-
Lise Klaveness, l'anti-Infantino canal historique
-
Indemnité carburant pour "grands rouleurs": la date limite de dépôt reportée à fin août
-
"Je ne voulais pas me voir dans les miroirs": l'impact psychologique de la reconstruction mammaire
-
Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz pour ses centres de données
-
Présidentielle: Gabriel Attal porte plainte, dénonçant une ingérence russe
-
Nocturne et amatrice de café: une nouvelle espèce de grenouille découverte au Costa Rica
-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit" le narcotrafic
-
Le rappeur Moha La Squale condamné à deux ans pour des violences sur deux femmes
-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit le narcoterrorisme"
-
La justice bloque à nouveau la salle de bal de Trump, qui va saisir la Cour suprême
-
De la Espriella, un millionnaire pro-Trump à la présidence de la Colombie
-
Colombie: le président Abelardo de la Espriella soutenu par Trump, entre en fonctions
-
Au Porge, sinistré par le mégafeu, une soirée de solidarité avec les commerçants
-
Les Bourses mondiales touchent des sommets après l'emploi américain
-
Yémen: nouvelles attaques meurtrières des rebelles houthis dans une région pétrolifère
-
Tour de France: Niewiadoma, géante de Provence
-
La Bourse de Paris termine en hausse et poursuit sa course aux records
-
Tour de France: Niewiadoma s'impose au sommet du Ventoux et endosse le maillot jaune
-
Canicules et sécheresse : un été de pertes et de désespoir pour l'agriculture
-
Culottes menstruelles : les règles du remboursement précisées
-
En Thaïlande, "choc" et "incrédulité" dans un lycée après une fusillade mortelle
-
Emploi américain moins bon que prévu, les Bourses en hausse
-
Dans les ruines de Gaza, la laborieuse renaissance de l'apiculture sur les toits
-
En Gironde, des vétérinaires au chevet de la faune sauvage après le mégafeu
-
Pour combattre les moustiques, une entreprise américaine en relâche 600.000 dans les jardins
-
Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Wall Street en hausse, la faiblesse de l'emploi nourrit l'espoir d'une Fed plus conciliante
-
Grèce : trois personnes en détention provisoire après le mégafeu à l'ouest d'Athènes
-
Apple et OpenAI durcissent leur bataille judiciaire sur les futurs appareils du créateur de ChatGPT
-
Yémen: nouvelle attaque meurtrière des rebelles houthis en deux jours
-
Emploi à la RATP et fonctions d'élu: plainte de AC!! Anti-Corruption visant Bally Bagayoko
-
Nice-Matin dénonce l'agression d'une journaliste par un élu municipal de Cagnes-sur-Mer
-
Face à la guerre, Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense
-
Euro de natation: Olivier et Fontaine offrent aux Bleus deux médailles en eau libre
-
L'Eglise détaille le riche programme du pape en France fin septembre
-
Les Bourses européennes en hausse dans l'attente des chiffres de l'emploi américain
-
Duralex: deux entrepreneurs français et un fonds hongkongais en lice
-
Grèce : trois personnes en détention provisoire après l'incendie à l'ouest d'Athènes
-
"Retour en force" progressif de la chaleur dans les prochains jours en France
-
Le chômage progresse une nouvelle fois en France et dépasse l'ère Covid
-
Thaïlande: un adolescent tue ses grands-parents puis cinq personnes dans son lycée
-
Les dirigeants saoudien, turc et pakistanais réunis à Jeddah pour sceller un accord de défense
-
Un cas de rougeole signalé au parc d'attractions Universal Studios en Californie
-
En Afrique du Sud, après l'exil massif de migrants, la pénurie de main-d'œuvre
-
Dans l'Ukraine post-remaniement, la révolution des drones poursuit sa route
-
Présidentielle: la France "ne tolérera aucune tentative d'ingérence étrangère", prévient le chef de la diplomatie
-
A New York, le souvenir d'un Tibétain en exil immolé par le feu
-
La Bourse de Paris toujours en hausse au-dessus des 8.700 points
-
Hantavirus: isolement à domicile recommandé pour les contacts proches du touriste franco-argentin
-
Les Bourses européennes en hausse dans l'attente de l'emploi américain
En Inde, les anciens guerriers coupeurs de têtes espèrent ne pas tomber dans l'oubli
Jadis en Inde, les guerriers Konyaks qui souhaitaient se démarquer de leurs pairs devaient trancher la tête de leurs ennemis. Aujourd'hui, les derniers témoins de cette époque révolue sont empreints de nostalgie, trouvant parfois la génération actuelle "privilégiée".
A 90 ans, Nokkho Konyak peine à voir au-delà de quelques mètres, ses tatouages faciaux de guerrier s'estompent et son corps frêle a besoin de soutien. Mais lorsqu'il évoque l'ancien temps "plus simple", ses yeux s'illuminent et ses mains s'animent.
"Nous avons vu nos braves aînés couper la tête de leurs ennemis et nous avons participé à de nombreuses batailles", raconte-t-il à l'AFP.
Nokkho est un Konyak, une petite communauté de guerriers féroces et respectés de l'Etat du Nagaland, dans le nord-est de l'Inde.
Les Konyaks ont été les derniers à abandonner la pratique ancestrale consistant à trancher la tête de leurs ennemis dans cette région isolée, vallonnée et densément boisée, proche de la frontière avec la Birmanie.
"J'ai la chance d'être encore en vie, entouré de ma famille élargie, mais j'estime que la génération actuelle est trop privilégiée", a-t-il déclaré, dans le village de Chi, à environ 360 kilomètres de la capitale régionale Dimapur.
Le vieil homme est issu d'une lignée en voie de disparition qui a pratiqué la chasse aux têtes ou en a été témoin avant qu'elle ne s'arrête il y a un demi-siècle.
"Les têtes humaines étaient des trophées qui vous valaient le respect", dit-il, assis devant un mur décoré de crânes d'animaux sacrifiés par la famille.
Chaque guerrier portait un tatouage différent, représentant des batailles ou des décapitations.
Dans sa jeunesse, il s'est exercé à couper des têtes sur de grandes marionnettes, mais n'a jamais tranché lui-même la gorge de quelqu'un au cours d'une bataille.
Les deux derniers chasseurs de crânes du village, ses deux vieux amis, sont morts il y a une vingtaine d'années.
La plupart des combats tribaux se tenaient en raison de discordes liées aux terres et aux ressources limitées. Les guerriers, armés de lances, de haches et de machettes, tendaient des embuscades à leurs ennemis.
Lorsque cela était possible, les corps décapités des adversaires étaient attachés à un poteau de bambou et ramenés au village du vainqueur.
Les visages étaient exhibés aux yeux de la population et salués comme un témoignage de bravoure à célébrer.
"Ma jeunesse a été une période de grande transition", relate Nokkho, en référence à l'arrivée des missionnaires qui ont dénoncé la chasse aux têtes et ont progressivement converti au christianisme la population, qui pratiquait une religion animiste.
- Chasse "taboue" -
Comme Nokkho, Bo Wang, 90 ans, roi du village voisin de Hongphoi, s'est mis à chasser le sanglier et d'autres animaux quand "la chasse aux têtes est devenue taboue".
La famille de Bo Wang, comme d'autres rois des villages konyaks voisins, est la plus haute autorité du village depuis des générations.
"Tout le monde vivait dans la crainte d'une embuscade et on nous apprenait à nous méfier de tout le monde", raconte M. Wang, décrivant son enfance.
Sa seconde épouse, Kamya, âgée de 80 ans, est heureuse que ses petites-filles grandissent à l'époque actuelle.
"Il n'y avait que du stress, pas assez de nourriture ni de ressources", relate-t-elle à l'AFP. "C'était particulièrement difficile pour les femmes, qui effectuaient les tâches ingrates à la maison et dans les champs, tout le temps".
La région est aujourd'hui plus paisible, mais Bo Wang regrette cette époque révolue.
"Tout a changé avec la modernité, notre culture est en train de mourir", soupire-t-il.
"Les gens respectaient la hiérarchie, les anciens et leur roi, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui", commente le vieil homme.
Vêtu d'une coiffe conique rouge traditionnelle ornée de plumes et de défenses de sanglier, il s'est assis autour d'un feu avec ses pairs et partagent leurs souvenirs et leur espérance, celle que leurs histoires, leurs vies et leur culture ne tombent pas dans l'oubli.
Pour Kaiba Konyak, 34 ans, membre d'une organisation tribale locale qui soutient la culture Konyak, leur histoire ne se perdra pas. "Les jeunes sont fiers de leurs traditions et de leur culture guerrières", estime-t-il.
"Nous nous souvenons de nos racines et nous nous efforcerons de les protéger tout en assurant notre avenir grâce à la meilleure éducation de notre temps et aux meilleures infrastructures."
K.Brown--BTB