-
Yann Barthès s'explique sur la polémique de la canicule et les critiques en ligne
-
Référendum en Guinée-Bissau: le vote se poursuit dans le calme, sans affluence
-
Dr Jean-Baptiste Perney : « Une entreprise, c'est comme la médecine, de la résistance et de la résilience »
-
Olivier Faure, chef tacticien du PS, face à son plus grand défi
-
Téléexpertise dermatologie : le GBO/Cartel dénonce l'absence de rémunération des généralistes
-
Le « meat proxy » : quand l'IA vous remplace sans que vous le sachiez
-
Lidl en Pologne : stationnement payant au-delà de 90 minutes grâce à la reconnaissance de plaques
-
Suisse: chasse à l'homme en cours après des tirs mortels lors d'une rave party
-
Sur les hauts plateaux du Vietnam, le lucratif durian remplace le café
-
Sport : 100 000 tonnes de matériel jeté chaque année en France
-
Olivier Faure candidat à la primaire de la gauche
-
Avec les canicules successives, les producteurs de maïs en souffrance
-
Vingt-cinq ans après, entretenir la mémoire du 11-Septembre auprès des jeunes
-
Le débat autour des centres de données s'installe au coeur des élections américaines de mi-mandat
-
Bretagne, Normandie, Hauts-de-France: une nouvelle viticulture émerge
-
En Cisjordanie, la détresse de mères d'enfants et adolescents palestiniens tués par Israël
-
Référendum en Guinée-Bissau: début du vote pour passer à un régime présidentiel fort
-
Coups de feu lors d'une rave party en Suisse: un mort et 5 blessés, les auteurs en fuite
-
Mondiaux-2026 de VTT: Van der Poel à l'assaut du dernier sommet qui lui résiste
-
Tennis: Diane Parry glane son premier titre au Mexique
-
Roger Federer, très ému, a été intronisé au Panthéon international du tennis
-
"J'aurais pas pu rêver mieux": Diane Parry savoure son premier titre
-
Au Népal, les survivants de retour dans les villages détruits par la crue
-
Top départ pour Roman, le télescope de la Nasa chargé d'établir un nouvel "Atlas de l'Univers"
-
Niger: la junte déjoue une mutinerie avec l'aide de la Russie
-
Niger: le régime reprend la main face aux mutins, avec l'appui de la Russie
-
Blandine L'Hirondel triomphe au bout de l'effort sur l'UTMB
-
Pourquoi les places de stationnement paraissent toujours plus étroites
-
Carlex transforme un Mercedes-AMG G 63 en pièce unique à trois millions d’euros
-
Près de Toulouse, une automobiliste découvre un sabotage de ses freins
-
Cinq scooters électriques équivalents 125 adaptés aux trajets urbains quotidiens
-
Une frappe russe sur un dépôt près de Kiev fait au moins 37 morts
-
Jordan Bardella revendique Matignon en cas de victoire de Marine Le Pen en 2027
-
Tadej Pogacar quitte la Vuelta après une chute lors de la huitième étape
-
La chaleur doit revenir en France pour la semaine de la rentrée
-
Des millions de photographies de particules menacées par la dégradation des archives
-
Strasbourg renverse provisoirement Lens dans un match très ouvert à la Meinau
-
Les utilitaires chinois restent marginaux sur le marché français
-
Le Skoda Elroq vRS devance trois supercars des années 1980 au départ arrêté
-
Hyundai lance en Chine la berline électrique Ioniq V à partir de 15 000 euros
-
De Gladiator à Une grande année, trente films de Ridley Scott passés au classement
-
Trois alertes illustrent l’élargissement des risques dans le cyberespace
-
Twingo électrique, suivi des trains et nouveau modèle BYD au menu de la semaine
-
Les premiers satellites du réseau russe Rassvet perdent prématurément de l’altitude
-
Tides of Annihilation mise sur des combats tactiques et les légendes arthuriennes
-
Une Mazda RX-7 et une Ford Mustang Cobra passent sous les sept secondes au quart de mile
-
Niger: situation toujours incertaine à Niamey où des mutins défient le régime
-
La Française Blandine L'Hirondel remporte l'UTMB
-
Tour d'Espagne: Tadej Pogacar abandonne après une lourde chute
-
En ex-RDA, des migrants songent à déménager par crainte de l'extrême droite
L'UTMB en moins de 18 heures, "la prochaine frontière" pour Ben Dhiman
"Je pensais avoir mis ma montre en pause": vainqueur de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc, l'Américain Ben Dhiman a raconté dimanche à l'AFP n'avoir "pas du tout absorbé" le fait d'être devenu le premier à terminer la course en moins de 19 heures, affirmant que la "prochaine frontière" serait "les 18 heures".
QUESTION: Comment se sent-on un jour après avoir parcouru 174 kilomètres et 10.000 m de dénivelé positif en 18 heures et 16 minutes ?
RÉPONSE: "Je suis bien fatigué, c'est sûr, j'ai les jambes complètement défoncées. Et je n'ai pas encore vraiment réalisé ce qu'il s'est passé. C'était complètement dingue de vivre ces émotions hier (samedi), mais pour moi, c'est comme n'importe quelle autre course: tu finis, tu es épuisé, il faut manger, dormir, avant que tout ça rentre vraiment dans la tête."
Q: Vous vous êtes retrouvé seul en tête assez rapidement, c'était votre stratégie ?
R: "Le début a été comme mes trois tentatives précédentes. On est parti sur un rythme d'environ 3 minutes 30 secondes au kilomètres sur le plat et on avait un bon groupe. Cela ressemblait à une sortie longue entre potes. La stratégie c'était de rester avec ce groupe, d'attaquer bien plus tard. Mais je me suis retrouvé seul après les Contamines (32e km, ndlr). Normalement quand tu fais partie des favoris, on ne te laisse pas partir. Là, j'ai vu qu'il y avait un décalage et j'ai décidé de faire ma course, car je connais le parcours par coeur désormais".
Q: A l'arrivée, vous avez expliqué n'avoir eu "aucun respect" pour le tracé. Comment êtes-vous passés de cette sortie longue entre potes à une mentalité de tueur ?
R: "Une partie de la stratégie, c'était de pousser dans la descente du Col du Bonhomme, parce que pour moi c'est de la +vitesse gratuite+, tu peux vraiment appuyer là-dessus. Je me suis bien entraîné pour encaisser les impacts. Je pense que c'est là que ça s'est déclenché. Après, il y a eu des phases où je gérais, où j'étais régulier, et des moments où je décidais d'accélérer encore."
Q: Vous avez longtemps couru de nuit, seul, avant de retrouver la foule. Comment on vit entre ces deux mondes ?
R: "On n'a pas le choix. Tu traverses des endroits sauvages et calmes - et ça, c'est plutôt mon truc, j'aime les grands espaces. Puis tu passes devant le public, c'est intense, il y a beaucoup de bruit: ça peut devenir une distraction. Je me suis même dit, à un moment, que ce serait presque utile de faire semblant de mettre des bouchons d'oreilles. Mais à Vallorcine, quand tu tournes vers Chamonix, c'est là que je laisse tout entrer, pour finir la course avec ça."
Q: Vous avez découvert le trail sur le tard. Comment l'UTMB est devenu votre obsession ?
R: "Pour moi, un champion de cette course représente un coureur complet: quelqu'un capable d'endurer une distance exigeante, mais aussi de gérer la pression devant tout le monde, d'être bon en descente, en montée, sur le plat. Il faut être fort partout."
Q: À un moment, avez-vous réalisé l'ampleur de votre performance?
R: "Oui, il y a eu des moments où j'ai regardé ma montre et je me suis dit: +peut-être que j'ai mis en pause par erreur+, parce que j'allais tellement vite - je passais des étapes avec des chiffres que je n'aurais jamais pensé possibles. À la montée de La Flégère, il y avait beaucoup de monde, et des gens me demandaient si j'allais passer sous les 19 heures. Je me suis dit: largement, oui. La prochaine frontière, ce sera les 18 heures... Cette année on a eu une météo parfaite, cela a bien aidé".
Q: Est-ce que vous avez déjà une idée de la suite pour vous ?
R: "J'ai de bonnes jambes maintenant, il faut couper un peu, reprendre tranquillement. Mais ce serait cool de faire une autre course cette année, je ne sais pas encore laquelle. Et peut-être l'année prochaine, ou l'année d'après, je reviendrai ici. Une victoire, c'est cool; deux, encore mieux; trois, peut-être, on verra. Je pense que c'est la meilleure course qui soit, donc ce serait cool de refaire des éditions après."
E.Schubert--BTB