représentation politique, le conflit flambe à nouveau dans le sud-est du pays, à majorité kurde, dévastant notamment la vieille ville de Diyarbakir.
Abdullah Öcalan déplorera l'année suivante que "tant de gens (soient) morts" dans "une guerre où aucun camp ne peut l'emporter", selon des propos rapportés par son frère Mehmet.
Mercredi, dans un message vidéo en turc, il a confirmé avoir tourné la page: "Le mouvement PKK, dans sa quête d'un État séparé et sa stratégie de guerre de libération nationale, est terminé", évoquant "une impasse".
Pour l'heure le vieux chef est toujours en prison et ne réclame pas d'en sortir. En ce sens, note l'historien des mouvements kurdes Boris James, "il contredit les conditions posées par le PKK qui demandait son élargissement afin qu'il puisse mener à bien le processus de paix.
"Il reste le +Serok+, le chef, mais il n'est plus le coordinateur d'une action: il se positionne en tant que guide du mouvement, mais pas comme un leader organisationnel" estime le chercheur.
L.Dubois--BTB