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Drones: en Haute-Marne, un concours militaire international pour progresser ensemble
"Maintiens!", ordonne le sergent-chef Aymeric au caporal-chef Clément. Alors que leur drone pénètre dans un bâtiment désaffecté, un problème de liaison projette l'appareil au sol, faisant perdre un temps précieux au binôme lors du premier "challenge international" de drones militaires organisé en France.
Informés de leur temps par l'arbitre, les deux soldats du 7e bataillon de chasseurs-alpins se félicitent tout de même d'un bon résultat.
"C'est pas facile au niveau de l'environnement", reconnaît le caporal-chef Clément après avoir retiré le casque immersif, similaire à un casque de réalité virtuelle, qu'il porte lorsqu'il pilote son drone FPV ("First Person View", vue à la première personne, NDLR).
Ils font partie des 37 équipes françaises et 11 équipes de pays alliés (dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Pologne) qui ont concouru, mardi et mercredi, lors du "challenge international drones" organisé par l'armée de terre sur la base de Semoutiers-Montsaon, en Haute-Marne.
Cet aérodrome est depuis 1999 le lieu de garnison du 61e régiment d'artillerie, le seul régiment de drones de l'armée de terre française.
L'utilisation massive du drone dans les conflits contemporains est "une révolution (...), peut-être à l'image de la poudre, peut-être à l'image du char", estime Pierre Schill, chef d'Etat-major de l'armée de terre, venu assister à la compétition.
- Alerte à Vilnius -
"Notre sujet, la France, nous qui ne sommes pas en guerre, c'est d'arriver à suivre ce mouvement en termes de qualité et de savoir-faire de ce qu'on va faire", ajoute le général de 58 ans.
Quelques heures plus tôt à Vilnius, une alerte au drone a fait descendre aux abris le président, la Première ministre et la population. Une première pour la capitale lituanienne.
"Cette menace militaire à l'est de notre continent, elle est là et elle va exister", réagit le général Schill, soulignant que l'armée de terre est en train de se doter de six escadrons de drones.
Cette compétition, dont le résultat est finalement bien secondaire, est surtout l'occasion "d'apprendre d'autres pays et de partager nos expériences", estime le "staff sergeant" Burnett, du corps des Marines américains, qui se dit notamment impressionné par la qualité de pilotage des Belges, Britanniques et Français.
Chaque équipe arrive avec "son propre équipement, son propre système analogique" et "c'est intéressant de voir où tel système présente un avantage et où tel autre présente un désavantage", souligne le sergent Luke Crossley, du génie royal britannique.
Il apprécie cette occasion de "nous réunir et développer nos compétences ensemble, plutôt que de travailler chacun de son côté".
- "Vision d'ensemble" du copilote -
"Le but, ça a été de créer des épreuves qui se rapprochent le plus possible de ce qu'on peut trouver en opération", explique le lieutenant Léo, du 61e régiment d'artillerie.
Dans le cadre de l'épreuve dont il est responsable, un binôme pilote-copilote doit repérer, à l'aide d'un drone, un "véhicule blindé ennemi" en approche - en l'espèce, un pick-up Ford - puis faire tomber son drone sur un filet positionné à l'arrière du véhicule, à l'image de ce que peuvent faire des drones kamikazes sur des théâtres d'opération.
Alors que le pilote manoeuvre, son casque immersif limitant sa vision à ce que filme le drone devant lui, le copilote, les yeux rivés sur deux écrans, doit "avoir une vision d'ensemble" pour donner à son collègue des indications sur la détection d'une cible ou la présence d'indices tels que des sons ou mouvements.
Ces épreuves, lors desquelles les drones naviguent sur des dizaines de mètres pendant que leurs opérateurs restent immobiles, disent tout de l'avancée que permet cet outil: "Avant, il fallait envoyer quelqu'un, la personne meurt. Maintenant, on envoie un drone, le drone tombe. Je pense qu'il n'y a pas plus important", résume froidement le caporal-chef Clément.
Mais pour le "staff sergeant" Burnett, cette révolution a ses limites. Les drones "sont un outil pour nous permettre d'accomplir notre travail, mais finalement, l'infanterie ne disparaîtra jamais. On aura toujours besoin de gars sur le terrain".
O.Lorenz--BTB