Berliner Tageblatt - Présidentielle au Brésil: Flavio Bolsonaro largement devant Lula, selon des résultats partiels

Euronext
AEX 1.28% 1116.71 €
BEL20 -0.05% 5505.65 €
PX1 0.79% 7897.19 €
ISEQ 1.54% 14258.63 €
OSEBX 0.27% 2062.77 kr
PSI20 -0.63% 9416.78 €
ENTEC -0.41% 1416.23 €
BIOTK -2.76% 4328.13 €
N150 0.39% 4163.16 €
Présidentielle au Brésil: Flavio Bolsonaro largement devant Lula, selon des résultats partiels

Présidentielle au Brésil: Flavio Bolsonaro largement devant Lula, selon des résultats partiels

Le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro dispose dimanche d'une large avance sur le président sortant de gauche Lula après que près des deux tiers des urnes ont été dépouillées, au soir du premier tour de la présidentielle au Brésil.

Taille du texte:

Le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022) compte pour le moment près de 50 % des suffrages lors de ce décompte partiel, contre un peu plus de 42 % pour Luiz Inacio Lula da Silva.

Le président américain, Donald Trump, a dit suivre "de très près" l'élection brésilienne, après avoir vu des alliés parvenir au pouvoir en Argentine, en Colombie ou au Pérou.

À bientôt 81 ans, Lula, qui brigue un quatrième et dernier mandat non consécutif, a durant la campagne appelé son homologue américain à ne pas "se mêler" des élections brésiliennes.

Flavio Bolsonaro, 45 ans, a été désigné candidat par son père quand ce dernier a été condamné à 27 ans de prison pour une tentative de coup d'État contre Lula en 2022.

Parmi les quelque 160 millions d'électeurs, beaucoup ont exprimé leur lassitude face à un casting si familier, et dit choisir le candidat qui leur déplaît le moins.

"J'ai toujours voté pour Lula mais, une fois arrivée au bureau de vote, j'ai changé d'avis pour Bolsonaro. Juste pour essayer et voir ce que ça va donner", a déclaré à l'AFP Oscarina de Oliveira, 62 ans, auxiliaire de vie à Rio de Janeiro.

À la sortie de son bureau de vote à Rio, le fils Bolsonaro a promis de "libérer le peuple brésilien". "Le Brésil a besoin de changement, le Brésil ne supporte plus tant de souffrance, tant d'impôts élevés, tant de femmes tuées, tant de persécution politique", a-t-il affirmé.

- Inquiétudes et déceptions -

Les deux favoris avaient dit croire à une victoire dès dimanche, même si les sondages les montraient ces derniers jours encore assez loin des 50 %. Un éventuel second tour aurait lieu le 25 octobre.

Donald Trump n'a pas apporté son soutien à Flavio Bolsonaro, mais son influence a pesé sur la campagne. Il a dégainé droits de douane et sanctions contre le Brésil depuis le procès de 2025 contre son allié Jair Bolsonaro.

"Je suis très inquiète de la direction que prend le pays, parce que je veux être indépendante, je ne veux être la colonie de personne", explique Maria de Nazaré Azevedo, fonctionnaire de 57 ans vivant à Rio. Elle a voté à gauche.

"Nous votons pour Flavio Bolsonaro pour ne pas voter pour le PT. Ce parti a déjà passé vingt ans au gouvernement et n'a rien fait, vraiment rien", dit à Brasilia Raphael Machado, avocat de 45 ans, en référence au Parti des travailleurs de Lula.

Mais les électeurs se plaignent du coût de la vie et de la criminalité galopante.

Son adversaire a promis la manière forte contre le crime et l'austérité budgétaire.

- "Défendre la nature" -

Le fils Bolsonaro n'a pas perdu pied, après la révélation qu'il était visé par une enquête pour corruption et blanchiment d'argent sur le financement d'un film à la gloire de son géniteur.

La droite ne manque pas de rappeler que Lula a passé en 2018-2019 plus de 18 mois en prison pour corruption, avant de voir sa condamnation annulée pour motifs de procédure.

Dans son bilan, le vétéran de gauche affiche une baisse drastique de la déforestation en Amazonie, qui avait bondi sous la présidence Bolsonaro. Mais la question a brillé par son absence durant une campagne davantage semée de polémiques que de projets.

"Nous, peuples autochtones, souffrons beaucoup des impacts environnementaux. Alors il est important de choisir un candidat qui défend notre territoire, qui défend la nature", a estimé Tainara da Costa Cruz, 22 ans.

Membre de l'ethnie Kambeba, elle vit sur la rive du Rio Negro, près de la métropole amazonienne de Manaus, et a voté pour Lula.

S.Keller--BTB