-
Liban: 37 blessés dans des frappes israéliennes pendant les négociations à Washington
-
Masters 1000 de Rome: Ruud surclasse Darderi et file en finale
-
Mexique: A Uruapan malgré la présence militaire, les habitants résignés à vivre dans la peur des cartels
-
Nouvelle plainte contre Patrick Bruel, accusé de viol par l'animatrice Flavie Flament
-
Décharges sauvages de Nestlé: l'annulation d'expertises-clés va être réexaminée
-
L'animatrice Flavie Flament annonce porter plainte pour viol contre Patrick Bruel
-
Tour d'Italie: Jonas Vingegaard s'impose en solitaire lors de la première arrivée au sommet
-
Allemagne: Manuel Neuer prolonge jusqu'à l'été 2027 au Bayern
-
Indonésie: le premier panda géant de l'archipel s'apprête à charmer le public
-
Aux portes de pays baltes en alerte, la résignation de Russes de Pskov
-
A Gaza, un mariage collectif au milieu des décombres pour "continuer à vivre"
-
Paternité du cliché de la "petite fille au napalm": Netflix jugé en 2027 pour diffamation
-
En Turquie, les mines "épuisent notre eau", dénoncent les riverains
-
Aux Emirats, Modi plaide pour un détroit d'Ormuz "ouvert et sûr"
-
Hantavirus: ce que l'Argentine sait, et ne sait pas, de son expérience du virus
-
Groenland: les minerais critiques au cœur d'une visite du ministre du Commerce français
-
Contre les fusillades scolaires, l'usage de drones expérimenté aux Etats-Unis
-
Wall Street ouvre en baisse, entre repli de la tech et remontée des taux obligataires
-
Cannes: John Travolta, une icône du groove à Hollywood
-
La guerre au Moyen-Orient, un nouveau danger pour les vautours égyptiens en route pour les Balkans
-
Défense: KNDS avance vers la Bourse sans attendre la décision de Berlin
-
Danemark: la reine Margrethe a subi une angioplastie à l’hôpital
-
Vers un dénouement en Espagne pour les orques de Marineland
-
En Egypte, la guerre au Moyen-Orient pousse les agriculteurs à voir plus petit
-
Modi en tournée aux Emirats et en Europe avec des partenariats et la sécurité énergétique en vue
-
Frappes israéliennes dans le sud du Liban au deuxième jour des négociations à Washington
-
Ukraine: Kiev en deuil, échange de prisonniers avec la Russie
-
Dans l'est de la RDC, les civils, victimes de la guerre des drones
-
Epidémie d'Ebola déclarée dans la province de l'Ituri, dans l'est de la RDC, selon l'Africa CDC
-
Marineland vise un transfert des orques et dauphins en Espagne avant fin juin
-
Adolescent tué à Nantes: Nuñez promet de poursuivre la guerre contre le narcotrafic
-
Verdict attendu pour la star Saad Lamjarred, jugé pour viol
-
La transformation d'Harry Styles, idole des ados devenue une icône en solo
-
La Bourse de Paris recule face aux craintes inflationnistes, les taux grimpent
-
Rachat de SFR: les négociations entre opérateurs vont se poursuivre jusqu'au 5 juin
-
Rachat de SFR: les négociations exclusives avec Bouygues Telecom, Iliad et Orange prolongées jusqu'au 5 juin
-
Trump quitte la Chine en revendiquant des accords commerciaux "fantastiques"
-
Zimbabwe: la production de tabac décolle, tirée par des fermiers sous contrat
-
Ukraine: journée de deuil à Kiev après au moins 24 morts la nuit précédente
-
A Pékin, Trump revendique des accords commerciaux "fantastiques"
-
Ukraine: le bilan de l'attaque sur Kiev monte à au moins 24 morts
-
Modi part aux Emirats et en Europe avec des partenariats et la sécurité énergétique en vue
-
Marc Jacobs change de mains, passant de LVMH au duo américain WHP Global et G-III
-
Procès OpenAI: Musk absent, Altman au premier rang pour les plaidoiries finales
-
Trump et Xi concluent le sommet des superpuissances à Pékin
-
Le directeur de la CIA à Cuba pour une réunion exceptionnelle avec les autorités de l'île
-
Ukraine: le bilan de l'attaque sur Kiev monte à au moins 21 morts
-
Tennis: Svitolina rejoint Gauff en finale à Rome
-
Real Madrid: Mbappé part au clash avec son entraîneur Alvaro Arbeloa
-
Tennis: Sinner, dans le dernier carré à Rome, s'offre un record de Djokovic
Eaux en bouteille: derrière la fraude, un risque pour la santé?
L'affaire des eaux Nestle Waters, qui a pris un tour politique mardi, a-t-elle mis en danger la santé des consommateurs ? Difficile à savoir, mais le groupe a trompé le public sur la qualité de ses eaux sur fond de gestion sanitaire contestable par l'Etat.
- Que reproche-t-on à Nestlé ? -
Le géant suisse a fait subir des traitements illégaux à plusieurs de ses eaux en bouteille en France. Sa filiale spécialisée, Nestlé Waters, exploite notamment les marques Vittel, Contrex, Hépar et Perrier.
Le groupe, qui a admis début 2024 ces opérations après de premières révélations du Monde et de Radio France, a fait passer ses eaux par des traitements à la lampe UV, au charbon et via des techniques de microfiltration avancée.
Ces opérations avaient pour but de désinfecter les eaux concernées. Or, ces processus sont interdits par les réglementations européenne et française, quand il s'agit de vendre des eaux naturelles ou de source.
- Boire ces eaux était-il nocif pour la santé ? -
Pas selon les autorités sanitaires. Par ces opérations, Nestlé ne semble, selon elles, pas avoir directement mis en danger la santé des gens. Le but poursuivi apparaît même inverse: elles devaient éviter tout risque d'infection.
Mais cela signifie que le groupe a trompé le consommateur. Une eau dite naturelle ou de source doit être buvable sans danger telle qu'elle sort de sa source. C'est sur la base de cette promesse que Nestlé et d'autres groupes vendent de l'eau minérale en moyenne plus de 100 fois plus chère que l'eau du robinet.
"Est-ce que le consommateur a été mis en danger ? (...) Je réponds de manière explicite: non", assurait fin janvier, lors d'une audition au Sénat, Grégory Emery, directeur général de la Santé, évoquant plutôt un "sujet de fraude".
- Un problème à la source ? -
Présentées par Nestlé comme saines à l'état brut, les eaux concernées risquent bien d'être dangereuses si elles ne sont pas désinfectées.
Au printemps 2024, le groupe a ainsi dû détruire deux millions de bouteilles de Perrier après la découverte de bactéries fécales dans la source dont est tirée l'eau, dans le Gard.
Il n'est pas avéré que ces bactéries étaient présentes dans les bouteilles. Mais leur absence aurait probablement signifié leur élimination par des traitements ne permettant pas de qualifier l'eau de naturelle.
Cela pose la question de la pérennité du site, voire de la marque Perrier, comme l'a souligné, à l'époque, l'agence régionale de santé (ARS) à Nestlé. Le groupe devrait "s'interroger stratégiquement sur un autre usage alimentaire possible" de l'eau captée sur le site, avait prévenu l'ARS. Autrement dit, celle-ci pourrait toujours être vendue, une fois désinfectée, mais elle ne saurait plus être promue comme eau naturelle.
- La régulation est-elle suffisante ? -
Depuis les premières révélations sur l'affaire Nestlé Waters, le rôle de l'Etat a régulièrement été mis en cause, notamment le fait qu'il ait accédé à des revendications du secteur des eaux minérales. De nouvelles révélations de presse, mardi, mettent en cause la porosité de l'Elysée et Matignon au lobbying de Nestlé.
L'Etat a, en tout cas, abaissé en 2023 le seuil de microfiltration autorisé pour continuer de parler d'eaux naturelles. Cela laisse une plus grande marge au secteur pour utiliser cette dénomination, même si cela s'apparente largement à une désinfection.
Mais, pour bien des experts dont ceux de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), cela ne suffit même pas à assurer la sécurité des consommateurs. Bien que bas, les seuils retenus sont susceptibles de laisser passer des virus, comme en ont témoigné par le passé des épidémies de gastroentérites en Espagne.
- Quelle ampleur ? -
Eaux dangereuses et désinfectées en catimini, contrôles insuffisants... Ces problématiques dépassent probablement le seul cas de Nestlé.
Dans un rapport de 2022 consulté par l'AFP, une mission de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) estimait qu'en France, près de 30% des marques d'eau conditionnées "subissent des traitements non conformes". Une fourchette basse, vu que de telles pratiques sont "délibérément dissimulées".
Il n'y a "pas de doute" sur le fait "que l'ensemble des minéraliers soient concernés" au bout du compte, concluait l'Igas.
K.Thomson--BTB