-
Thaïlande: huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Poutine en visite en Chine les 19 et 20 mai, quelques jours après Trump
-
Epidémie d'Ebola: la RDC touchée de plein fouet, un mort en Ouganda
-
Marche d'extrême droite et contre-manifestation à Londres, la police sur le qui-vive
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis s'impose à Shanghai avec 6,12 m
-
Weinstein: un nouveau procès pour viol se conclut sans verdict
-
Hantavirus: la ministre Stéphanie Rist mise face à l'urgence sanitaire
-
Liban: Israël mène de nouvelles frappes, des Libanais ne croient pas en la trêve
-
Ligue 1: l'heure du dénouement pour l'Europe et le barrage
-
Thaïlande: au moins huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Equipe de France de basket: Wembanyama devrait être absent en juillet
-
Foot: Robert Lewandowski annonce qu'il quittera le FC Barcelone à la fin de la saison
-
Le chef de la branche armée du Hamas tué à Gaza
-
Les Etats-Unis et le Nigeria annoncent la mort d'un chef de l'EI dans une opération conjointe
-
Après trois ans de guerre, le football fait son retour à Khartoum
-
Taïwan affirme être une nation "indépendante", après la mise en garde de Trump
-
Un juge français va enquêter après une plainte contre Mohammed ben Salmane sur la mort de Khashoggi
-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama terrassent les Wolves pour défier le Thunder en finale à l'Ouest
-
Festival de Cannes: des stars en nombre, la compétition s'accélère
-
La police de Londres sur le qui-vive avant une marche d'extrême droite
-
Un duo de feu et de glace favori de la finale de l'Eurovision
-
Drake sort 43 titres d'un coup
-
Marchés: le coût de la dette s'envole avec les craintes inflationnistes, les Bourses chahutées
-
Tennis: Ruud tranquillement en finale à Rome, Sinner contrarié par Medvedev et la pluie
-
Cessez-le-feu prolongé entre Liban et Israël, malgré de nouvelles frappes
-
Wall Street crispée par la pression obligataire et le recul de la tech
-
Le chanteur Saad Lamjarred condamné à 5 ans de prison pour un viol en France
-
Cannes: Palme d'or d'honneur pour John Travolta, icône du cool hollywoodien
-
Liban: 37 blessés dans des frappes israéliennes pendant les négociations à Washington
-
Masters 1000 de Rome: Ruud surclasse Darderi et file en finale
-
Mexique: A Uruapan malgré la présence militaire, les habitants résignés à vivre dans la peur des cartels
-
Nouvelle plainte contre Patrick Bruel, accusé de viol par l'animatrice Flavie Flament
-
Décharges sauvages de Nestlé: l'annulation d'expertises-clés va être réexaminée
-
L'animatrice Flavie Flament annonce porter plainte pour viol contre Patrick Bruel
-
Tour d'Italie: Jonas Vingegaard s'impose en solitaire lors de la première arrivée au sommet
-
Allemagne: Manuel Neuer prolonge jusqu'à l'été 2027 au Bayern
-
Indonésie: le premier panda géant de l'archipel s'apprête à charmer le public
-
Aux portes de pays baltes en alerte, la résignation de Russes de Pskov
-
A Gaza, un mariage collectif au milieu des décombres pour "continuer à vivre"
-
Paternité du cliché de la "petite fille au napalm": Netflix jugé en 2027 pour diffamation
-
En Turquie, les mines "épuisent notre eau", dénoncent les riverains
-
Aux Emirats, Modi plaide pour un détroit d'Ormuz "ouvert et sûr"
-
Hantavirus: ce que l'Argentine sait, et ne sait pas, de son expérience du virus
-
Groenland: les minerais critiques au cœur d'une visite du ministre du Commerce français
-
Contre les fusillades scolaires, l'usage de drones expérimenté aux Etats-Unis
-
Wall Street ouvre en baisse, entre repli de la tech et remontée des taux obligataires
-
Cannes: John Travolta, une icône du groove à Hollywood
-
La guerre au Moyen-Orient, un nouveau danger pour les vautours égyptiens en route pour les Balkans
-
Défense: KNDS avance vers la Bourse sans attendre la décision de Berlin
-
Danemark: la reine Margrethe a subi une angioplastie à l’hôpital
A Siversk dans l'est de l'Ukraine, une médecin toujours au service de ses malades
Alla Troubatcheva, qui exerce comme médecin depuis quarante ans dans l'est de l'Ukraine, s'est obstinée à rester dans la ville industrielle de Siversk dévastée par les bombardements, les malades continuant à affluer dans son petit cabinet.
L'hôpital où elle travaillait, dans cette ville qui comptait 10.000 habitants, a été bombardé et réduit en ruines par les forces russes.
L'un de ses collègues, tué par un tir d'artillerie, est inhumé à l'extérieur. Le personnel hospitalier et les patients ont fui les lieux depuis longtemps.
Lorsque les missiles ont anéanti les arbres et les maisons situés près de son domicile, elle a été sur le point de partir.
Mais "les gens disent qu'ils ont besoin de moi", confie-t-elle à l'AFP. "Je suis la seule à être restée, le médecin de famille, une femme à tout faire", poursuit-elle.
L'exode des patients hospitalisés, le bombardement de l'hôpital et un nouveau système de triage géré par l'armée et destiné aux soldats blessés ont bouleversé la pratique médicale.
Les malades affluent jour et nuit dans le cabinet de la docteure, le lundi étant le jour le plus chargé.
- "Il serait mort" -
"Maux de tête, maux de gorge, hypertension artérielle, stress, insomnie, vous avez de tout", raconte-t-elle à l'AFP.
L'année dernière, l'un des 200 patients, dont elle note le suivi sur un cahier d'écolier, s'est retrouvé avec une trachée bloquée.
"Je ne veux pas trop m'auto-congratuler mais si je n'avais pas été là, il serait mort", reconnaît-elle.
"Nous avons toujours besoin de la médecine, surtout en période de guerre".
Les bruits sourds des bombardements au loin résonnent de concert avec les chants des oiseaux dans son jardin. Un morceau de missile, recouvert de fleurs printanières, se dresse fiché dans la terre sous un arbre fruitier.
Selon les autorités ukrainiennes, au moins 106 soignants ont été tués et plus de 540 établissements de soins détruits ou endommagés par les forces russes.
Le confrère de Mme Troubatcheva, le seul qui avec elle était resté à Siversk, fait partie de cette liste. L'hôpital où elle travaillait a été détruit.
Plusieurs tombes ont été récemment creusées sous le toit effondré de l'établissement abandonné, dont la capacité d'accueil était de 250 patients.
Les débris de verre et de briques jonchent le sol de l'hôpital et la poussière s'accumule dans les salles d'opération.
- "Personne ne part" -
A présent, 25 Ukrainiens âgés déplacés à la suite de l'avancée des troupes russes vivent dans les sous-sols pour se protéger des frappes.
Le président Volodymyr Zelensky avait ordonné aux civils de la région de partir en juillet dernier mais l'hôpital a tenu pendant encore six mois.
"Tous les patients alités qui avaient des traumatismes ou qui ne pouvaient pas marcher ont été évacués", raconte Elena, une infirmière de 51 ans restée à l'hôpital où elle distribue des médicaments à ceux qui s'y présentent.
"Il y a des bombardements tous les jours. Les immeubles ont été détruits il y a longtemps", souligne-t-elle.
Alla Troubatcheva a pu sauver du matériel du laboratoire de l'hôpital bombardé et dispose d'un stock suffisant dans son petit cabinet, en plus de l'aide humanitaire.
Dans le même temps, circulant sur les routes défoncées par le passage des chars de combat dans la région de Donetsk, des ambulances se portent au secours des soldats blessés dans les tranchées.
Car, parallèlement au système hospitalier civil, l'armée a ses propres installations médicales, explique la docteure, qui se dit cependant prête à recevoir un soldat et à lui donner un antidouleur en cas de maux de tête.
Quel conseil donne-t-elle à ceux qui sont submergés par le stress ? "Partez ! Si les gens disent qu'ils ne peuvent pas dormir ou qu'ils se sentent mal, je leur dis de partir", dit-elle, déplorant que beaucoup ignorent ce conseil.
"Les gens sont attachés à leur lieu de vie. C'est effrayant mais personne ne part", constate-t-elle.
L.Dubois--BTB