Berliner Tageblatt - Wall Street mise sous pression par la mauvaise passe de la tech

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Wall Street mise sous pression par la mauvaise passe de la tech
Wall Street mise sous pression par la mauvaise passe de la tech / Photo: © AFP

Wall Street mise sous pression par la mauvaise passe de la tech

La Bourse de New York a terminé en franche baisse jeudi, le recul du secteur technologique emportant avec lui la place américaine dans son ensemble, en pleine saison des résultats d'entreprises.

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Le Dow Jones a perdu 1,20%, l'indice Nasdaq à forte coloration technologique a cédé 1,59% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 1,23%.

L'indice de volatilité Vix, qui mesure la nervosité des investisseurs, a atteint un niveau plus vu depuis fin novembre.

"Lorsque certains segments du marché sont valorisés à ce point, tout élément qui ne s'approche pas de la perfection est décevant", commente auprès de l'AFP Jack Ablin, de Cresset.

A ce titre, les derniers résultats trimestriels ont été particulièrement éprouvants pour les poids lourds technologiques.

Jeudi, Alphabet, la maison mère de Google, et le spécialiste des composants électroniques Qualcomm en ont fait les frais.

Le premier car il a prévu de dépenser entre 175 et 185 milliards de dollars cette année pour tenir la course à l'intelligence artificielle (IA), presque deux fois plus qu'en 2025.

Malgré un chiffre d'affaires record et un bénéfice net pour le quatrième trimestre en hausse de 30% sur un an, l'action Alphabet a perdu 0,60% à 331,33 dollars.

Le second, Qualcomm, parce qu'il a d'ores et déjà prévenu qu'il allait souffrir de la pénurie de puces-mémoires, que les centres de données dédiés à l'IA s'arrachent à prix d'or.

En dépit d'un dernier trimestre supérieur aux attentes, le titre Qualcomm a chuté de 8,46% à 136,30 dollars.

"Il faudra quelque chose d'important pour briser cette fièvre" baissière, anticipe auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

Ou alors "quand les investisseurs estimeront que c'est exagéré", tempère-t-il.

Jeudi, cette vague de vente "a coïncidé" avec "les inquiétudes liées à la détérioration du marché du travail", relève Jose Torres, d'Interactive Brokers.

Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties au-dessus des attentes, à 231.000 demandes, un plus haut depuis début décembre.

Le rapport JOLTS a lui relevé un nombre d'offres d'emplois en décembre au plus bas depuis 2020 tandis que le rapport publié par le cabinet de consultants Challenger, Gray & Christmas a mis en avant un nombre plus important qu'habituel de licenciements en janvier.

Ces données ont fait chuter le rendement des emprunts à 10 ans de l'État américain. Celui évoluait autour de 4,19% vers 21H20 GMT contre 4,27% à la clôture la veille.

L'échéance à deux ans, plus sensible aux évolutions monétaires, passait de 3,55% à 3,46%.

A la cote, le groupe américain de cosmétiques Estée Lauder a dévissé de plus de 19% à 96,66 dollars, malgré un deuxième trimestre de son exercice décalé supérieur aux attentes et un relèvement de certaines de ses prévisions.

Estée Lauder, qui a observé un rebond de ses ventes en Chine, a aussi mis en avant son grand plan de restructuration entamé il y a un an. Entre 5.800 et 7.000 postes doivent être supprimés d'ici fin 2026.

L'entreprise de télémédecine Hims & Hers a connu une séance en dents de scie. Elle a annoncé le lancement d'un comprimé anti-obésité conçu pour concurrencer le Wegovy, développé par le laboratoire danois Novo Nordisk, à un coût trois fois inférieur.

Cela a fait grimper son action, avant que Novo Nordisk annonce poursuivre en justice la société américaine. Hims & Hers a finalement reculé de 3,77% à 23,48 dollars.

J.Bergmann--BTB