-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit le narcoterrorisme"
-
La justice bloque à nouveau la salle de bal de Trump, qui va saisir la Cour suprême
-
De la Espriella, un millionnaire pro-Trump à la présidence de la Colombie
-
Colombie: le président Abelardo de la Espriella soutenu par Trump, entre en fonctions
-
Au Porge, sinistré par le mégafeu, une soirée de solidarité avec les commerçants
-
Les Bourses mondiales touchent des sommets après l'emploi américain
-
Yémen: nouvelles attaques meurtrières des rebelles houthis dans une région pétrolifère
-
Tour de France: Niewiadoma, géante de Provence
-
La Bourse de Paris termine en hausse et poursuit sa course aux records
-
Tour de France: Niewiadoma s'impose au sommet du Ventoux et endosse le maillot jaune
-
Canicules et sécheresse : un été de pertes et de désespoir pour l'agriculture
-
Culottes menstruelles : les règles du remboursement précisées
-
En Thaïlande, "choc" et "incrédulité" dans un lycée après une fusillade mortelle
-
Emploi américain moins bon que prévu, les Bourses en hausse
-
Dans les ruines de Gaza, la laborieuse renaissance de l'apiculture sur les toits
-
En Gironde, des vétérinaires au chevet de la faune sauvage après le mégafeu
-
Pour combattre les moustiques, une entreprise américaine en relâche 600.000 dans les jardins
-
Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Wall Street en hausse, la faiblesse de l'emploi nourrit l'espoir d'une Fed plus conciliante
-
Grèce : trois personnes en détention provisoire après le mégafeu à l'ouest d'Athènes
-
Apple et OpenAI durcissent leur bataille judiciaire sur les futurs appareils du créateur de ChatGPT
-
Yémen: nouvelle attaque meurtrière des rebelles houthis en deux jours
-
Emploi à la RATP et fonctions d'élu: plainte de AC!! Anti-Corruption visant Bally Bagayoko
-
Nice-Matin dénonce l'agression d'une journaliste par un élu municipal de Cagnes-sur-Mer
-
Face à la guerre, Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense
-
Euro de natation: Olivier et Fontaine offrent aux Bleus deux médailles en eau libre
-
L'Eglise détaille le riche programme du pape en France fin septembre
-
Les Bourses européennes en hausse dans l'attente des chiffres de l'emploi américain
-
Duralex: deux entrepreneurs français et un fonds hongkongais en lice
-
Grèce : trois personnes en détention provisoire après l'incendie à l'ouest d'Athènes
-
"Retour en force" progressif de la chaleur dans les prochains jours en France
-
Le chômage progresse une nouvelle fois en France et dépasse l'ère Covid
-
Thaïlande: un adolescent tue ses grands-parents puis cinq personnes dans son lycée
-
Les dirigeants saoudien, turc et pakistanais réunis à Jeddah pour sceller un accord de défense
-
Un cas de rougeole signalé au parc d'attractions Universal Studios en Californie
-
En Afrique du Sud, après l'exil massif de migrants, la pénurie de main-d'œuvre
-
Dans l'Ukraine post-remaniement, la révolution des drones poursuit sa route
-
Présidentielle: la France "ne tolérera aucune tentative d'ingérence étrangère", prévient le chef de la diplomatie
-
A New York, le souvenir d'un Tibétain en exil immolé par le feu
-
La Bourse de Paris toujours en hausse au-dessus des 8.700 points
-
Hantavirus: isolement à domicile recommandé pour les contacts proches du touriste franco-argentin
-
Les Bourses européennes en hausse dans l'attente de l'emploi américain
-
Au Royaume-Uni, la sécheresse des terres agricoles menace la sécurité alimentaire
-
Thaïlande: un adolescent tue ses grands-parents puis six personnes dans son lycée
-
Grand âge : l'hôpital contraint de se réinventer face au défi du vieillissement
-
Dans l'agriculture, le parcours des combattantes
-
WTA 1000 de Toronto: Sabalenka, Pegula et Swiatek en contrôle vers les 8es de finale
-
Au nouveau Parlement syrien, une actrice, une militante kurde et la veuve d'un jihadiste
-
Thaïlande : un adolescent armé d'un pistolet tue 8 personnes, dont six dans un lycée
-
Dans la Marne, une parcelle agricole "régénératrice" pour aider les abeilles face aux canicules
Médecine: les robots, des assistants pour aider à traquer les tumeurs
Les robots s'imposent de plus en plus à l'hôpital, où ils aident notamment à traquer des tumeurs et bouleversent certaines pratiques, même si leur intérêt à long terme doit encore être précisé.
A l'hôpital Gustave Roussy en région parisienne, l'équipe d'imagerie thérapeutique prépare la salle d'intervention pour la première patiente de la journée. Cette quinquagénaire a souffert d'un cancer du sein, et la chimiothérapie n'a pas suffi: le cancer a développé deux petites métastases, logées dans ses poumons.
La patiente a donné son accord pour être traitée avec l'aide d'un robot développé par une société française, Quantum Surgical. C'est le professeur Thierry de Baère, chef du service de radiologie interventionnelle, qui est aux commandes en ce début de matinée.
Cela fait plus d'un an qu'il utilise "Epione": une plateforme technologique composée d'un écran de planification et de contrôle, d'une caméra qui permet au robot de se repérer, et d'un bras robotique, qui guidera l'aiguille du traitement.
Le médecin est spécialiste des opérations mini-invasives, qui consistent à cibler les nodules cancéreux. Il s'agit de viser la métastase avec une aiguille fine, qui, en émettant des ondes de radiofréquence, va permettre de détruire le nodule par la chaleur.
- Simplification -
"On va traiter la lésion du bas en premier", indique le radiologue à l'équipe de soignants du bloc d'intervention. "On repère notre cible, on regarde par où on va passer. Puis on choisit notre aiguille", détaille-t-il.
Une fois que le robot a planifié le trajet jusqu'à la métastase, et que ce choix a été validé par le soignant, les informations sont transmises au bras robotique, qui se positionne au bon angle: le médecin n'a plus qu'à pousser l'aiguille dans la trajectoire donnée, dans le corps, jusqu'à la métastase.
Cela prend quelques ajustements, surveillés par imagerie, la patiente étant allongée directement sous un scanner. En quelques manipulations, l'aiguille est en place, puis reliée à un générateur qui va détruire la lésion cancéreuse.
Le robot de Quantum vient de recevoir le prestigieux prix Galien de la start-up innovante aux Etats-Unis. En France, deux machines équipent des hôpitaux, à Gustave Roussy et au CHU de Lyon. Epione a été autorisé jusqu'ici dans les cancers de l'abdomen, une étude sur le poumon vient de démarrer.
"L'avantage du robot, c'est qu'il rend plus aisées des trajectoires qui sont normalement extrêmement complexes", explique le professeur de Baère.
Cela pourrait aider à démocratiser des pratiques réservées aux centres les plus en pointe, selon Bertin Nahum, président co-fondateur de Quantum Surgical.
"Planter une aiguille au travers de la paroi abdominale et cibler une lésion de quelques millimètres est un acte difficile, réservé souvent à quelques radiologues. La robotique permet de généraliser un acte à très forte valeur ajoutée", dit-il.
- Coût élevé -
Les robots en radiologie sont relativement nouveaux, tandis qu'en chirurgie, ils sont présents depuis près de vingt ans. Il existe ainsi des milliers d'exemplaires à travers le monde du tout premier, "Da Vinci", du groupe américain Intuitive Surgical, leader du secteur.
Le marché global des robots chirurgicaux - 5 milliards de dollars en 2021 - devrait atteindre 21 milliards d'ici à 2030, selon le cabinet Strategic Market Research. Mais ces équipements ont un coût non négligeable - environ 1 million d'euros pour Epione -, qui pose la question de leur supériorité. Il y a quelques années, les autorités sanitaires américaines avaient d'ailleurs indiqué qu'il n'y avait pas de preuve de l'amélioration des procédures par robot, en tout cas dans certains cancers.
"Les bénéfices en matière de survie, comparés à la chirurgie classique, ne sont pas avérés", avaient-elles jugé.
L'intérêt de ces robots doit donc être mieux évalué, comme l'estime le professeur Morgan Roupret, chirurgien responsable du programme robots de l'AP-HP.
"C'est pour cela qu'à l'AP-HP, nous sommes en train de créer une base de données de patients opérés au robot, de façon à démontrer en vie réelle qu'ils sont opérés dans de meilleures conditions que ceux opérés en méthode traditionnelle", souligne-t-il. Le chirurgien cite notamment de moindres complications, ou encore de plus petites cicatrices pour les patients.
A.Gasser--BTB