-
Siemens veut lever les freins à l'IA industrielle en Europe
-
Club Med veut quasiment doubler son nombre de clients d'ici 2035
-
Enquête sur X: Elon Musk n'est pas venu, le parquet de Paris "prend acte"
-
Carburants: pas de baisse "de sitôt" pour Leclerc, pas d'avancées à Bercy
-
Tennis: Loïs Boisson a "digéré" les mois "les plus compliqués" de sa carrière (à l'AFP)
-
Wall Street opte pour la prudence face aux tensions au Moyen-Orient
-
Netanyahu promet des "mesures sévères" contre un soldat ayant frappé une statue de Jésus
-
Le rugby doit miser sur les Etats-Unis, selon le patron de la fédération internationale
-
Droits de douane: l'administration américaine a ouvert son portail de remboursement
-
Japon: crainte d'un séisme "majeur" après une secousse de 7,7 et un avis de tsunami
-
Le père d'Amy Winehouse perd son procès contre deux amies de la chanteuse
-
Dans l'est de l'Angola, le pape dénonce l'"exploitation" par les "tyrans"
-
Fuite de données: le portail ANTS visé par une attaque informatique
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux rattrapés par les incertitudes
-
Pourparlers irano-américains toujours incertains à deux jours de l'expiration de la trêve
-
La dissuasion nucléaire au cœur des entretiens Tusk-Macron à Gdansk
-
La Russie dit avoir arrêté une Allemande avec une bombe dans son sac à dos
-
L'Inde et la Corée du Sud veulent doubler leurs échanges commerciaux d’ici à 2030
-
BPCE lance le paiement en ligne avec l'opérateur européen Wero, concurrent de Visa et Mastercard
-
JO-2028: un "boost" pour le squash espère le champion français Victor Crouin
-
Etats-Unis: huit enfants dont sept frères et soeurs abattus par leur père en Louisiane
-
Sri Lanka: sept ans après les attentats de Pâques, les victimes toujours en quête de vérité
-
Angola: le pape accueilli avec ferveur dans l'est au troisième jour de sa visite
-
Japon: séisme de magnitude 7,5 dans le nord, alerte au tsunami
-
Futur chef de l'ONU: grand oral des quatre prétendants cette semaine
-
Le pétrole en forte hausse avec les tensions autour d'Ormuz
-
Photographie : Leica trouve un partenaire chinois pour ses futurs capteurs d'image
-
Report à fin mai du procès en Belgique du braqueur français Antonio Ferrara
-
Cambodge: intervention chirurgicale "réussie" pour le roi, atteint d'un cancer
-
Les obsèques de Nathalie Baye auront lieu vendredi à Paris
-
Incertitude autour des pourparlers irano-américains à l'approche de la fin du cessez-le-feu
-
Près de la moitié des titres mis en ligne sur Deezer chaque jour générés par IA
-
Le prix des carburants ne "baissera pas de sitôt", estime Michel-Edouard Leclerc
-
La Bourse de Paris dans le rouge avec le regain de tension au Moyen-Orient
-
A la frontière de l'Inde et du Pakistan, des bunkers, des larmes et toujours la peur
-
Pérou: des milliers de manifestants dénoncent une "fraude" lors de la présidentielle
-
Anthropic entend "mettre sur la table" les risques de son modèle d'IA Mythos
-
NBA: Wembanyama réussit sa première en play-offs avec 35 points
-
La Corée du Nord dit avoir testé des missiles tactiques à sous-munitions
-
Hong Kong: des habitants retrouvent leur logement après l'incendie qui a fait 168 morts
-
Huit enfants tués par balles dans des violences intrafamiliales en Louisiane
-
A nouveau sous pression dans l'affaire Mandelson, Starmer face aux députés
-
Macron et Tusk vont parler dissuasion nucléaire lundi à Gdansk
-
La justice française attend Elon Musk pour son enquête sur X, sans trop d'illusions
-
Le braqueur Ferrara devant la justice en Belgique pour un projet d'attaque en Allemagne
-
L1: Lyon surprend le PSG, Rennes enchaîne, Monaco déchante
-
L'Iran ne compte pas discuter à nouveau avec les Etats-Unis
-
L1: L'euphorie est retombée pour le PSG puni par l'OL
-
En Bulgarie, l'ex-président Roumen Radev remporte les législatives
-
Allemagne: 35e titre pour le Bayern, hors-d'oeuvre d'un printemps gourmand
Les eurodéputés se prononcent sur la création de "hubs de retour" pour migrants
Grâce à une alliance de la droite et de l'extrême droite, le Parlement européen pourrait entériner cette semaine un net durcissement de la politique migratoire de l'UE et valider le concept de "hubs de retour" pour migrants.
Ces mesures sont réclamées avec force par une majorité des pays membres de l'Union européenne (UE), mais très critiquées par la gauche et les ONG.
Environ 20% des décisions d'expulsion de migrants sont aujourd'hui suivies d'effets au sein de l'Union, une statistique régulièrement brandie par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme.
En mars 2025, la Commission européenne avait présenté un texte visant à augmenter le nombre d'expulsions, sur lequel des eurodéputés vont se prononcer lors d'un premier vote lundi.
Celui-ci permettrait:
- Aux États membres d'ouvrir des centres pour migrants dans des pays en dehors de l'UE, avec l'idée d'y envoyer des personnes dont la demande d'asile aurait été rejetée et faisant face à une obligation de quitter le territoire: les fameux "hubs de retours".
- Des règles et sanctions plus strictes pour les déboutés d'asile refusant de quitter le territoire de l'UE, comme des confiscations de documents d'identité, des détentions et des interdictions d'entrée prolongées sur le territoire.
- Une reconnaissance mutuelle des décisions prises par tel ou tel État membre, l'idée étant par exemple qu'une décision prise en France puisse s'appliquer en Espagne et vice-versa.
- Effet dissuasif? -
Ces mesures sont décriées par les associations de protection des migrants, qui s'inquiètent de potentielles violations des droits humains.
"Elles autorisent la création de centres d'expulsion dans des pays où ces personnes n'ont jamais mis les pieds et entraîneront une surveillance et une discrimination accrues", alerte Silvia Carta, de PICUM. Cette ONG bruxelloise compare le projet européen aux politiques "violentes" menées par la police de l'immigration américaine, l'ICE, aux États-Unis.
Plusieurs pays, dont la France et l'Espagne, se montrent sceptiques quant à l'efficacité de ces centres de retour, expérimentés par le passé sans réel succès.
D'autres États membres, comme l'Allemagne, l'Autriche et les pays scandinaves, rétorquent que leur objectif est avant tout dissuasif: ils espèrent décourager des migrants de tenter de s'installer en Europe en raison des sanctions potentielles auxquelles ils pourraient s'exposer.
Ces mesures ont fait l'objet de rudes batailles au Parlement européen.
Un eurodéputé centriste, censé trouver un compromis entre plusieurs groupes de la majorité pro-européenne, a finalement été doublé sur sa droite: une alliance allant de la droite à l'extrême droite s'est accordée à la dernière minute sur un texte alternatif qui devrait être validé en commission lundi soir, avant un vote en plénière, possiblement dès jeudi.
Ancien patron de l'agence européenne de garde-frontières Frontex, l'eurodéputé Fabrice Leggeri, du parti français Rassemblement national (RN, extrême droite), s'en est réjoui auprès de l'AFP, y voyant la preuve qu'"il n'y a plus de cordon sanitaire" au Parlement européen entre la droite et l'extrême droite.
Les unions des droites se sont de fait multipliées au cours des derniers mois, tant pour s'opposer à certaines mesures environnementales que pour pousser de forte mesures anti-immigration au Parlement.
En 2025, le nombre d'entrées irrégulières sur le territoire de l'UE a chuté de plus de 25%, selon Frontex. Elles ont dégringolé sur la route des Balkans et se concentrent en Méditerranée, notamment au départ de la Libye.
Mais le centre de gravité politique de l'Union a glissé à droite, poussant ses dirigeants à serrer encore la vis sur l'immigration.
K.Thomson--BTB