-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite ont défilé
-
Tennis: huit ans après, Svitolina retrouve les sommets à Rome
-
La finale de l'Eurovision s'ouvre pour un show suivi dans le monde entier
-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite mobilisés
-
Une opération de vente de montres Swatch-Audemars Piguet tourne au chaos
-
Wes Streeting, ambitieux quadragénaire à la droite du Labour qui veut détrôner Starmer
-
"On devrait manifester comme les Français", dit l'Américain Woody Harrelson à l'AFP
-
Signature d'un contrat entre ASML et Tata Electronics sur les semi-conducteurs, sous l'égide de Modi
-
"Mon but, c'est de danser toute la soirée", Harry Styles démarre sa tournée mondiale à Amsterdam
-
À l'intérieur du centre de détention de la Cour pénale internationale
-
Foot: la "Cup" pour Manchester City, la peur du vide pour Chelsea
-
Israël peut-il se passer de l'aide militaire américaine?
-
MotoGP: Alex Marquez redore le blason de Ducati, journée noire pour Aprilia
-
L'ex-ministre britannique de la Santé Wes Streeting dit vouloir "se présenter" à la succession de Keir Starmer
-
Tour d'Italie: après un début cauchemardesque, Narvaez fait briller UAE
-
La baleine qui avait été secourue en Allemagne finalement retrouvée morte au Danemark
-
Epidémie d'Ebola: la RDC frappée par un variant hautement létal et sans vaccin
-
Masters 1000 de Rome: Sinner, en souffrance et en deux temps, en finale
-
Maldives: un plongeur secouriste meurt lors des recherches des corps des Italiens décédés
-
Japon: un groupe pharmaceutique alerte contre un médicament après plusieurs décès
-
Venezuela: Oublié Maduro! Vive Delcy!
-
Thaïlande: huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Poutine en visite en Chine les 19 et 20 mai, quelques jours après Trump
-
Epidémie d'Ebola: la RDC touchée de plein fouet, un mort en Ouganda
-
Marche d'extrême droite et contre-manifestation à Londres, la police sur le qui-vive
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis s'impose à Shanghai avec 6,12 m
-
Weinstein: un nouveau procès pour viol se conclut sans verdict
-
Hantavirus: la ministre Stéphanie Rist mise face à l'urgence sanitaire
-
Liban: Israël mène de nouvelles frappes, des Libanais ne croient pas en la trêve
-
Ligue 1: l'heure du dénouement pour l'Europe et le barrage
-
Thaïlande: au moins huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Equipe de France de basket: Wembanyama devrait être absent en juillet
-
Foot: Robert Lewandowski annonce qu'il quittera le FC Barcelone à la fin de la saison
-
Le chef de la branche armée du Hamas tué à Gaza
-
Les Etats-Unis et le Nigeria annoncent la mort d'un chef de l'EI dans une opération conjointe
-
Après trois ans de guerre, le football fait son retour à Khartoum
-
Taïwan affirme être une nation "indépendante", après la mise en garde de Trump
-
Un juge français va enquêter après une plainte contre Mohammed ben Salmane sur la mort de Khashoggi
-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama terrassent les Wolves pour défier le Thunder en finale à l'Ouest
-
Festival de Cannes: des stars en nombre, la compétition s'accélère
-
La police de Londres sur le qui-vive avant une marche d'extrême droite
-
Un duo de feu et de glace favori de la finale de l'Eurovision
-
Drake sort 43 titres d'un coup
-
Marchés: le coût de la dette s'envole avec les craintes inflationnistes, les Bourses chahutées
-
Tennis: Ruud tranquillement en finale à Rome, Sinner contrarié par Medvedev et la pluie
-
Cessez-le-feu prolongé entre Liban et Israël, malgré de nouvelles frappes
-
Wall Street crispée par la pression obligataire et le recul de la tech
-
Le chanteur Saad Lamjarred condamné à 5 ans de prison pour un viol en France
-
Cannes: Palme d'or d'honneur pour John Travolta, icône du cool hollywoodien
-
Liban: 37 blessés dans des frappes israéliennes pendant les négociations à Washington
Pénurie d'infirmières, urgences fermées: le système canadien en souffrance
Au Canada, un manque criant d'infirmières contraint de nombreux services d'urgences à fermer temporairement, exerçant une pression supplémentaire sur un système de santé à bout de souffle.
Epuisement professionnel dû à la pandémie, mauvais traitements de la part de patients ou encore insatisfaction salariale sont autant de raisons qui poussent ces soignants à prendre la porte en nombre.
"Les infirmières sont détachées, démoralisées et désespérées", s'alarme Cathryn Hoy, présidente de l'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario (ONA). "La situation est critique", ajoute la praticienne aux 20 années d’expérience.
Depuis le début de l'été, on compte par dizaine le nombre de services d'urgences qui ont été contraints de fermer pour une nuit, un week-end ou plus longtemps encore par manque de soignants.
A cela s'ajoutent des délais d'attente de plus en plus longs, jusqu’à 12, 16, 20 heures avant d’être examinés
En proie à des douleurs extrêmes liées à la présence de sang dans son urine, Amélie Inard, 32 ans, a vécu cette situation lors de son récent passage dans des urgences "vraiment lentes" de Montréal.
C'est "la folie ce soir", lui a répondu une infirmière, lui demandant dans la foulée de décrire ses symptômes "en une phrase, très rapidement, car on est très occupés".
Frustrée, elle est repartie sans voir de médecin.
Cette frustration des patients combinée à une charge de travail de plus en plus importante se traduit par un pic de violence à l'encontre du personnel médical, alerte pour sa part la présidente de l'ONA.
Une violence que plusieurs infirmières interviewées par l'AFP ont confirmé avoir vécu sous forme de coups de poing, de griffures, de crachats, mais aussi de jets de plateaux, de vaisselle ou encore d'excréments.
- "Des conditions de travail insensées" -
Dans la capitale Ottawa, la crise est telle qu'il n'est plus surprenant de n'avoir aucune ambulance disponible, car bloquées aux urgences, ne pouvant décharger leurs précédents patients. Entre janvier et juillet, ce scénario s'est reproduit plus de 1000 fois.
La semaine passée, un hôpital de Peterborough, à l'est de Toronto, a été contraint de soigner des patients en brancards sur le parking faute de places à l'intérieur, raconte Cathryn Hoy.
Dans la province voisine du Manitoba, le médecin Merril Pauls raconte que des lits aux urgences ont dû être fermés "à plusieurs reprises" cet été par manque d'infirmières.
Un dimanche, "on a littéralement été obligé de regrouper plusieurs patients en état critique dans une même salle de réanimation", se lamente-t-il.
"Nos infirmières travaillent vraiment dans des conditions insensées", s'indigne le médecin, ajoutant que c'est un "phénomène majeur qui se produit dans tout le pays" et qui "ne cesse de s'aggraver".
- Roulement élevé -
Une récente enquête menée par le plus grand syndicat canadien, le SCFP, a révélé que 87 % des infirmières ont déjà songé à quitter leur emploi "à cause de conditions de travail ingrates et exténuantes".
"Même les nouveaux diplômés démissionnent", constate la présidente de l'ONA.
Bien que ses pouvoirs dans ce domaine soient limités, le gouvernement fédéral s'est récemment engagé à faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers afin d'aider 11.000 médecins et infirmières immigrants à combler les vides: 34.400 postes d'infirmières sont vacants.
Mais le manque de personnel n'est pas la seule raison derrière les problèmes dans les hôpitaux.
Nombreux sont les Canadiens, comme Amélie Inard, qui n'ont pas d'autre choix que de se rendre aux urgences faute d'avoir un médecin de famille, engorgeant davantage le système.
"C'est tellement difficile de trouver un médecin", confie-t-elle.
A cela s'ajoute une pénurie récurrente de lits, qui entraîne souvent de longues attentes pour transférer les patients des urgences vers les différents services.
En réponse, l’Ontario, province la plus peuplée du pays, a adopté fin septembre un projet de loi autorisant le transfert de patients en attente de soins de longue durée vers des établissements situés jusqu'à 150 kilomètres de distance.
Une mesure qui permettra "d'alléger la pression sur les services d'urgence surchargés", avance le gouvernement provincial, mais qui forcera aussi les personnes âgées à vivre loin de leurs proches, répondent les critiques.
Bien que la plupart des personnes nécessitant un traitement finissent par être vues, les retards peuvent avoir des répercussions à long terme, comme lors d'un accident cardiovasculaire, souligne le Dr Pauls.
La situation est telle que la confiance des patients commence à s'éroder, continue le médecin. Il se souvient qu'il leur disait toujours "de revenir si les choses empiraient".
"Mais maintenant, ils se moquent de nous", constate-t-il. "Ils disent: +Vous êtes fous. Il n'y a pas moyen que je revive ça+."
C.Kovalenko--BTB