-
Biathlon: Quentin Fillon Maillet, "toujours en forme", rêve des JO-2030 (à l'AFP)
-
Allemagne: le parlement adopte la réforme attendue de la prévoyance retraite privée
-
Insensible aux propos de Trump, l'Iran menace les civils au Moyen-Orient
-
Nouvel album et tournée, Gilbert Montagné se raconte toujours en musique
-
Indonésie: les moins de 16 ans disent adieu aux réseaux sociaux
-
A Chablis, nuit de lutte pour limiter les dégâts du gel sur les vignes
-
En Allemagne, un village converti aux renouvelables défie la crise énergétique
-
Promotion de cosmétiques auprès des adolescents: l'Italie enquête sur LVMH
-
La Bourse de Paris replonge dans le rouge
-
Indonésie: deux bébés tigres meurent d'un virus dans un zoo de Bandung
-
Déficit public de la France moins élevé en 2025, à réduire en 2026 "quoi qu'il arrive"
-
Au Vanuatu, une feuille sacrée pour protéger les forêts des pillages
-
À La Réunion, le téléphérique urbain séduit et s'apprête à prendre de l'altitude
-
Déficit public de la France: après une bonne surprise pour 2025, un gouvernement "ambitieux"
-
Caisse noire pour l'État, refuge pour les civils: la double vie des "cryptos" en Iran
-
Un 32e Sidaction pour raviver une lutte fragilisée
-
En Afrique du Sud, le mohair prospère dans le désert
-
Au Népal, le triomphe du populaire Balendra Shah
-
Au Gabon, la lutte pour faire vivre les bébés tortues marines
-
Le Salvador instaure la perpétuité pour les criminels de moins de 18 ans
-
Après les municipales, la primaire de la gauche mal engagée
-
Miami: Sabalenka remporte le choc contre Rybakina, affrontera Gauff en finale
-
Vance vs. Rubio: le duel émergent pour succéder à Trump
-
Australie: trois sites majeurs de production de GNL interrompus au passage d'un cyclone
-
NBA: les Knicks surpris par les Hornets
-
Trump reporte son ultimatum à l'Iran, le détroit d'Ormuz au menu du G7
-
Droits voisins, aliments sucrés pour nourrissons: carton plein pour la journée MoDem à l'Assemblée
-
L’Ukraine détruit les exportations russes de pétrole de la terreur
-
Mondial-2026: l'Italie franchit un premier obstacle, le Kosovo aussi
-
Mondial-2026/Barrages: l'Italie passe l'obstacle nord-irlandais et ira défier la Bosnie
-
L'ex-policier français soupçonné d'un double féminicide placé en détention provisoire au Portugal
-
Foot: La France domine le Brésil et prend date en vue du Mondial
-
"Un rêve qui devient réalité": Barcelone attend le Tour de France
-
Décès de Loana: M6 va diffuser la série "Culte" mardi lors d'une soirée spéciale
-
Mondiaux de patinage: Malinin retrouve la tête, Siao Him Fa bien placé après le court
-
A Paris, départ du premier train de nuit Paris-Berlin European Sleeper
-
JO-2028: Trente ans après, le CIO rétablit les tests de féminité
-
Attaques d'Israël: le Liban saisit le Conseil de sécurité de l'ONU
-
Népal: le futur Premier ministre salue sa victoire dans un clip de rap, appelle à l'unité
-
La Bourse de Paris rechute (-0,98%) après trois jours de reprise
-
Tour de Catalogne: Vernon gagne la 4e étape au sprint devant Godon, toujours leader
-
Un bébé singe doré est né au ZooParc de Beauval, une première hors d'Asie
-
Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes
-
Dans l'espace, les spermatozoïdes ont du mal à trouver leur chemin
-
Les Etats-Unis attaquent l'OMC au premier jour de sa conférence ministérielle
-
Paul McCartney annonce la sortie d'un nouvel album à 83 ans
-
Un mort et des blessés en Israël après une vague de frappes d'Iran et du Liban
-
Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade
-
Près de trois mois après sa capture, Maduro de retour devant la justice américaine
-
Renaissance ou exil: en Hongrie, l'avenir des médias indépendants suspendu aux élections
Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire
Inquiets des menaces russes et de l'avenir de la protection américaine, certains dirigeants européens tâtonnent et réfléchissent à la couleur du parapluie nucléaire qui abritera le vieux continent.
"J'ai entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne", a déclaré vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité (MSC) le chancelier allemand Friedrich Merz.
Ce débat monte en puissance parmi les dirigeants et spécialistes européens du nucléaire à mesure que la double incertitude augmente.
Les Européens sont pris entre deux feux: d'abord l'agressivité de la Russie, qui mène en Ukraine une guerre protégée par l'ombre portée de son arsenal nucléaire. De nombreux responsables européens se disent convaincus que Moscou tentera ensuite de s'attaquer d'une manière ou d'une autre à d'autres territoires européens.
Et d'autre part, les Européens s'interrogent sur la solidité du soutien américain sur le long terme, alors que les Etats-Unis les ont mis sous pression pour qu'ils dépensent plus pour leur défense et que l'administration Trump semble privilégier une approche transactionnelle des relations internationales.
"Attention au déficit de dissuasion", mettent un garde dans un rapport publié pour la MSC 11 experts de plusieurs pays, évaluant "les options nucléaires de l'Europe".
- Cadre Otan -
Ils ont cinq scénarios et "aucun n'est le bon", préviennent-ils. "Il n’existe pas de solution miracle en matière de dissuasion, pas de moyen peu coûteux ou sans risque".
"Les Européens ne peuvent plus déléguer leur réflexion sur la dissuasion nucléaire aux États-Unis. L'époque de la complaisance stratégique est terminée pour l'Europe. Aussi dur que ce soit, le nouvel environnement sécuritaire exige des décideurs européens qu'ils abordent de front et sans délai le rôle des armes nucléaires dans la défense du continent et qu'ils investissent les ressources nécessaires", mettent-t-ils en garde.
Les cinq options sont: continuer de miser sur la dissuasion américaine, renforcer le rôle des armes nucléaires britanniques et françaises dans une dissuasion européenne, développer en commun une dissuasion européenne, multiplier les dissuasions nationales européennes, et développer une dissuasion européenne strictement conventionnelle.
La voie du statu quo est forte sur un continent qui s'est complaisamment abrité pendant des décennies sous l'aile protectrice de son allié américain, et où seuls deux pays, la France et le Royaume-Uni, disposent d'un arsenal atomique, sans commune mesure avec celui de Washington.
"Nous avons déjà la dissuasion nucléaire dans le cadre de l'Otan, ce que nous avons maintenant est solide", dit à l'AFP le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans les couloirs de la MSC.
Paris et Londres ont déjà entamé un "renforcement de leur coopération nucléaire", a rappelé devant le MSC le Premier ministre britannique Keir Starmer.
L'option de la montée en puissance de ces deux pays est prudemment louée, et n'est pas envisagée comme extérieure au cadre otanien.
"Pour nous, l'Otan est un cadre qui fonctionne, qui a une planification, des capacités, des doctrines", ajoute M. Tsahkna.
La ligne est la même pour M. Merz: une dissuasion européenne ne se conçoit que dans le cadre de l'Otan. "Nous ne laisserons pas apparaître en Europe des zones de sécurité différentes", a-t-il dit.
- Discours de Macron -
Les écarts de capacité entre les Etats-Unis et l'arsenal franco-britannique sont tels que personne n'envisage que les Européens puissent assumer à court terme leur dissuasion.
"Si vous parlez de compenser la dissuasion nucléaire américaine, ce n'est pas réaliste à ce stade", a déclaré récemment à l'AFP le ministre finlandais de la Défense Antti Häkkänen.
Quoi qu'il en soit, "ce débat est en train de sortir du cercle des experts pour entrer dans la sphère politique", explique la chercheuse française Héloïse Fayet, de l'Ifri, qui a participé à la rédaction du rapport du MSC. "C'est très positif, mais maintenant, il faut des actes".
C'est dans ce panorama qu'Emmanuel Macron doit prononcer fin février un important discours sur la doctrine française. A Munich, il a expliqué envisager d'"articuler" la "doctrine nationale, qui est garantie et contrôlée par la Constitution, avec des coopérations spéciales, des exercices communs, et des intérêts de sécurité communs avec certains pays-clés".
"Ce discours a généré des attentes énormes en Europe" prévient Mme Fayet.
"Le président Macron prononcera un discours important", abonde l'américaine Rose Gottemoeller, ancienne secrétaire générale adjointe de l'Otan et négociatrice en chef du traité de désarmement New Start en 2010.
"Il apportera des éclaircissements sur la façon dont le président français envisage les choses", parce que, rappelle-t-elle, "ce sont les plus hauts dirigeants, le Premier ministre au Royaume-Uni, le président des États-Unis (et le président français, ndlr) — qui, au final, sont responsables des décisions nucléaires".
H.Seidel--BTB