-
A Los Angeles, le retour des fleurs apaise la douleur des incendies
-
En Iran, musique, barbecue et détente malgré les menaces de Trump
-
Budget de la recherche: des projets du CNRS menacés d'arrêt
-
Donald Trump limoge sa ministre de la Justice Pam Bondi
-
Aux Pays-Bas, une robe blanche d'occasion pour un mariage durable
-
Le pape Léon XIV lave les pieds de 12 prêtres à Rome
-
Moyen-Orient: les Bourses tempèrent leurs pertes avant la trêve de Pâques
-
Eolien et solaire: le gouvernement relance la machine à électrifier la France
-
Niel et Pigasse font le procès de la commission sur l'audiovisuel public, "un cirque"
-
Le youtubeur Jeremstar sans regret devant la justice après une action anticorrida
-
Nouvelle-Calédonie: l'Assemblée rejette la réforme constitutionnelle, réunion autour de Lecornu la semaine prochaine
-
Basket: Hugo Gonzalez, l'atout défensif espagnol de Boston en NBA
-
L'"angoisse" de la hausse du gazole agricole plane sur la fin du congrès de la FNSEA
-
Lecornu présente à Bordeaux son "carnet de bal" régalien
-
Trump demande à sa base de boycotter les concerts de Springsteen
-
Voix clonées par IA: 25 doubleurs français obtiennent le retrait de contenus litigieux, selon leur avocat
-
Affaire Prizzon: après l’horreur, "l’urgence" absolue de soigner les enfants
-
Le pétrole flambe à nouveau, jusqu'à quand?
-
Air France-KLM et Lufthansa lancent la course à la privatisation de TAP Air Portugal
-
Jeremstar jugé à Nîmes pour avoir fait irruption dans une corrida
-
Isabelle Adjani soupçonnée de fraude fiscale: de 18 à 24 mois de prison avec sursis requis en appel
-
Journalistes tués au Liban: des experts de l'ONU veulent une enquête internationale
-
L'Iran réplique à Trump et promet des attaques "dévastatrices"
-
Moyen-Orient: Trump hausse le ton, Wall Street accuse le coup
-
Mondial-2026: le président de la Fédération italienne de football a démissionné (communiqué)
-
Pour Xavier Niel, la commission sur l'audiovisuel public est un "cirque"
-
Le baril de pétrole américain s'envole de plus de 10%, attisé par le ton offensif de Trump
-
Vives tensions Mauritanie-Mali après la multiplication d'incidents à la frontière
-
Loi Duplomb 2: Larcher et Duplomb réclament son insertion dans la future loi agricole
-
Exposition au cadmium: les sénateurs PS demandent une commission d'enquête
-
Pas "élégant", "irréaliste", "ça parle trop": Macron répond aux critiques de Trump
-
Londres évoque "l'urgente nécessité" de rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Comment TotalEnergies a profité du chaos pétrolier au Moyen-Orient
-
Le Club Med va créer une quarantaine de nouveaux villages d'ici 10 ans
-
"Inélégant", "irréaliste", "ça parle trop": Macron répond aux critiques de Trump
-
Fermer CNews, comme le demande le maire de Saint-Denis? Pas si simple
-
La CEDH valide de lourdes amendes infligées à l'ex-chaîne C8
-
L'Iran n'a pas relancé l'enrichissement nucléaire, affirme à l'AFP son ambassadeur auprès de l'AIEA dénonçant "un gros mensonge"
-
Le gouvernement français annonce la relance des appels d’offres pour les énergies éoliennes et photovoltaïques
-
Peine de mort en Israël: huit pays musulmans dénoncent une "escalade dangereuse"
-
Carburants: "Pas de pénurie" en France, assure le gouvernement
-
Le président français Macron en Corée du Sud pour une visite d'Etat
-
Les opérations américano-israéliennes "cause première" du blocage d'Ormuz, selon Pékin
-
Champions Cup: Julien Dumora et sa nouvelle vie d'entraîneur à Castres
-
Interdiction des réseaux sociaux aux enfants: l'Indonésie met en demeure une deuxième fois Google et Meta (ministère)
-
Un mois plus tard, Trump tente de justifier la guerre auprès d'Américains mécontents
-
PMA: le diagnostic pré-implantatoire, un débat toujours vif en France
-
La Bourse de Paris repart dans le rouge après le discours de Trump
-
Chemsex: un psychiatre alerte sur le coût psychique de la "sexualité augmentée"
-
En Arménie, la thérapie par le sel, menacée, au coeur d'un débat sur les soins alternatifs
Flou sur la perspective d'une trêve au Soudan, malgré l'accord des paramilitaires
Le Soudan semblait encore loin vendredi d'une fin de la guerre qui fait rage entre l'armée et les paramilitaires depuis deux ans et demi, malgré l'annonce par ces derniers de leur accord à une proposition de trêve humanitaire.
L'ancien plus grand pays d'Afrique, devenu le troisième après l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, est ensanglanté depuis avril 2023 par une lutte pour le pouvoir opposant l'armée du général Abdel Fattah Al-Burhane aux paramilitaires de Forces de soutien rapide (FSR) de son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo.
Ces combats ont fait des milliers de morts, forcé le déplacement de 12 millions de personnes, plongé le pays dans la plus grande crise humanitaire au monde selon l'ONU. Sans compter les informations de massacres, viols et enlèvements qui s'accumulent depuis la prise d'El-Facher le 26 octobre par les FSR.
Cette ville était le dernier verrou stratégique manquant aux paramilitaires pour faire main basse sur le Darfour, une vaste région de l'ouest du pays, faisant craindre une partition du Soudan, l'armée contrôlant de son côté l'est, dont les villes de Port-Soudan et Khartoum.
- "Détourner l'attention" -
Les paramilitaires ont annoncé jeudi donner leur accord "pour s'engager" en faveur de la proposition de trêve présentée en septembre par les pays médiateurs du groupe dit du Quad (Arabie saoudite, Etats-Unis, Egypte, Emirats arabes unis).
Cette proposition prévoit une trêve humanitaire de trois mois, a indiqué jeudi à l'AFP un haut responsable saoudien, précisant que des efforts seraient aussi déployés pendant cette période pour réunir en Arabie saoudite les deux camps en vue de négociations sur un accord de paix permanent.
L'armée n'a pas commenté cette annonce. Mais son chef a répété jeudi que ses forces continuaient "de défaire l'ennemi". Et tôt vendredi, des habitants d'Omdurman, ville voisine de Khartoum, ont affirmé que les explosions s'étaient produites à proximité d'une base militaire et d'une centrale électrique, causant des coupures de courant.
Pour Cameron Hudson, analyste au Center for Strategic and International Studies (CSIS), à Washington, les paramilitaires "n'ont pas la volonté" de mettre en oeuvre cette trêve et "cherchent plutôt à détourner l'attention des atrocités qu'ils perpètrent à El-Facher".
"Maintenant qu'ils contrôlent tout le Darfour, les RSF ont intérêt à ce que l'aide et la nourriture y entrent. Mais l'armée a intérêt à ne pas permettre aux FSR de consolider ses gains au Darfour", explique ce spécialiste sceptique à ce stade sur l'éventualité d'une trêve.
- "J'ai vu dix drones" -
En l'absence d'accord vendredi des deux parties, un habitant d'Omdurman a raconté à l'AFP, sous couvert d'anonymat par crainte pour sa sécurité, avoir été "réveillé vers 02H00 du matin par le bruit des tirs anti-aériens, suivi par des explosions près de la base militaire de Wadi Sayidna".
Un autre habitant du nord-ouest de la ville a dit avoir "entendu un drone dans le ciel vers 04H00 du matin, avant une explosion" survenue à proximité d'une centrale électrique, qui a provoqué une coupure de courant. Les attaques de drone ont été l'une des tactiques clés des FSR dans ce conflit.
A Atbara, une ville du nord du pays contrôlée par l'armée, un habitant a déclaré que plusieurs drones "étaient apparus au-dessus de la ville peu après 03H00".
"La défense anti-aérienne les a abattus mais j'ai vu des feux s'allumer et entendu des explosions dans l'est de la ville", a témoigné cet homme, refusant lui aussi de donner son nom.
"J'ai vu dix drones au-dessus de la ville et la défense anti-aérienne les abattait un par un", a déclaré un autre habitant d'Atbara.
Aucune victime n'a été signalée. Ni l'armée ni les RSF n'ont commenté ces attaques alors que les analystes s'attendent à une recrudescence des affrontements au Kordofan, région stratégique du centre du pays car à la fois pétrolifère et située entre la capitale Khartoum et le Darfour.
- Bombes et famine -
Le syndicat des médecins soudanais a affirmé que les paramilitaires avaient bombardé jeudi un hôpital dans la ville de Dilling, au Kordofan du sud, faisant plusieurs blessés et détruisant le service de radiologie.
Sous contrôle des paramilitaires et de leurs alliés depuis deux ans, Dilling est aussi confrontée à une crise humanitaire alors que l'acheminement de l'aide est quasiment impossible depuis des mois au Darfour et au Kordofan.
Le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un organisme mandaté par les Nations unies et basé à Rome, a déclaré que la ville était confrontée à un risque imminent de famine.
M.Ouellet--BTB