-
Cuba: situation électrique critique après un bref répit
-
Coups de feu au Sénat philippin où est réfugié "l'architecte" de la guerre contre la drogue de Duterte
-
Eurovision: une touche d'esprit viennois, avec Mozart aux intermèdes
-
La Bourse de Paris termine en légère hausse, le secteur tech à la fête
-
Tour d'Italie: Arrieta au bout de la folie
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts ont débuté leur quarantaine
-
Pollution aux PFAS: des experts de l'ONU demandent à la France de s'expliquer
-
Scaf bloqué, Dassault espère réussir avec les Allemands dans le spatial
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, entre inflation et rebond de la tech
-
Tunisie: à Djerba, un début de saison touristique ralenti par la crise au Moyen-Orient
-
"Notes" pour Emmanuel Moulin: la Banque de France nie tout "traitement particulier"
-
Douze morts dans des frappes israéliennes au Liban (ministère)
-
Minelli liquide sacs et chaussures avant sa fermeture définitive
-
Déchets radioactifs: la justice administrative maintient l'enquête publique sur Cigéo
-
La princesse Kate accueillie avec enthousiasme en Italie
-
Sept ans de prison requis contre Sarkozy au procès libyen en appel
-
États-Unis: Kevin Warsh en passe d'être confirmé à la présidence de la Fed
-
Trump arrive en Chine pour un sommet avec Xi Jinping aux lourds enjeux
-
Un paquebot confiné à Bordeaux après une suspicion d'épidémie de gastro-entérite
-
La saga "Fast and Furious" fête ses 25 ans au festival de Cannes
-
Au Royaume-Uni, le roi a prononcé le discours du trône en plein doute sur l'avenir de Starmer
-
Fleury Di Nallo, légende de l'OL, est mort à 83 ans
-
Tech: le bénéfice net annuel d'Alibaba plombé par l'IA
-
Audiovisuel public: Alloncle a déposé sa proposition de loi pour "prévenir les conflits d'intérêts"
-
La prévention de pandémies d'origine animale est "sous-financée", alerte l'OMSA
-
Guerre au Moyen-Orient: L'AIE sonne l'alarme sur la fonte "record" des réserves pétrolières
-
Automobile: BYD discute avec Stellantis et d'autres groupes pour reprendre des usines en Europe
-
Bienvenue aux investisseurs en Afrique, peu importe le passé, selon l'homme d'affaires Elumelu
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts sont "actuellement hospitalisés"
-
Nissan: retour dans le vert prévu l'an prochain après une nouvelle perte colossale
-
Dans le massif du Jura, le retour à la vie sauvage d'un jeune lynx rescapé
-
France: le taux de chômage au-dessus de 8% sur fond de conjoncture dégradée
-
Le Smic va augmenter de 2,4% le 1er juin, sans coup de pouce
-
Hantavirus: en cas d'épidémie, le stock de masques en France est suffisant pendant "minimum trois mois", selon Matignon
-
Un discours du trône en pleine tempête politique au Royaume-Uni
-
Nissan: nouvelle perte annuelle colossale, retour dans le vert attendu l'an prochain
-
Le chausseur Minelli annonce fermer "définitivement" le 30 mai
-
Trump veut presser Xi "d'ouvrir" la Chine au business américain
-
La sécurité du Louvre a été négligée, déplore le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire
-
Indemnité pour grands rouleurs: un simulateur pour tester son éligibilité
-
Tiltil, un village chilien face au plus grand émetteur de méthane au monde
-
"Pas sa faute" : ces mères d'enfants nés des viols de la guerre au Soudan
-
Le Smic va augmenter de 2,4% le 1er juin, annonce Jean-Pierre Farandou
-
NBA: les Lakers espèrent conserver LeBron James, mais construire autour de Doncic
-
Etats-Unis: la résistance de l'économie surprend mais n'est pas "éternelle"
-
Des paons en liberté font la joie... et le désespoir d'un village italien
-
Investissements dans l'IA: SoftBank quadruple son bénéfice net annuel à 27 milliards de dollars
-
Aide à mourir: la réforme de la fin de vie va-t-elle enfin aboutir ?
-
Les Bourses européennes ouvrent en hausse après le recul de la veille
-
France: l'inflation en hausse en avril, à 2,2% sur un an, selon l'Insee
Keir Starmer, l'espoir déçu du retour du Labour au pouvoir au Royaume-Uni
Le travailliste Keir Starmer avait juré de mettre à profit à Downing Street son expérience d'avocat et de procureur sérieux, mais il est désormais un Premier ministre en sursis, miné par une profonde impopularité et désaffection dans son propre camp.
Le Premier ministre britannique n'en finit pas de se défendre depuis la défaite historique du Labour aux élections locales de la semaine dernière, qui ont vu les travaillistes perdre la majorité dans nombre de ses bastions.
Et de marteler qu'il ne "quittera pas" le pouvoir malgré une popularité parmi les plus faibles des Premiers ministres de l'histoire moderne, selon l'institut YouGov.
Cet ex-avocat de 63 ans, spécialisé dans les droits humains, était pourtant entré par la grande porte à Downing Street le 5 juillet 2024, après une large victoire du Labour lors des élections législatives.
Les attentes étaient grandes envers le dirigeant travailliste, dans un Royaume-Uni confronté à une économie apathique, une hausse du coût de la vie, et à des services publics, notamment de santé, éreintés par des années d'austérité.
- Fronde sur sa gauche -
En arrivant au pouvoir, il avait dit que le chemin serait "long et difficile" pour redresser le pays.
Son ton précis et sans flamme de juriste, d'abord vu comme un gage de sérieux, l'a vite desservi. Il n'a jamais réussi à briser la glace auprès des Britanniques, ni à s'allier l'opinion lorsque les difficultés sont apparues.
Elles n'ont pas manqué: il s'est aliéné l'aile gauche de son imposante majorité avec des mesures jugées antisociales, sur lesquelles il a dû revenir en partie face à la fronde. Ou avec le durcissement de la politique migratoire qu'il a opéré pour tenter de désamorcer, sans succès, la montée du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage.
Il n'a pas non plus échappé aux affaires au sein de son gouvernement.
Plusieurs de ses ministres ont été contraints au départ, dont sa numéro deux Angela Rayner, en septembre 2025, désormais vue comme une de ses successeurs potentiels.
Et il a été accusé de ne pas prendre ses responsabilités après s'être séparé de plusieurs conseillers et haut fonctionnaires dans le cadre de l'affaire Peter Mandelson: nommé ambassadeur à Washington, l'ex-commissaire européen a été limogé neuf mois plus tard, après des révélations sur son amitié avec le pédocriminel Jeffrey Epstein.
Ce scandale avait déjà valu à Keir Starmer des appels à la démission, lorsque des documents publiés début 2026 ont montré qu'il avait été averti des "risques" liés à cette nomination. Et que le ministère des Affaires étrangères avait outrepassé une recommandation négative du service chargé d'évaluer les antécédents de Peter Mandelson.
- Pragmatique plutôt qu'idéologue -
Keir Starmer a eu un peu plus de succès à l'international, où il s'est évertué à redonner un poids à la voix du Royaume-Uni, affaiblie depuis le Brexit.
Il a d'abord maintenu tant bien que mal de bonnes relations avec Donald Trump, qui lui ont permis d'obtenir des droits de douanes plus avantageux que ceux imposés par le président américain à l'UE et d'autres pays.
Mais son refus de soutenir pleinement l'offensive israélo-américaine contre l'Iran a ulcéré le président américain qui a multiplié les piques contre lui.
Dans le monde économique, on lui sait gré d'avoir relancé les relations avec l'UE, et décroché un assouplissement des barrières commerciales avec les 27. Il a aussi serré les rangs avec ses partenaires européens sur l'Ukraine.
Mais les hausses d'impôts et de cotisations des derniers budgets sont mal passées.
Après avoir grandi à Oxted, près de Londres, ce fils d'un père outilleur et d'une mère infirmière handicapée par une maladie rare est entré tard en politique.
Il est élu député en 2015 dans une circonscription du nord de Londres, après avoir dirigé de 2008 à 2013 le parquet général d'Angleterre et du pays de Galles, un poste-clé du système judiciaire britannique. Ce qui lui a valu d'être anobli en 2014 par la reine Elizabeth II.
Keir Starmer - ainsi prénommé en hommage au fondateur du Labour, Keir Hardie - est arrivé à la tête du parti travailliste en 2020 après la déroute électorale subie l'année précédente par son très à gauche prédécesseur Jeremy Corbyn.
Il a alors recentré le parti et écarté sans trembler ceux qui, en interne, ne partageait pas sa vision de centre-gauche. Avec aussi la volonté de tourner la page des accusations d'antisémitisme qui avaient entaché le Labour sous Jeremy Corbyn.
Flûtiste et violoniste, joueur de football et supporteur d'Arsenal, Keir Starmer se dit volontiers plus "pragmatique" qu'idéologue.
Avant son arrivée à Downing Street, il disait espérer qu'on se souvienne de lui comme de "quelqu'un qui a mené un gouvernement travailliste audacieux et réformateur".
bur-mhc/cat/cls
P.Anderson--BTB