-
En Afrique du Sud, le mohair prospère dans le désert
-
Au Népal, le triomphe du populaire Balendra Shah
-
Au Gabon, la lutte pour faire vivre les bébés tortues marines
-
Le Salvador instaure la perpétuité pour les criminels de moins de 18 ans
-
Après les municipales, la primaire de la gauche mal engagée
-
Miami: Sabalenka remporte le choc contre Rybakina, affrontera Gauff en finale
-
Vance vs. Rubio: le duel émergent pour succéder à Trump
-
Australie: trois sites majeurs de production de GNL interrompus au passage d'un cyclone
-
NBA: les Knicks surpris par les Hornets
-
Trump reporte son ultimatum à l'Iran, le détroit d'Ormuz au menu du G7
-
Droits voisins, aliments sucrés pour nourrissons: carton plein pour la journée MoDem à l'Assemblée
-
L’Ukraine détruit les exportations russes de pétrole de la terreur
-
Mondial-2026: l'Italie franchit un premier obstacle, le Kosovo aussi
-
Mondial-2026/Barrages: l'Italie passe l'obstacle nord-irlandais et ira défier la Bosnie
-
L'ex-policier français soupçonné d'un double féminicide placé en détention provisoire au Portugal
-
Foot: La France domine le Brésil et prend date en vue du Mondial
-
"Un rêve qui devient réalité": Barcelone attend le Tour de France
-
Décès de Loana: M6 va diffuser la série "Culte" mardi lors d'une soirée spéciale
-
Mondiaux de patinage: Malinin retrouve la tête, Siao Him Fa bien placé après le court
-
A Paris, départ du premier train de nuit Paris-Berlin European Sleeper
-
JO-2028: Trente ans après, le CIO rétablit les tests de féminité
-
Attaques d'Israël: le Liban saisit le Conseil de sécurité de l'ONU
-
Népal: le futur Premier ministre salue sa victoire dans un clip de rap, appelle à l'unité
-
La Bourse de Paris rechute (-0,98%) après trois jours de reprise
-
Tour de Catalogne: Vernon gagne la 4e étape au sprint devant Godon, toujours leader
-
Un bébé singe doré est né au ZooParc de Beauval, une première hors d'Asie
-
Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes
-
Dans l'espace, les spermatozoïdes ont du mal à trouver leur chemin
-
Les Etats-Unis attaquent l'OMC au premier jour de sa conférence ministérielle
-
Paul McCartney annonce la sortie d'un nouvel album à 83 ans
-
Un mort et des blessés en Israël après une vague de frappes d'Iran et du Liban
-
Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade
-
Près de trois mois après sa capture, Maduro de retour devant la justice américaine
-
Renaissance ou exil: en Hongrie, l'avenir des médias indépendants suspendu aux élections
-
Comment des activistes aux Etats-Unis aident des Iraniens à accéder aux terminaux Starlink
-
Kaboul enterre des victimes d'une frappe pakistanaise, des proches toujours sans réponse
-
L'ex-policier français soupçonné d'un double féminicide présenté à un juge au Portugal
-
Décharges sauvages de Nestlé: les parties civiles demandent des analyses complémentaires
-
Course à la Lune: comment la Chine défie l'Amérique
-
Mondiaux de patinage: Kaori Sakamoto, le temps des adieux
-
Un bicorne de Napoléon Ier sorti de l'oubli bientôt exposé près de Paris
-
Wall Street ouvre en baisse, toujours guidée par les cours du pétrole
-
L'Afrique du Sud écartée du G7 en France sous pression américaine, selon Pretoria
-
Cinq morts dans des frappes israéliennes au Liban, le Hezbollah intensifie ses attaques
-
L'OMC lance sa conférence ministérielle à Yaoundé dans un contexte de crise
-
Black Friday: un tiers des commerçants en ligne trichent selon l'UE
-
Thales, Exail: des systèmes français de lutte antimines sous-marines
-
Vidéo générée par l'IA: ByteDance (TikTok) déploie SeeDance 2.0 à l'international
-
F1: Hamilton conquérant, Verstappen défaitiste avant le Grand Prix du Japon
-
La guerre au Moyen-Orient pourrait créer un "stress systémique" sur les marchés, selon le vice-président de la BCE
L'avenir sans horizon des enfants en Cisjordanie, frappée par une crise budgétaire
Il est 11 heures du matin ce mardi mais Ahmad et Mohammad, deux écoliers de Naplouse, en Cisjordanie occupée, ne sont pas en classe: par manque d'argent, les écoles publiques de ce territoire palestinien ne fonctionnent plus que trois jours sur cinq.
"Sans une bonne scolarité, il n'y a pas d'université. Cela veut dire que leur avenir risque d'être sacrifié", s'inquiète Ibrahim al-Hajj, le père de ces jumeaux de dix ans.
Ahmad et Mohammad font partie d'une génération frappée par la crise budgétaire qui sévit en Cisjordanie et touche en premier lieu les écoles publiques, où sont scolarisés 630.000 élèves.
A court de liquidités, l'Autorité palestinienne ne verse plus aux enseignants que 60% de leurs salaires et les écoles publiques ne sont désormais ouvertes que 60% du temps.
Cette crise vient en partie du refus d'Israël, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, de verser à l'Autorité palestinienne les taxes douanières qu'il perçoit en son nom, une mesure en place depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza en octobre 2023.
"Les opportunités que nous avions en matière d'éducation étaient bien meilleures que celles qui s'offrent aujourd'hui à cette génération", estime Aisha Khatib, 57 ans, la directrice de l'école des jumeaux.
"Les salaires sont réduits, les jours travaillés moins nombreux et les élèves ne bénéficient pas d'une scolarité suffisante pour devenir des adultes éduqués", remarque-t-elle en ajoutant que de nombreux enseignants ont abandonné leur métier tandis que des élèves travaillent désormais pendant leur temps libre pour aider leurs familles.
- "Pas de socle solide" -
Ibrahim al-Hajj regrette le temps perdu par ses enfants, qui restent souvent seuls à la maison, devant la télévision ou sur leur téléphone, quand l'école est fermée.
Le reste du temps, "nous allons voir un professeur, qui nous donne des cours", raconte Mohammad, qui aime l'anglais et veut devenir charpentier. Mais ces cours privés coûtent cher et Ibrahim al-Hajj sait que ses revenus d'agriculteur ne suffiront pas à les financer indéfiniment.
Tamara Shtayyeh, une enseignante de Naplouse, a remarqué que la moyenne de sa fille Zeena, âgée de 16 ans et qui passera l'année prochaine l'examen de fin d'études secondaires, le Tawjihi, a chuté depuis qu'elle a un emploi du temps réduit.
Mais selon elle, les plus jeunes sont les premières victimes de la crise. "Du cours préparatoire au cours moyen, il n'y a pas de socle solide, ni en écriture ni en lecture", dit-elle.
L'absence de routine dans la vie scolaire entraîne aussi une baisse de la concentration et de la discipline. "On observe une nette baisse de niveau, des notes plus faibles, de la tension, de la paresse", souligne l'enseignante.
- "Urgence systémique" -
Pour les écoles de l'ONU, qui accueillent 48.000 élèves dans des établissements pour réfugiés à travers la Cisjordanie, la situation est tout aussi catastrophique et relève à présent d'une "urgence systémique à grande échelle", constate le porte-parole de l'Unrwa, l'agence de l'ONU chargée de l'aide aux réfugiés palestiniens, Jonathan Fowler.
Les écoles de l'Unrwa sont généralement reconnues pour leur niveau plus élevé.
Mais selon le porte-parole, les niveaux en arabe et en maths ont plongé ces dernières années, en raison de la crise budgétaire mais aussi des incursions répétées de l'armée israélienne et de la pandémie de Covid-19.
"La combinaison d'un enseignement hybride, des traumatismes et de plus de 2.000 incidents documentés liés aux incursions de l'armée ou des colons (israéliens) en 2024-2025 a créé un environnement d'+apprentissage perdu+ pour des milliers d'élèves", relève-t-il.
L'Unrwa, principal acteur en matière de santé et d'éducation dans les camps de réfugiés, envisage aussi de réduire la semaine scolaire en raison de ses propres difficultés financières, consécutives notamment à l'arrêt des financements américains.
Dans le nord de la Cisjordanie, où les opérations militaires israéliennes ont entraîné le déplacement de 35.000 personnes en 2025, certains écoliers ont perdu jusqu'à 45% de leur temps scolaire, selon Jonathan Fowler.
Des écoles palestiniennes sont aussi menacées de démolition ou tout simplement fermées par les autorités israéliennes, comme c'est le cas pour six écoles de l'Unrwa à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël.
Les enseignants "sont censés envisager un avenir radieux et réussi", remarque Tamara Shtayyeh. "Mais ce que nous constatons, c'est que les choses ne cessent d'empirer".
Y.Bouchard--BTB