-
Lula et Flavio Bolsonaro lancent leurs campagnes dans un Brésil polarisé
-
Andy Burnham, un "Premier ministre TikTok" qui snobe les médias traditionnels
-
Japon: les lunes de Mars en ligne de mire
-
Face à un des pires incendies de son histoire, la Belgique compte sur du soutien aérien
-
Indonésie: des milliers d'évacués en attente d'aide après le puissant séisme
-
Automobile : de la Kadett à Leapmotor, le long déclin d'Opel à Rüsselsheim
-
Dans la vallée du Rhin, le Riesling à l'épreuve du climat
-
L'ouragan Lala frôle la Grande Île d'Hawaï, fortes pluies
-
Incendies: "la situation évolue plutôt favorablement" dans les Landes
-
Trophée des champions: déjà un deuxième titre en jeu pour le PSG
-
Cyclisme: le biathlète Emilien Jacquelin entre "trac" et "excitation" pour ses débuts pros
-
Euro de natation: Marchand à l'assaut d'un nouveau terrain avec le 400 m nage libre
-
Colombie : une femme meurt pour sauver son chien du tremblement de terre
-
Séisme en Indonésie: la fuite en panique d'un hôpital pour "une nouvelle chance de vivre"
-
L'ouragan Lala provoque de fortes pluies et des coupures de courant à Hawaï
-
Athlétisme: Gressier ouvre enfin son compteur européen avec le bronze du 10.000 m
-
Euro de natation: une soirée dorée pour Léon Marchand et Mary-Ambre Moluh
-
Tennis: Djokovic battu dès son premier match au Masters 1000 de Cincinnati
-
Foot: Le Paris SG recrute l'ailier belge Mika Godts
-
La Belgique se bat contre un des pires incendies de son histoire
-
Affaire Bruel: contrôle judiciaire assoupli pour le chanteur
-
Landes : le feu ne progresse plus, mais "n'est pas en voie" d'être "fixé"
-
Euro de natation: Léon Marchand remporte son premier titre européen, sur 200 m papillon
-
Liban: onze morts, dont des enfants, dans des frappes israéliennes
-
Au Pays de Galles, des milliers de fans accompagnent le cercueil de la chanteuse Bonnie Tyler
-
Le parquet de Paris ouvre une enquête sur le piratage massif du fisc
-
Danse traditionnelle et marée de drapeaux pour fêter cinq ans de pouvoir taliban en Afghanistan
-
La Belgique face à un incendie de plus de 1.650 hectares
-
Foot: Ferran Torres, le nouveau joueur du PSG Enrique-compatible
-
Espagne : Grenade secouée par un rare séisme de magnitude 5, pas de victimes
-
Les Afghanes "abandonnées" par le reste du monde, dénonce une journaliste exilée à Londres
-
Les partisans du gouvernement taliban célèbrent cinq ans de pouvoir en Afghanistan
-
Incendie dans les Landes: les moyens se concentrent sur la reprise de feu nocturne
-
Euro d'athlétisme: le bronze au bout de l'effort pour le marcheur Aurélien Quinion
-
Après la mort d'un ex-professeur de Cambridge, ses proches dénoncent une "campagne de harcèlement"
-
Liban: neuf morts, dont des enfants, dans des frappes israéliennes
Rachat d'ITA Airways: Rome choisit l'offre de Certares et Air France-KLM
ITA Airways, née des cendres d'Alitalia, est en passe de tomber dans l'escarcelle du fonds d'investissement américain Certares, associé à Air France-KLM et Delta Air Lines, qui a remporté mercredi la course au rachat face aux géants MSC et Lufthansa.
Le consortium emmené par Certares a été invité à entamer des négociations exclusives avec l'État italien qui détient 100% de la compagnie, a indiqué le ministère de l'Économie sans dévoiler le montant de l'offre.
Cette annonce surprise constitue un sérieux revers pour l'armateur italo-suisse MSC et son allié allemand Lufthansa, qui étaient considérés jusqu'ici comme favoris.
Le fonds Certares, spécialisé dans le tourisme, a proposé le rachat de près de 56% d'ITA pour environ 600 millions d'euros, selon le quotidien Il Messaggero.
L'État italien conserverait ainsi une part de 44% et disposerait de deux sièges sur les cinq que comptera le futur conseil d'administration de la compagnie. Cette forte présence lui permettrait de continuer à peser sur les décisions stratégiques concernant ITA.
MSC et Lufthansa avaient proposé fin août de débourser 850 millions d'euros pour 80% d'ITA. Les deux compagnies visaient des parts de respectivement 60% et 20%.
Saluant la décision de Rome, Air France-KLM a indiqué jouer un simple rôle de "partenaire commercial", mais n'a pas exclu de prendre à moyen terme une "participation minoritaire" dans ITA.
Une telle entrée au capital ne pourrait pas dépasser 10%, car Air France-KLM a les mains liées par les conditions imposées par la Commission européenne en contrepartie de l'aide publique reçue pour surmonter la crise du Covid-19.
A l'inverse, Lufthansa n'a pas caché sa déception: "de notre point de vue, notre offre conjointe avec MSC était la meilleure solution pour ITA".
"Apparemment, un choix est en train d'être fait qui permet une plus grande influence de l'État et n'envisage pas la privatisation totale d'ITA", a commenté la compagnie.
- Bouffée d'oxygène pour l'État -
Rome avait donné en février son feu vert à la privatisation d'ITA Airways, qui avait pris son envol le 15 octobre 2021, après des années de recherches infructueuses d'un repreneur pour son ancêtre Alitalia.
Une cession d'ITA, si elle se concrétise, constituerait une bouffée d'oxygène pour l'État italien car, au fil des années, il a dû débourser plus de 13 milliards d'euros pour tenter de remettre à flot la compagnie nationale.
Air France-KLM avait déjà eu des visées sur Alitalia dans le passé.
Le groupe franco-néerlandais s'était vu contraint de retirer en avril 2008 une offre de rachat soutenue par le gouvernement sortant de Romano Prodi, face à l'hostilité des syndicats et de Silvio Berlusconi, candidat aux législatives, qui avait joué la carte populiste de l'identité nationale.
Le groupe s'est contenté dans la foulée d'une part de 25% dans Alitalia avant de s'en dégager progressivement à partir de 2013.
L'annonce du rachat d'ITA survient, elle aussi, en pleine campagne électorale pour les législatives de fin septembre. Le parti post-fasciste Fratelli Italia (FDI), dont la présidente Giorgia Meloni semble bien placée pour succéder au Premier ministre Mario Draghi, a aussitôt protesté.
Les décisions concernant l'avenir de la compagnie aérienne nationale "appartiennent au prochain exécutif qui sortira des urnes", a prévenu Marco Silvestroni, représentant de FDI dans la commission des transports du Parlement.
- "Seule façon de survivre" -
Pour l'héritière d'Alitalia, "un mariage est la seule façon de survivre, toute seule elle serait vouée à mourir définitivement", a expliqué à l'AFP Andrea Giuricin, économiste des transports à l'université Bicocca de Milan.
"Chaque jour qui passe, elle perd de l'argent et voit sa valeur réduite", relève-t-il.
Mais le rachat d'ITA Airways "n'est pas une garantie pour sa survie" car, après un été de forte affluence dans les aéroports, "de nombreuses incertitudes planent sur le secteur aérien européen à l'automne, la visibilité est très réduite", estime Andrea Giuricin.
La publication des bans interviendra dans un contexte de turbulences pour le secteur aérien, marqué par l'envolée des prix du kérosène, la guerre en Ukraine et une pénurie de personnels.
ITA était à la recherche de partenaires afin de se renforcer surtout dans le long-courrier. Le réseau d'agences de voyages de Certares lui permettrait notamment de s'implanter davantage aux États-Unis.
M.Odermatt--BTB